The Vessel


Un album de sorti en chez .

Après « Compassion » en 2001, les anglais de The Broadway Project nous livrent leur 2ème LP « The Vessel » enregistré dans LA ville trip hop anglaise : Bristol (fief entre autres de Portishead ou encore Tricky). Largement apprécié outre-manche, cet LP a t’il les arguments nécessaires pour s’imposer hors Royaume-Uni ? L’album s’ouvre sur « Beauty ». Et quelle […]

Après « Compassion » en 2001, les anglais de The Broadway Project nous livrent leur 2ème LP « The Vessel » enregistré dans LA ville trip hop anglaise : Bristol (fief entre autres de Portishead ou encore Tricky). Largement apprécié outre-manche, cet LP a t’il les arguments nécessaires pour s’imposer hors Royaume-Uni ?
L’album s’ouvre sur « Beauty ». Et quelle ouverture! Un morceau aura rarement plus mérité son titre que celui-ci : Un beat lent, des craquements de vinyl, une mélodie simple où se mêlent quelques instruments classiques ou plus originaux comme le xylophone. On se laisse porter par cette ambiance très « mogwaïenne » et c’est là qu’arrivent les violons, une grosse claque, c’est magnifique. Tout est réglé à la perfection. Un peu plus tard arrive le chant laissé volontairement en retrait ainsi que quelques sons électroniques savamment dosés. Le final du morceau est un duo violons/piano terriblement saisissant.
Avec cette introduction envoûtante, The Broadway Project annonce la couleur : ils n’hésitent pas à expérimenter (mêler des instruments classiques et électroniques ne les gênent pas) et il le font intelligemment. Le morceau suivant, « I Believe in Superman » est le premier single issu de l’album. A la différence du titre précédent, le chant assuré par Richard Palmer est beaucoup plus présent et il m’a fallut un certain temps pour admettre qu’il ne s’agissait pas d’une performance féminine. Ce titre à d’original qu’il mélange des ambiances orientales et cuivres jazzy. Un mélange qui fonctionne très bien pour un titre catchy qui justifie son statut de single. Les titres suivants à l’image de « Coming Back » viennent jouer dans la catégorie trip hop. Un trip hop tantôt jazzy, tantôt mâtiné d’une influence dub comme sur « Darkling ». « Coming Back » voit Richard Palmer à l’apogée de son art sur un morceau sombre, dominé par un piano mélancolique, où il pousse sa voix avec une facilité déconcertante… frissons garantis!
Alors oui, The Broadway Project a des arguments de poids pour s’imposer hors Royaume-Unis : Un trip hop original qui ne pompe rien à personne et qui sait s’enrichir de diverses influences (orientales, jazz, dub, …) pour mieux se renouveler. Ajoutez à cela une interprétation exemplaire d’un chanteur génial (sa préstation sur « For The One »me restera longtemps gravée dans ma mémoire) et vous obtenez un groupe d’une qualité extrêmement rare qui rappelle que la musique est avant tout une histoire d’émotions.

Chroniqueur

La disco de The Broadway Project