Lonerism


Un album de sorti en chez .

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Si le terme « psyché » a un peu disparu du jargon musical, malgré les efforts répétés d’Animal Collective et de Bradford Cox (Deerhunter, Atlas Sound), il colle aux basques des Australiens de Tame Impala depuis « InnerSpeaker » (2010), leur premier album en forme de bad trip auquel on avait été vite accro. Leur deuxième livraison, « Lonerism », va […]

Si le terme « psyché » a un peu disparu du jargon musical, malgré les efforts répétés d’Animal Collective et de Bradford Cox (Deerhunter, Atlas Sound), il colle aux basques des Australiens de Tame Impala depuis « InnerSpeaker » (2010), leur premier album en forme de bad trip auquel on avait été vite accro. Leur deuxième livraison, « Lonerism », va donc, comme toujours en pareil cas de succès précoce, nous en apprendre un peu plus sur la capacité du groupe de Kevin Parker à marquer durablement de son empreinte les années à venir.

En choisissant d’enregistrer ce deuxième album à Paris, de nouveau sous la direction du « docteur és psyché » en chef Dave Fridman, Tame Impala marque déjà de gros points et pas seulement en flattant notre patriotisme de bas-étage (qui a rougi de plaisir devant la pochette de l’album illustrée par une photo du jardin du Luxembourg). Le choix de Fridman, déjà gagnant sur « InnerSpeaker », est également une belle marque de confiance de la part de celui qui a façonné le son de Mercury Rev, des Flaming Lips… et de MGMT.

Pour décrire ces 12 nouveaux titres, on parlera encore et toujours de rock psyché : guitares distordues noyées sous les effets, chant gorgé d’écho mais également claviers vintage, le mot est lâché. Comme son prédécesseur, « Lonerism » s’apparente donc à ce que l’on imagine être un trip sous LSD, à la fois planant sur des titres tels que Endors Toi, Keep On Lying ou l’immense Why Won’t They Talk To Me ? qui auraient très bien pu être écrits dans les années 60 par un certain groupe de Liverpool expérimentant les plaisirs artificiels, tandis que Elephant avec sa ligne de basse hypnotique tient plus du rock stoner.

Hormis un Sun’s Coming Up au piano dont on se demande un peu ce qu’il vient faire là, il n’y à rien à jeter sur ce nouveau joyau signé Tame Impala, confirmant ainsi qu’il faudra compter avec Kevin Parker et ses névroses (l’album est une ode à la solitude) dans les années à venir.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Be Above It
  2. Endors Toi
  3. Apocalypse Dreams
  4. Mind Mischief
  5. Music To Walk Home By
  6. Why Won't They Talk To Me?
  7. Feels Like We Only Go Backwards
  8. Keep On Lying
  9. Elephant
  10. She Just Won't Believe Me
  11. Nothing That Has Happened So Far Has Been Anything We Could Control
  12. Sun's Coming Up

La disco de Tame Impala

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