The Good => The Bad and The Queen


Un album de sorti en chez .

Après avoir régné en souverain sur la scène britpop pendant une bonne décennie et après l’aventure Gorillaz, Damon Albarn aurait pu se lancer dans le traditionnel album solo ou se passer le temps en produisant les albums de ses petits copains. Le leader de Blur fait partie de ces musiciens dont on est en droit de […]

Après avoir régné en souverain sur la scène britpop pendant une bonne décennie et après l’aventure Gorillaz, Damon Albarn aurait pu se lancer dans le traditionnel album solo ou se passer le temps en produisant les albums de ses petits copains. Le leader de Blur fait partie de ces musiciens dont on est en droit de plus rien attendre mais dont on espère le maximum dès qu’il hausse un sourcil. Le pedigree de The Good and The Bad and The Queen permet d’exiger le meilleur : le sieur Albarn, donc, au chant et aux claviers, Simon Tong, ex-The Verve, à la guitare, Paul Simonon, ex-Clash, à la basse et Tony Allen, musicien de Fela Kuti, à la batterie.

Les douze titres de ce premier album ont visé juste, portés par une singulière ambiance, juste équilibre des potentiels des membres de ce groupe atypique. Certes, les mauvaises langues blâmeront quelques consonances bluriennes ; accordons leur quelques faciles partitions de claviers ronflant un peu trop la britpop des grandes heures (Kingdom of Down), mais Albarn a plus d’un tour dans son chapeau et sait contourner les évidences. Son écriture kaléidoscopique, sa maîtrise des détails, sa facilité à se remettre en question et son chant si parfait (l’excellent 80’s History) habitent ces compositions et dirigent l’album. Sa réussite résulte des nombreuses subtilités disséminées dans les arrangements. Derrière les claviers sautillants et la basse aux accents légèrement ska, s’articulent élégamment arpèges classieux, choeurs, violons, fins bruitages, reverb soignées et ambiances voluptueuses. Un travail d’orfèvre clôturé par le dantesque The Good and The Bad and The Queen digne des embardées live d’Electrelane.

Une fois de plus, on est obligé de tirer notre révérence à Damon Albarn pour l’ingéniosité et la classe de ce projet. One shot ou début d’une grande aventure, on ne sait pas grand chose de la pérennité de The Good and The Bad and The Queen mais, après tout, peu importe, Damon sait encore nous surprendre et nous délecter. La reformation de Blur peut bien attendre.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

La disco de The Good => The Bad and The Queen