pochette the angelcy

Nodyssey


Un album de sorti en chez .

7

Folk pop venue d'Israel, ouverture des horizons.

A l’heure de la mondialisation, on ne peut guère s’étonner que les origines des groupes qui font l’actu de la pop se diversifient et le fait que The Angelcy, qui n’en est pas à son coup d’essai mais n’avait jusque-là pas droit de cité chez nous, vienne d’Israël, est surtout anecdotique. Mais, bon, quand même , la dernière fois qu’on a parlé d’Israël en lien avec la musique, c’était à l’occasion du dernier concours de l’Eurovision, donc on ne se plaindra pas de pouvoir le faire en des termes qu’on espère plus flatteurs.

Mona Lisa, single paru fin 2018 pour annoncer “Nodyssey”, offrait en tout cas de belles promesses avec son refrain impeccable et sa dynamique délicatement boisée. En entrant dans l’album, on commence, sinon par tirer des conclusions, par mettre quelques points au clair : rien dans la musique de The Angelcy ne trahit particulièrement leurs origines, d’autant que leur leader Rotem Bar Or chante en anglais, à moins de considérer que l’intervention de notes chaloupées de clarinette sur quelques morceaux ait une consonance “orientalisante”, et encore… Plus objectivement, The Angelcy s’affirme comme une joyeuse bande qui trouve son équilibre dans la très grande diversité des instruments à l’oeuvre dans ses compositions. A côté de la clarinette mentionnée, on a ainsi un violon, une contrebasse, un banjo…

Musicalement, le groupe s’y entend souvent plutôt bien pour faire cohabiter tout cela dans des morceaux qui évoquent parfois les Fleet Foxes (Breakdown), ou le lyrisme (parfois un peu trop) emphatique des Decemberists (Cetacean Stranding). L’album souffre parfois de quelques trous d’air quand cette emphase prend le dessus, notamment en milieu de parcours, et le groupe se révèle plus habile pour trousser des morceaux assez enlevés (The Revolution, Everyone (And Their Mom)) que pour appuyer sur le pathos. Globalement, “Nodyssey” reste un joli condensé de folk/pop intemporel et la complicité évidente entre ses membres fait souffler un beau vent de fraîcheur sur ce début d’année musicale. Pas question de passer à côté.

Rédacteur en chef

La disco de The Angelcy