Richard Hawley - Truelove's Gutter

Truelove’s Gutter


Un album de sorti en chez .

Lorsque l’on voit Richard Hawley pour la première fois sous ses traits actuels, on s’attend à entendre une phrase accrocheuse façon rockabilly sortir de sa bouche. Mais derrière sa panoplie de vieux rocker  – une gueule cassée, des cheveux gominés, une banane tombante et une guitare demi-caisse – se cache un crooner à la voix […]

Lorsque l’on voit Richard Hawley pour la première fois sous ses traits actuels, on s’attend à entendre une phrase accrocheuse façon rockabilly sortir de sa bouche. Mais derrière sa panoplie de vieux rocker  – une gueule cassée, des cheveux gominés, une banane tombante et une guitare demi-caisse – se cache un crooner à la voix feutrée. Depuis le début de sa carrière solo, l’ex guitariste de Pulp enchaîne les disques délicats et somptueux qui font son succès dans son pays d’origine, l’Angleterre, alors qu’en France et dans le reste du monde ses parutions sont discrètes.
 
Pourtant Richard Hawley mériterait un statut à l’échelle planétaire, peut-être celui d’héritier de ce mélange savoureux du country et du rock, ce même mélange avec lequel nous ont bercé des figures comme Johnny Cash ou Roy Orbison. Richard nous ferait presque oublier l’Amérique et passer Sheffield pour la capitale de ce genre musical. Mais le britannique rend hommage à ses pères à sa manière, avec une pointe de romantisme, très présente dans cet album intitulé « Truelove’s Gutter ». Du début à la fin de ce disque, sa musique ne déborde pas et reste dans la continuité de ce qu’il s’est fixé :  de la douceur. L’auditeur évolue dans un environnement musical cotonneux où il reste spectateur face à une démonstration de mélodies délicates et agréables à l’oreille. Cela ressemble même par moments à du easy listening très subtil, évoquant l’illustre Lee Hazzlewood notamment sur la très longue ballade Don’t You Cry ou le scintillant Open Up The Door.
 
Richard Hawley est un grand songwriter mais aussi un grand chanteur comme le prouve cette sixième contribution, dommage qu’il évolue encore dans l’ombre, à l’image de la pochette de « Truelove’s Gutter ».

Chroniqueur
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