Guitars and Dust Dancing


Un album de sorti en chez .

   " Change return sucess/ Going and coming without error/ Action brings good fortune/ Sunset/ Sunrise" Ces quelques paroles, extraites de Chapter 24 des Pink Floyd, traduisent à la perfection l’état d’esprit et l’historique du groupe et se projettent sur la pochette de l’album sous la forme d’un magnifique coucher de soleil. Qui n’est jamais […]

   " Change return sucess/ Going and coming without error/ Action brings good fortune/ Sunset/ Sunrise"

Ces quelques paroles, extraites de Chapter 24 des Pink Floyd, traduisent à la perfection l’état d’esprit et l’historique du groupe et se projettent sur la pochette de l’album sous la forme d’un magnifique coucher de soleil. Qui n’est jamais tombé en contemplation devant un tel spectacle ? Bien que très commun, c’est un événement auquel il est impossible de demeurer insensible." Guitars and Dust Dancing " est ce déploiement de couleurs saturées, de courbes sinueuses qui se multiplient à l’infini, qui nous aspire dans un tourbillon de pensées débridées, qui nous donne envie de regarder plus loin que le bout de son nez, et pourquoi pas vers cet horizon où sont inscrits tous les rêves qu’on a jamais osé réaliser ? En tout cas, c’est bien à cela que nos trois amis marseillais aspirent.

Pascal Mascheroni (guitar/vocals), Pierre Roulois (drums) et Christophe Frésard (bass) se dressent devant un mur vrombissant. Les amplis poussés à leur maximum crachent leur musique et autant que l’instrument, ils sont le prolongement direct de leur volonté de se faire entendre. Le son n’est pas propre, on pourrait même parler d’un beau désordre anarchique servi par une disto quasi omniprésente et ponctuée de cris déchirants, mais ils parviennent à conserver le climat et l’énergie nécessaires pour que le tout passe bien, c’est le cas dans les morceaux tels que Black As Bastet, Spear, Hassan Sabbah ou encore le très puissant The Scorpion Deathlock qui illustre clairement leurs affections particulières pour le stoner rock, des groupes comme Hermano, Kyuss ou encore Fu Manchu mais aussi pour la power pop comme dans Annoyed par exemple, beaucoup plus positif que le reste de l’album.

Au fil de notre écoute, des 90’ nous passons subitement aux 70’ avec Guitars and Dust Dancing et In Cathedralica. Le ton change. L’atmosphère est barrée de lumières stroboscopiques, envoûtantes. On peut alors apprécier le talent de mélodiste de Pascal Mascheroni, qui nous livre avec grande justesse une interprétation très personnelle et sensible, mais également celui de Pierre Roulois, subtil, énergique et toujours enthousiaste, le tout soutenu par la basse de Christophe Frésard particulièrement hypnotique.

En conclusion, Guitars and Dust Dancing est un album puissant, tant par sa dimension musicale très riche que par sa force émotionnelle et son énergie hallucinante. Sur fond de trip barrettien, tous les thèmes y sont abordés, et s’ils sont simplement suggérés par un râle ou un riff propulsé, c’est que c’est à vous d’en faire votre propre interprétation.

Entre temps les Rescue Rangers auront assurés la première partie de Hermano au Trabendo à Paris ainsi que celles de Brant Bjork et de Nick Oliveri au Korigan à Luynes. Ils enregistrent actuellement leur second album qu’ils présenteront sous un nouveau line-up. Ils s’engageront également dès le mois de juin sur la tournée française de Mondo Generator et se produiront en première partie du groupe, le 24 juin prochain, au Volume à Nice aux côtés des très prometteurs Water Pipe Cult.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Sounds Of The Katana
  2. Hassan Sabbah
  3. Annoyed
  4. Black As Bastet
  5. Guitars And Dust Dancing
  6. Spear
  7. Scary Black Holes
  8. In Cathedralica
  9. King Cobra
  10. The Scorpion Deathlock