Beak & Claw


Un album de sorti en chez .

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On a découvert l’existence de s / s / s au détour d’une news et après un premier son mis en circulation, la sortie du premier disque n’a pas traînée. Le rappeur Serengeti, Sufjan Stevens, et Son Lux ont donné naissance à un EP chez Anticon baptisé « Beak & Claw ». Sur le papier ça donnait  […]

On a découvert l’existence de s / s / s au détour d’une news et après un premier son mis en circulation, la sortie du premier disque n’a pas traînée. Le rappeur Serengeti, Sufjan Stevens, et Son Lux ont donné naissance à un EP chez Anticon baptisé « Beak & Claw ». Sur le papier ça donnait  envie d’autant que Shara Worden fait partie de la liste des participants à ce disque collaboratif (If This Is Real).

Autant le dire tout de suite si vous n’aimez aucun des trois protagonistes, passez votre chemin. Et si vos pupilles se sont dilatées à la lecture du nom de Sufjan Stevens (ce qui est mon cas), vous risquez d’être déçus. La voix du natif du Michigan auto-tunée jusqu’à n’en plus pouvoir est associée à des morceaux de nappes, des distorsions, des instruments improbables sur du hip-hop alternatif (de l’harmonica sur Octomom) et tout une batterie de jolis hommages à l’univers musical de Mario Bros, dont le résultat est un cocktail déclencheur d’une bonne migraine. L’idée paraissait intéressante, et les expériences de mélange des genres ont parfois donné de beaux résultats (Gorillaz, Broken Bells), mais il manque ici l’essentiel : un fil conducteur, des mélodies accrocheuses qui restent et un semblant de clarté dans ce marasme.

Au final le trio donne l’impression d’avoir été trop gourmand ou ambitieux, il n’a réussi qu’à assembler des idées intéressantes pas totalement abouties (malgré Museum Day). Le casting d’un film n’a jamais permis de présupposer de son succès, s / s / s vient de prouver que l’affirmation est aussi valable pour un disque. On espère voir aboutir un album moins éparpillé.

Chroniqueur

La disco de s / s / s

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