La Vieille, la Belle et l’Autre


Un album de sorti en chez .

l’univers d’Oscar Mazerath est sombre, des contes à la noirceur sincère, celle des bas-fonds, pas si éloignée des ruelles sordides d’un Londres terrorisé par Jack l’Éventreur. Et c?est bien aux tripes que prend la musique de ce groupe atypique qui, après deux Eps, sort enfin son premier album. Si l’on pense assez facilement à Mano […]

l’univers d’Oscar Mazerath est sombre, des contes à la noirceur sincère, celle des bas-fonds, pas si éloignée des ruelles sordides d’un Londres terrorisé par Jack l’Éventreur. Et c?est bien aux tripes que prend la musique de ce groupe atypique qui, après deux Eps, sort enfin son premier album.

Si l’on pense assez facilement à Mano Solo au niveau de la voix de Stéven, toute chargée d’émotions, la musique n’est jamais très éloignée de celle que l’on apprécie chez un Sixteen Horsepower ou chez un Tom Waits. Sans doute le mélange guitare (souvent électrique)-bandonéon-scie musicale-métallophone-etc, qui donne alors toute sa saveur à la palpable atmosphère de ce Coffre à Musique.

Ce ne sont pas pourtant de Fausses perles que contient cet album, bien au contraire, de vieux bijoux de famille chargés d’histoires et de malédictions. La vie y est alors remplie d’angoisse, de peine, de sang parfois, au gré des aléas de la vie « On ne fait pas forcément des choses qui nous enchantent, vous savez? »

Comme égarés dans la Cité des Enfants Perdus, « la vieille, la belle et l’autre » errent à la recherche des âmes en peine. Pourtant de cette noirceur générale sort une lumière, une chaleur que l’on suit comme pour se rassurer. La poésie d’Oscar Mazerath se cache dans l’ombre et même si elle peut vous faire peur sous ses chansons patibulaires, elle ne vous veut que du bien. Alors ne criez pas au loup mesdemoiselles’

Chroniqueur