Akita Inu


Un album de sorti en chez .

Le logo inspiré d’une célèbre marque de chocolat à tartiner, un chien de garde (le Akita Inu est un imposant chien japonais) représenté par une peluche à l’air débonnaire, voilà un groupe pourvu d’un sens de l’humour et de l’autodérision qui ne peut que le rendre sympathique. Cette première bonne impression est en plus largement […]

Le logo inspiré d’une célèbre marque de chocolat à tartiner, un chien de garde (le Akita Inu est un imposant chien japonais) représenté par une peluche à l’air débonnaire, voilà un groupe pourvu d’un sens de l’humour et de l’autodérision qui ne peut que le rendre sympathique. Cette première bonne impression est en plus largement confirmée par les quatre titres, tous très bons voire même excellents, de leur deuxième EP.
Après les aboiements du chien en question, la guitare, presque noisy, s’ébranle, puis c’est la voix haut-perchée de Dominique qui hante « Hello » et donne une coloration très Blonde Redhead à ce premier morceau de « Akita Inu » ; c’est ensuite une trompette, que l’on croirait en provenance directe de Cake qui suprend, avant que ce premier morceau se finisse dans le bruit et les hurlements. Changement de décor pour « Headache » qui représente la facette la plus emo-core de ce trio bruxellois. La basse est omniprésente et surtout, les musiciens de Nutshell savent trouver d’incroyables riffs de guitare, puissants et récurrents. Le registre vocal devient alors totalement différent, avec une personnalité davantage proche de celle de PJ Harvey que de Kazu Makino. On retrouve les mêmes ingrédients sur « #8 » avec un côté noisy et rageur plus prononcé, rappelant parfois feu-Solar Race. Mais ce serait une erreur de croire que la musique de Nutshell ne se résume qu’à du rock plutôt bruyant et des guitares rageuses ; ce serait d’abord occulter les évidentes qualités mélodiques du trio mais c’est surtout parce que ces musiciens savent mettre en valeur les moments tendus par des acalmies temporaires. Et lorsque Nutshell s’apaise totalement, cela donne « Stain ». Cependant la tension monte progressivement sur ce morceau, on s’attend à ce que les guitares explosent et… c’est une flûte qui surgit de nulle part, apportant une douceur inattendue.
Il est donc bien difficile de trouver un quelconque défaut à ce EP qui montre que Nutshell possède déjà une personnalité affirmée et des compositions de très haute qualité. On attend maintenant avec une gande impatience l’arrivée d’un album complet qui devrait placer Nutshell au firmament du rock belge. Ce serait amplement mérité.

Chroniqueur

La disco de Nutshell

Akita Inu
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