Acouphenes / Phosphenes


Un album de sorti en chez .

Indéniablement, le patronyme choisi par ce groupe dijonnais autoproduit ravira les amateurs de John Kennedy Toole… et laissera probablement les autres de marbre ; pourtant, ceux qui auront la curiosité de tendre l’oreille au nouvel album de Myrna Minkoff n’en seront pas déçus. Le quatuor pratique un hardcore mélodique certes classique, mais avec une maîtrise […]

Indéniablement, le patronyme choisi par ce groupe dijonnais autoproduit ravira les amateurs de John Kennedy Toole… et laissera probablement les autres de marbre ; pourtant, ceux qui auront la curiosité de tendre l’oreille au nouvel album de Myrna Minkoff n’en seront pas déçus.

Le quatuor pratique un hardcore mélodique certes classique, mais avec une maîtrise remarquable. Fidèle aux canons du genre, Myrna Minkoff évoque souvent le Sonic Youth post-Sister (c’est un compliment) ou Hüsker Dü. Le son est sec, assez sale, porté par une batterie puissante et des guitares volontiers saturées ; mais ce côté abrupt ne cache en rien le sens mélodique évident du groupe. Si les morceaux sont parfois complexes (changements de rythmes et d’humeur à répétition), le tout reste étonnamment fluide et certains refrains se nichent durablement dans l’oreille de l’auditeur.

Malgré quelques rares moments de faiblesse, et une voix que l’on aimerait parfois plus assurée et moins noyée par les guitares, l’impression générale laissée par l’écoute d’"Acouphènes/Phosphènes" est tout simplement excellente. Les morceaux phares de l’album, Karoshi (refrain imparable) et surtout un Olympe de Gouges plus qu’impressionnant, démontrent un talent déjà bien affirmé, et laissent entrevoir un potentiel assez conséquent, qu’on suivra avec attention.

L’album est disponible par correspondance au prix de 10€, frais de ports inclus, un investissement somme toute modique, que l’écoute en mp3 des excellents Karoshi et L’Institut sur le site internet du groupe vous convaincra sans doute de réaliser…

Chroniqueur