Rocket Science


Un album de sorti en chez .

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Mon premier commence comme du Venus croisé à du Radiohead, mais mon tout sonne le plus souvent comme du Elliott Smith. Bien malin qui saurait trouver la réponse à cette énigme. Et pour cause, l’album « Rocket Science » dont il est ici question est l’œuvre d’un parfait inconnu (en tout cas en France il faut bien l’avouer, il ne nous […]

Mon premier commence comme du Venus croisé à du Radiohead, mais mon tout sonne le plus souvent comme du Elliott Smith. Bien malin qui saurait trouver la réponse à cette énigme. Et pour cause, l’album « Rocket Science » dont il est ici question est l’œuvre d’un parfait inconnu (en tout cas en France il faut bien l’avouer, il ne nous en voudra probablement pas), se cachant sous le pseudonyme de Soften. Et si la peur de balancer de si prestigieuses références ne nous gagne aucunement à l’heure d’écrire quelques mots sur ce surprenant troisième album du Suisse, c’est bel et bien que se cache ici un disque épatant de beauté et de diversité. Une prouesse qui rappelle en partie les belles promesses formulées il y a quelques temps par le néo-zélandais Liam Finn éclatant de talent sur un premier album (« I’ll Be Lightning ») qui faisait étalage de tout ce si rare et précieux potentiel. La différence avec « Rocket Science », bien que situé dans un registre artistique finalement assez comparable, est qu’il fait suite à deux précédentes galettes et s’appuie sur cette expérience acquise pour faire sonner l’ensemble comme un tout et lui apporter un soin tout particulier à chaque instant. Artiste au songwriting délicat, Soften allie les plus pures et envoûtantes ballades (Fiery Romance, Understated) à des plaisirs nettement plus électriques (A Legend in the Making, Revenge). Fort à son aise dans ces extrêmes, Soften fait aussi mouche grâce à des compromis parfois gagnés par davantage de modernité (Nightwatch, Take the Blame) et systématiquement portés par ce chant aussi chaleureux qu’aérien.

A partir de là tout est dit, et s’il faut peut-être une poignée d’écoutes pour apprivoiser la richesse de l’ensemble, nul doute n’est permis quant au potentiel intrinsèque de cet album à faire parler de lui. Il ne vous reste plus qu’à répandre la bonne nouvelle, car ce « Rocket Science » est l’une des plus belles surprises de l’année.

Pol
Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Nightwatch
  2. Fiery Romance
  3. Bite the Bullet
  4. Intertwine
  5. Understated
  6. Take the Blame
  7. A Legend in the Making
  8. See You Lazer
  9. Battlefields
  10. An Actor's Needs
  11. Bruise
  12. Revenge
  13. Ice Cream & Painkillers
  14. The Middle of the End

La disco de Soften

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We Were Challengers
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