i’ve got a really important thing to do right now but i can’t do it cause i’m asleep


Un album de sorti en chez .

Drunk Dog Records risque fort de faire parler de lui très vite sur la scène indépendante française. Avec sa première signature, en l’occurrence Porcelain, ce jeune label parisien montre sa volonté de se constituer un catalogue et une image qui lui est propre. Mais, plutôt que de se concentrer sur cette nouvelle structure très prometteuse […]

Drunk Dog Records risque fort de faire parler de lui très vite sur la scène indépendante française. Avec sa première signature, en l’occurrence Porcelain, ce jeune label parisien montre sa volonté de se constituer un catalogue et une image qui lui est propre. Mais, plutôt que de se concentrer sur cette nouvelle structure très prometteuse dont on ne manquera pas de suivre les prochaines sorties, intéressons-nous donc à ce premier album de Porcelain dont les ambiances évoquent des climats aussi brumeux que mélancoliques. C’est en tout cas ce qu’évoquent le piano sombre de « Cars Everywhere », les nappes d’orgues de l’intimiste « Cymbeline » ou les très lents « The People’s Army » et « Ce serait l’été », magnifiés par la voix à la fois chaude et triste du chanteur. Mais il serait bien réducteur de ne considérer Porcelain que comme un n-ième groupe qui joue à fond la carte de la mélancolie. Ce serait injustement occulter la variété des ambiances que recèlent ce disque régulièrement traversés d’éclairs soniques jamais gratuits mais toujours bienvenus qui brisent la tristesse et la langueur d’une grande partie des morceaux qui composent ce premier album (« Dim Sims & Sleeping Pills »). Porcelain flirte ainsi avec un post-rock noisy sur « Cantate » ou plonge la tête la première dans un univers typiquement indie-rock avec l’accrocheur « Sunday » aux guitares énergiques et bruyantes. Porcelain surprend également avec l’étonnant et intense « Beautiful/Happy/Drunk » dans lequel les craquements de vinyl accompagnent une guitare acoustique aux accents presque hispaniques pour laisser ensuite place à une basse très présente et à des guitares de plus en plus électriques avant un retour inattendu au calme. Que ce soit dans les moments mélancoliques ou plus rageurs, la musique de Porcelain est toujours intense et très prenante, ce sentiment s’accentuant au fil des écoutes. Il devient ensuite difficile de se passer de cet album très réussi.

Chroniqueur

Tracklist

  1. everything i wanted