Cafard mondial


Un album de sorti en chez .

Du temps a passé depuis la dernière véritable apparition discographique de ce combo belge. Un split CD avec les néerlandais de We VS Death en 2003, sous le nom de Tom Sweetlove, et il aura fallu se contenter de quelques compilations jusqu?à présent. Mais voila l’album, enfin ! Changer de nom pour éviter un procès […]

Du temps a passé depuis la dernière véritable apparition discographique de ce combo belge. Un split CD avec les néerlandais de We VS Death en 2003, sous le nom de Tom Sweetlove, et il aura fallu se contenter de quelques compilations jusqu?à présent. Mais voila l’album, enfin !

Changer de nom pour éviter un procès ridicule, changer aussi quelques-uns de ses membres, prendre son temps, et tourner avec une ribambelle de groupes des plus respectables (Cul de Sac, Gregor Samsa, Early Day Miners pour ne citer qu?eux) : voila ce qui a vraisemblablement occupé Some Tweetlove avant de pouvoir se pencher sur ce disque.

« Cafard mondial » respire la subtilité, la retenue, la sobriété. On n’en fait pas trop, mais on fait bien souvent mouche. Jean Paul 3 sera remarqué à coup sûr, tant il en est presque catchy et entraînant dans sa lancinante mélodie? un morceau charmant, un peu comme l’était Xanax Tobin sur « The Message is ». Cela dit, on aurait peut être aimé que le morceau se pose de manière un peu plus élégante au lieu de se dissoudre comme il le fait?Mais c’est sans compter la plus belle pièce de cet album : La Nostalgie des Hauts-Fourneaux, superbe, aéré, flottant. Un morceau touchant qui s?installe un peu à notre insu pour nous séduire sans condition.

Avec une telle entrée en matière, comment ne pas se montrer réceptif au reste du disque ? Carrousel et son attachante naïveté ; Crème pudding, qui s?il s?annonce grave, n’en devient pas moins contemplatif et touchant?

Ce savant mélange de post-rock instrumental, apaisé, et de slow rock mélancolique fonctionne à merveille, et on ne peut que se caler confortablement dans son siège pour savourer le reste d’un disque aussi attachant que celui-ci. Seul petit bémol : un Homme fier un peu monotone comparé aux autres compositions?

On ne saurait toutefois leur en vouloir, et on écoutera « Cafard Mondial » avec un plaisir non dissimulé, peut être aussi dans la crainte de devoir attendre aussi longtemps avant que son petit frère ne pointe le bout de son nez?

Jul
Chroniqueur

La disco de Some Tweetlove