Noblesse Oblige - In Exile

In Exile


Un album de sorti en chez .

Une voix froide aux accents germanique qui rappelle Tarwater, mais sur la base d’un habillage electro-rock beaucoup plus classique : 4 A.M. , très classe avec son refrain détaché, ses chœurs haut perchés et ses guitares aigrelettes, entame l’album sous les meilleurs auspices. Mais tout de suite, le duo Noblesse Oblige brouille les pistes pour […]

Une voix froide aux accents germanique qui rappelle Tarwater, mais sur la base d’un habillage electro-rock beaucoup plus classique : 4 A.M. , très classe avec son refrain détaché, ses chœurs haut perchés et ses guitares aigrelettes, entame l’album sous les meilleurs auspices. Mais tout de suite, le duo Noblesse Oblige brouille les pistes pour passer à une pop classique sur Das Soldatenglück, puis à une rêverie synthétique sur Jalouse

Pour ajouter à la confusion des genres, voix masculine et féminine se répondent, les paroles naviguent entre l’anglais, l’allemand et le français… Et "In Exile" se voit partir dans toutes les directions pour n’en explorer aucune en profondeur. Le cocktail est produit avec soin, regorgeant de sonorités recherchées, d’arrangements plus ou moins tape-à-l’oeil, mais sans que la personnalité des chansons n’en ressorte nettement. Que retenir de ces quinze titres ? Quelques gimmicks, plus que des chansons : la basse techno-dub et les tam-tam de Hit The Bongo, la basse martiale et rebondie de Monkey Business, mise en valeur par un étrange refrain tribal trituré, l’interlope intermède de Forbidden Time... Tout cela à la fois, mais en y mettant un peu de bonne volonté, car il serait assez aisé d’oublier poliment les mêmes sonorités. En cause, principalement, le manque de liant de l’album et l’absence de véritables compositions. Le duo semble plus enthousiasmé par la mise en scène d’une trouvaille ponctuelle que par la construction de chansons qui tiennent la route. Sur la longueur – et quinze titres, c’est long – cela finit par se sentir.

"In Exile" fait partie des disques sur lesquels il est très difficile de donner un avis : une écoute révèlera un album agréable, la suivante agacera. Ni vraiment bon, ni vraiment mauvais, "In Exile" ne survit pas aux promesses de ses premiers titres. Encore une fois, qui trop embrasse mal étreint, et à vouloir toucher à tous les styles, Noblesse Oblige livre un album agréable et varié mais sans profondeur, un fond sonore pas déshonorant mais qui ne résiste pas à une écoute plus attentive. A disque froid, accueil tiède…

Chroniqueur

La disco de Noblesse Oblige