Meringue Alcohol & Us


Un album de sorti en chez .

Parce que cela faisait déjà quelques temps que l’on suivait le trio poitevin Meringue Alcohol And Us, que leur délicatesse nous avait touché, alors voilà on s’est plongé illico dans leur premier album. On peut d’ailleurs mesurer leur évolution depuis leur EP "Black & White Rainbows" tant la musique d’Amandine, Bruce et Judicaël bénéficie d’une […]

Parce que cela faisait déjà quelques temps que l’on suivait le trio poitevin Meringue Alcohol And Us, que leur délicatesse nous avait touché, alors voilà on s’est plongé illico dans leur premier album. On peut d’ailleurs mesurer leur évolution depuis leur EP "Black & White Rainbows" tant la musique d’Amandine, Bruce et Judicaël bénéficie d’une production plus riche qu’auparavant. Mais si le son se fait moins émacié, le groupe a su garder un ton où l’émotion se fait toujours aussi apaisante.

Les compositions de Meringue, Alcohol And Us sont exclusivement dominées par une sorte de folk de poche qui s’articule autour de la voix pleine d’empathie et de compassion de la chanteuse Amandine. Certes, on note un léger accent français pour des textes exclusivement en anglais, mais ce qui pourrait sonner comme un défaut donne finalement une touche de personnalité et de charme. Après tout, on a arrêté de compter les chanteurs anglais à l’accent très marqué ; alors pourquoi pas l’accent français ?

Outre la guitare acoustique de rigueur, on y entend tout plein de petits instruments au coeur de ces compositions miniatures ; ukulélé, glockenspiel, violoncelle, mandoline et mélodica viennent enrichir ces ambiances intimes. A l’écoute des mélodies boisées du joli Rollercoaster, on sent se créer une promiscuité entre nous et le groupe, qui ne s’arrêtera qu’après les dernières notes du disque. Si le ukulélé se fait un peu trop présent et répétitif sur Love And Pets, Find My Man ou encore The Hungry Man, le groupe se fait touchant avec les harmonies pastorales de Spring Prince, la mélancolie de Rainbows (en référence à leur premier EP) et l’âpreté poignante de End qui vient clôturer les 37 minutes de ce disque honnête.

Meringue, Alcohol and Us confirme avec ce premier album les attentes que l’on plaçait en eux à l’écoute de leur précédent EP. Il reste à espérer que le groupe garde sa personnalité et demeure aussi attachant sans prendre le virage de la pop tiède en provenance de l’hexagone. Allez, on vous laisse, on retourne encore un peu dans le bois …

Chroniqueur