Quicken the Heart


Un album de sorti en chez .

De nos jours, pouvoir enchainer un troisième album est un signe de bonne santé pour un groupe ou un artiste, les maisons de disques faisant de moins en moins de chèques en blanc. Au vu du succès de leurs deux premières moutures, rien de plus normal que de retrouver Maxïmo Park récidiver sur un troisième […]

De nos jours, pouvoir enchainer un troisième album est un signe de bonne santé pour un groupe ou un artiste, les maisons de disques faisant de moins en moins de chèques en blanc. Au vu du succès de leurs deux premières moutures, rien de plus normal que de retrouver Maxïmo Park récidiver sur un troisième album. Pour cela le groupe n’a pas hésité à abandonner la grisaille et le froid de Newcastle pour aller affronter le soleil de Californie où un certain Nick Launay (producteur du dernier Nick Cave entre autres) s’est proposé de leur donner un coup de main. Quel sens du sacrifice !

Après avoir signé des débuts fracassants avec "A Certain Trigger", Maxïmo Park avait légèrement et logiquement déçu sur son successeur "Our Earthly Pleasures". Une chose est sûre, ce n’est pas "Quicken The Heart" qui va faire remonter la côte d’estime du quintette de Newcastle auprès de ses détracteurs. Le sautillant Paul Smith et sa bande usent toujours des même ficelles post-punk pour trousser leurs morceaux. Le problème avec des groupes comme Maxïmo Park, c’est qu’on a l’impression qu’ils ont tout dit dès le premier album et que la suite ne peut être que décevante, malgré des qualités indéniables. Cela avait été le cas avec "Our Earthly Pleasures" et c’est une nouvelle fois le cas avec "Quicken the Heart".

Moins immédiat que ses prédécesseurs, le nouveau rejeton des Maxïmo Park souffre de la comparaison sur sa propension à truster les charts singles. Peu de tubes en puissance pour tirer le tout vers le haut mais un album sans doute plus homogène, construit comme un ensemble et non comme une suite de singles. On retiendra tout de même Wraithlike et sa sirène hurlante, le titre le plus énergique, placé astucieusement en début d’album ; Roller Disco Dreams et The Kids Are Sick Again, du Maxïmo pur jus, taillé sur mesure pour Paul Smith ou Let’s Get Clinical et sa rythmique groovy.

Les titres défilent, avec plus ou moins de bonheur, mais au final on n’en retient pas grand-chose. L’album laisse l’impression bizarre d’avoir été écouté sans en retenir la substance. Lassitude d’un style usé jusqu’à la moelle au bout de 3 albums ? A moins que le groupe soit dans l’incapacité de rééditer une performance initiale au dessus de la moyenne ? Un peu des deux sans doute. Bien que performant et régulier sur scène, le groupe de Paul Smith se doit de proposer autre chose dans l’avenir sous peine de rentrer dans le rang.

Chroniqueur
  • Publication 237 vues2 décembre 2009
  • Tags Maxïmo ParkWarp
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Tracklist

  1. Wraithlike
  2. The Penultimate Clinch
  3. The Kids Are Sick Again
  4. A Cloud Of Mystery
  5. Calm
  6. In Another World (You Would've Found Yourself By Now)
  7. Let’s Get Clinical
  8. Roller Disco Dreams
  9. Tanned
  10. Questing, Not Coasting
  11. Overland, West Of Suez
  12. I Haven't Seen Her In Ages

La disco de Maxïmo Park