Pond - Man It Feels Like Space Again

Man It Feels Like Space Again


Un album de sorti en chez .

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Attention, ne confondez pas Pond et Pond ! D’abord, il y a Pond, le trio de Portland dont il ne reste plus grand chose à part trois albums à acheter d’occasion et des enregistrements VHS qui sentent la vieille basket trainée...

Attention, ne confondez pas Pond et Pond ! D’abord, il y a Pond, le trio de Portland dont il ne reste plus grand-chose à part trois albums à acheter d’occasion et des enregistrements VHS qui sentent la vieille basket traînée de concerts grunge en spots de skate. Puis il y a Pond, l’autre, celui dont il est question aujourd’hui : le groupe australien à géométrie variable emmené par Nick Allbrook et Jay Watson de Tame Impala et dont la médiatisation s’est trouvée proportionnelle à la cote de popularité de ces derniers.

C’est effectivement depuis la déferlante Tame Impala, début 2010’s, que Pond a trouvé l’écho qu’il méritait ici-bas. Un nouveau souffle. Depuis “Beard, Wives, Denim” pour être précis. Mais Pond a rempli le quota de dérision qui manquait à Tame Impala. Son attitude de sales gosses qui rend les choses toutes différentes. Et le titre seul le prouve : accrochez vos ceintures, ici débute un putain de voyage dans l’espace.

Monter à bord du vaisseau spatial Pond implique qu’on s’y prenne à deux reprises pour reluquer la pochette. De loin, puis de près. L’influence de Robert Crumb, pape de l’underground, est là, c’est indéniable. Jumelle de “Cheap Thrills” de Big Brother & The Holding Company, elle illustre chaque morceau de l’album en reprenant les thèmes chers au mouvement hippie : le refus du nucléaire, l’ambiance de la course à l’espace, le retour à la nature, la vie sur la route, etc. Un bel hommage à l’âme de la contre-culture.

Lecture, ou mise sur orbite. Propulsée à travers un mur du son psychoactif, l’onde de choc vient à point à qui sait attendre. Les bruitages (Zond), les chœurs superposés, l’écho des voix extraterrestres, autant d’éléments qui font le jeu d’un disque supersonique à l’ambiance revigorante et récréative. L’espace est le terrain de jeu préféré des petits explorateurs sonores de Pond et le résultat frise le delirium tremens : fièvre disco, convulsions glam-rock (Elvis’ Flaming Star), vision pop intergalactique (Medecine Hat) et confusion psychédélique.

Sitting Up On Our Crane, probablement le titre à la perspective la plus Tame Impala, évoque à lui seul l’univers surréaliste d’I Am The Walrus des Beatles avec cette fameuse vision de John Lennon : “sitting on a cornflake”. Même impression avec le ton du refrain de Man It Feels Like Space Again. Bref, l’album s’implante dans un décor réjouissant, quelque part entre la fin sixties et début des seventies. À la vitesse de 340 mètres par seconde, l’odyssée de l’espace s’achève après trois quarts d’heure d’une rencontre stroboscopique au sommet. Relecture !

Chroniqueur
  • Publication 571 vues12 février 2015
  • Tags PondCaroline
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Tracklist

  1. Waiting Around For Grace
  2. Elvis' Flaming Star
  3. Holding Out For You
  4. Zond
  5. Heroic Shart
  6. Sitting Up On Our Crane
  7. Outside Is The Right Side
  8. Medicine Hat
  9. Man It Feels Like Space Again

La disco de Pond

Hobo Rocket
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Hobo Rocket

Beard, Wives, Denim
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Frond
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Frond

Psychedelic Mango
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