Six residua (avec Sutekh)


Un album de sorti en chez .

Cette rencontre musicale entre activistes de la scène électro française est une agréable surprise. Elle témoigne d?un élargissement du champ d?action de ses protagonistes. Finis les seules bleeps agressifs, les seules textures arides de morceaux (le terme est ici pertinent) à l?architecture déroutante. A tout ceci s?adjoignent des samples d?instruments acoustiques (harmonica, guitare) et des […]

Cette rencontre musicale entre activistes de la scène électro française est une agréable surprise. Elle témoigne d?un élargissement du champ d?action de ses protagonistes. Finis les seules bleeps agressifs, les seules textures arides de morceaux (le terme est ici pertinent) à l?architecture déroutante. A tout ceci s?adjoignent des samples d?instruments acoustiques (harmonica, guitare) et des beats dansants. Ce qui, à la seule évocation du nom de O. Lamm s?apparente à un antagonisme, tant le minimalisme revêche (mais non dénué d?intérêt et de musicalité) de son ?uvre était jusqu’à présent à des années lumière des Bains Douches?

Ce maxi propose deux titres (mais trente minutes au total) faisant l?objet d?une relecture. O.Lamm voit un des titres de son album « Snow party » remixé par les soins le Sutekh. Et c?est très bien. Complètement enivrant, hypnotisant. Sorte de house minimale chargée de sons divers (piano, harmonica) joyeusement triturés. C?est riche et captivant.

Mais c?est encore plus probant lorsque les rôles sont inversés. Quand O.Lamm détourne le « Privacy » de Sutekh. Le début de ce titre de vingt minutes se développe en crescendo autour d?un beat techno. Un vrai dédale de sons auquel se joignent Domotic (à la guitare) et King Q4 (à la batterie) pour un final pop aérien !
Six résidus irradiants.

Chroniqueur

La disco de O.Lamm