The Dolly Rocker Movement - Our Days Mind The Tyme

Our Days Mind The Tyme


Un album de sorti en chez .

C’est toujours étonnant de voir des groupes passés sous silence, passés au travers des mailles du filet de la médiatisation. Relativisons quand nous parlons de média, nous pensons à une certaine presse spécialisée, aux webzines et blogs de rock indépendant. Ce n’est pas faute d’avoir été distribué mondialement par un label danois (Bad Afro) alors […]

C’est toujours étonnant de voir des groupes passés sous silence, passés au travers des mailles du filet de la médiatisation. Relativisons quand nous parlons de média, nous pensons à une certaine presse spécialisée, aux webzines et blogs de rock indépendant. Ce n’est pas faute d’avoir été distribué mondialement par un label danois (Bad Afro) alors que l’album était paru une année auparavant en 2008 en Australie, leur pays d’origine. Ce n’est pas faute non plus d’être soutenu par Pete Doherty qui s’est occupé des arrangements et de l’enregistrement. Est-ce encore un gage de qualité direz-vous  quand on connait le personnage mais ce n’est pas la question, c’est un autre débat. Il n’empêche qu’avoir une figure du rock comme parrain, cela devrait aider. Le troisième album de ces jeunes australiens n’en témoigne pas puisqu’il fut assez discret.

Pourtant leur musique ne manque pas d’arguments. Il n’y a pas besoin d’être devin pour deviner que derrière cette pochette se cache du psychédélisme mais ce serait réducteur de s’arrêter sur ce constat car ils vont bien plus loin dans leur démarche artistique. Le psychédélisme, ils le puisent dans celui des Doors et dans ce clavier enivrant à la Ray Manzareck (A Sound For Two). Ces sonorités, il les marient avec une certaine touche de glam rock à travers la voix de Daniel Poulter qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle de Marc Bolan et c’est assez surprenant à la première écoute (The Only One, Enjoy a Paranola). Le rock garage, ce n’est plus la peine de le citer, il coule dans les veines de ces jeunes australiens depuis leur premier album. Enfin il y a cette influence Morricone, certaines chansons auraient eu leur place dans un western de son ami Leone (The Ecstacy Once Told).

La musique de The Dolly Rocker Movement est riche et auraient mérité un echo plus important. C’est parfois une question de calendrier car ce disque est paru une année trop tôt. Quand on sait que 2010 fut une année riche pour le psychédélisme, il aurait eu sa place au côté des parutions de The Black Angels, Sleepy Sun ou leur compatriotes de Tame Impala.

Chroniqueur

Tracklist

  1. The Only One
  2. Sold for Sinners
  3. A Sound for Two
  4. Coffin Love
  5. My Heavenly Way
  6. Borne With Gills
  7. Enjoy a Paranoia
  8. Memory Layne
  9. Our Brave New World
  10. The Ecstacy Once Told

La disco de The Dolly Rocker Movement