Panic Drives Human Herds


Un album de sorti en chez .

Dire que ces quatre anglais sont signés sur le label d’Alec Empire, l?un d?eux (Robbie Furze) étant notamment le guitariste de ce dernier, c’est déjà beaucoup révéler sur leur univers! Voila le groupe qui a assuré la première partie de KMFDM pour sa dernière tournée : Panic DHH… « La panique guide les troupeaux humains […]

Dire que ces quatre anglais sont signés sur le label d’Alec Empire, l?un d?eux (Robbie Furze) étant notamment le guitariste de ce dernier, c’est déjà beaucoup révéler sur leur univers! Voila le groupe qui a assuré la première partie de KMFDM pour sa dernière tournée : Panic DHH…

« La panique guide les troupeaux humains » : voila le postulat qui donne son nom au groupe et autour duquel s’articule ce 1er album éponyme. La panique liée en l’occurrence à la guerre bactériologique symbolisée par l’emblème du groupe, un moustique, qui répand le virus (voir le site officiel du groupe). Cet artwork ultra travaillé colle parfaitement avec le contenu de ce “Panic Drives Human Herds”. Car ne nous y méprenons pas il s?agit bien ici d’électro Indus dans sa forme la plus sauvage, la plus crue.

Tout débute avec “Leader” qui ouvre le CD… et quelle ouverture! 2min40 de déstructuration bruitiste où chaque son est amplifié, saturé, transformé jusqu’au chaos le plus total, on remarquera particulièrement le beat ultra accéléré rappelant le doux son d?une mitrailleuse ou autre uzi. Le deuxième morceau est plus mélodique, et ressemble à un titre que Rammstein aurait pu signer s’il n’avait été aussi rugueux, abrasif et inconfortable. Une agressivité qui domine dans ce chant hargneux, saturé dont on ne comprend pas tout… mais est ce là l’essentiel ?

L’accalmie viendra piste 6 : un titre post-apocalyptique à l’ambiance froide comme l’acier où une voix grinçante quasi inhumaine répète un refrain fort représentatif de cet album: « Isolation, Isolation… ». Simplex et Linctus sont donc les deux seuls moments de « calme » dans ce chaos cybernétique, mais même lorsque le tempo ralenti, la menace reste présente, sous jacente et d’autant plus vive.

Vous l’aurez compris la panique est bien le mot clé de cet LP qui m’a totalement convaincu par la cohésion entre musique et imagerie d?un univers habilement construit et absolument unique. Si après avoir écumé les discographies d’Alec Empire, des français de Punish Yourself ou encore d’Atari Teenage Riot vous êtes en quête de nouvelles sensations, un seul conseil : RUEZ-VOUS !

Chroniqueur

Tracklist

  1. Leader
  2. Reach
  3. Spare
  4. Sterile
  5. Authority
  6. Simplex (Starve)
  7. No More
  8. Latem
  9. Linctus
  10. Common Enemy

La disco de Panic DHH