Another One Buys the Dust


Un album de sorti en chez .

Après un « Expensive Record(s) » enregistré chez Bob Weston (Shellac) et sorti fin 2004, le quatuor dunkerquois remet déjà le couvert avec ce nouveau disque. Des morceaux tels que Who Will Be Responsible ? sur leur précédent album laissaient présager une suite discographique des plus croustillantes ; le moins que l’on puisse dire, c’est […]

Après un « Expensive Record(s) » enregistré chez Bob Weston (Shellac) et sorti fin 2004, le quatuor dunkerquois remet déjà le couvert avec ce nouveau disque. Des morceaux tels que Who Will Be Responsible ? sur leur précédent album laissaient présager une suite discographique des plus croustillantes ; le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne se plaindra certainement pas de « Another One Buys the Dust ». Milgram s?est clairement trouvé un son propre sur ce quatrième album, un son qui a pris le temps de mûrir au fil des ans et des expériences.

Les jeux de mots sont toujours au rendez-vous ; concernant la musique, par contre, pas le temps de s?amuser, tout va à 100 à l’heure, on en prend plein la face et on en redemande! Le gros point fort de Milgram, c’est cette alliance math-rock / post-rock, une musique pour le moins technique sans être trop cérébrale, ou les mélodies ont juste ce qu?il faut de ressenti et d’accroche pour éviter les clichés du genre. Certes, il faut aimer la musique instrumentale, mais il se passe tellement de choses dans celle-ci qu?il faut bien être de mauvaise foi pour s?y ennuyer : guitare et synthétiseurs s?entrecroisent et rebondissent à n’en plus finir sur une section rythmique en béton. Pour résumer, ça rocke intelligemment, ce qui est plus difficile qu?on pourrait le croire?

On isole volontiers certains morceaux pour illustrer les propos tenus sur une chronique. Inutile de le faire ici, tous les morceaux sont bons, et si l’on en adopte un, on les adopte tous? c’est dire si on parle qualité. Le meilleur groupe français du genre ?

Jul
Chroniqueur