(Sans Titre)


Un album de sorti en chez .

Oslo Swan est un groupe qui porte bien son nom : univers cotonneux, sonorités chaudes et hivernales. Voix murmurante, légèrement cassée. Pourtant, ce duo pop est français et non norvégien,  conformément à la mode des patronymes géographiques trompeurs.   Les 4 premiers titres de cet EP évoluent dans un univers pop « à la Beach Boys ». La […]

Oslo Swan est un groupe qui porte bien son nom : univers cotonneux, sonorités chaudes et hivernales. Voix murmurante, légèrement cassée. Pourtant, ce duo pop est français et non norvégien,  conformément à la mode des patronymes géographiques trompeurs.
 
Les 4 premiers titres de cet EP évoluent dans un univers pop « à la Beach Boys ». La première chose qui surprend est le son étonnamment peaufiné pour un groupe autoproduit : violons, cuivres… on n’a pas lésiné sur les moyens. Doesn’t matter what you say affiche un coté enjoué quelque peu forcé : certes la mélodie du refrain ne vous lâchera plus après la première écoute, mais on ne saurait trop dire si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Les morceaux suivants semblent déjà plus sincères. Everlasting en particulier est tout autant radiophonique mais nettement plus subtil.

Changement de décor : Dreamin’ constitue une incursion trip-hop qui n’aurait pas dépareillé sur le "Come from Heaven" d’Alpha. Peut-être le meilleur morceau de cet EP : Oslo Swan séduit plus sur fond d’arrangements électroniques que dans le revival sixties. Néanmoins, on pourra regretter une légère impression de déjà-entendu, la référence à la scène bristolienne étant un peu trop évidente. Un autre morceau, On my Way, présent sur Myspace et non sur cet EP, explore également une voie électronique qui semble mieux convenir à Oslo Swan que le coté pop sucrée.
 
Le disque se referme sur une reprise : Boys don’t cry de The Cure. Traitée comme un slow langoureux, la chanson finit par sonner de manière assez consensuelle et perd le charme malicieux de l’original. C’est sur ce morceau que se révèle ce qu’on ressentait déjà confusément sur les précédents : le chanteur abuse un peu du côté « voix de velours » ; ce qui au final nuit à son expressivité, de la même manière qu’un sourire charmeur continuellement figé sur un visage masquerait de vrais sentiments. Sans doute, cette voix très particulière apporte une touche indéniable à Oslo Swan, mais attention à ne pas tomber dans le tic vocal…

En résumé, cet EP est un objet prometteur mais Oslo Swan semble encore à la recherche d’une identité cohérente et aboutie. A suivre donc…

Chroniqueur

La disco de Oslo Swan