Muse - The 2nd Law

The 2nd Law


Un album de sorti en chez .

5

Comme tout le monde on s'est dit : "Youpi, un nouveau Muse, on va pouvoir sortir notre plume la plus acerbe et tirer sur l'ambulance !". Imaginez notre déception quand il ne s'est pas révélé si mauvais que ça...

A chaque album de Muse c’est la même rengaine, les fans crient au génie et les critiques professionnels sortent le lance-roquettes ; si sur les deux derniers albums on s’était rangé sans hésiter du côté de la presse, on se permettra le choix de la modération pour ce « 2nd Law ».

Comparé Muse à Queen va finir par tourner au cliché, mais une fois de plus il paraît difficile de s’en priver ; passée la jeunesse glorieuse, c’est souvent la main de plomb de Brian May, des paroles pseudo-engagées et un goût certain pour le grandiloquent qui ont mené aux pires chansons des aînés, tandis que leur rédemption survint souvent via l’humour et une hybridation inattendue avec les genres les plus dansants alors en vogue. La volonté de Muse d’introduire du dubstep dans leur musique est à ce titre révélatrice et, bien qu’ayant à priori soulevé horreur et crainte chez leurs fans, semble une suite logique ; le mélange cela dit est relativement inintéressant, Follow Me recrache les clichés du genre, drop compris, et les 2 parties de the 2nd Law évoquent plus les vieux tubes de Robert Miles que quoi que ce soit de transcendant. En revanche quand le groupe décide de se transformer en machine à faire danser, calmant les prétentions de Matthew Bellamy au profit de la charnière rythmique, le résultat est ce que Muse a fait de mieux depuis bientôt 10 ans, confirmant ce qu’on avait déjà pressenti sur le précédent album : l’égo du leader est clairement leur talon d’Achille. Panic Station et Big Freeze avec leurs excellents riffs de basse funky en diable sont ainsi de surprenantes réussites, tout comme le tout aussi étonnant Madness.

Et en toute honnêteté, la plupart du reste tient plutôt bien la route, la plupart des défauts qui rendaient le groupe insupportable sur les albums précédents semblant être contenus, à défaut d’être corrigés. Oui, les balades à l’eau-de-rose sont toujours là, mais le groupe a mis le frein sur les arrangements symphoniques foireux, oui les morceaux grandiloquents sont toujours là, mais le groupe semble les avoir moins pris au sérieux et s’y livrer avec plus d’humour comme sur le morceau d’ouverture, Supremacy, qu’on croirait promis à ouvrir un James Bond. Au passage Muse nous rappelle leur amour pour « OK Computer » sur un Animals fortement inspiré par Thom Yorke & Co, ainsi que leur jeunesse plus rock, sur Liquid State qu’on croirait échappée par erreur d’un album des Foo Fighters.

Ne nous faites pas dire ce que l’on n’a pas dit, « The 2nd Law » n’est pas l’album de l’année, ni même un éventuel candidat à un quelconque top, mais Muse délivre ici une galette plus que correcte, ce que l’on n’attendait plus vraiment d’eux, corrigeant beaucoup de ce que l’on avait pu leur reprocher précédemment. On se permettrait presque du coup de se demander si certains de nos confrères n’ont pas lynché le groupe avant même d’avoir écouté l’album, continuant de les condamner pour leurs pêchés passés et profitant d’une cible un peu facile.

Chroniqueur
  • Publication 467 vues2 décembre 2012
  • Tags MuseWarner
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Tracklist

  1. Supremacy
  2. Madness
  3. Panic Station
  4. Prelude
  5. Survival
  6. Follow Me
  7. Animals
  8. Explorers
  9. Big Freeze
  10. Save Me
  11. Liquid State
  12. The 2nd Law: Unsustainable
  13. The 2nd Law: Isolated System

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