Keep On Your Mean Side


Un album de sorti en chez .

Autant le dire tout de suite, la musique de ces deux énergumènes ne ressemble à rien. Ou plutôt, à rien de connu. On connaît les influences (le Velvet Underground), mais on n’est pas plus avancé. Alison Mosshart (alias VV) et Jamie Hince (alias Hotel), à défaut de créer un style nouveau, ont réussi à produire […]

Autant le dire tout de suite, la musique de ces deux énergumènes ne ressemble à rien. Ou plutôt, à rien de connu. On connaît les influences (le Velvet Underground), mais on n’est pas plus avancé. Alison Mosshart (alias VV) et Jamie Hince (alias Hotel), à défaut de créer un style nouveau, ont réussi à produire un album à part dans le paysage musical du moment. Lorsque les Libertines rappellent les Clash, et les White Stripes les Stooges, le duo, lui, crée un climat, une ambiance toute particulière.
D’entrée de jeu, le ton est donné, avec Superstition. Un craquement de vinyle, une voix d’outre-tombe, un son de guitare hargneux. Toute notion de rythme semble avoir disparu. Au moment où la six cordes de « Hotel » se fait plus puissante que jamais, le titre s’arrête, brusquement, sans explication.
Le reste est du même acabit. « Cat Claw », « Kissy Kissy », « Gypsy Death And You ». Et « Fuck The People ». Surtout « Fuck The People ». Les Kills redorent le blason du punk rock bien fait, et tandis que VV hurle à la mort FUCK THE PEOPLE, on se demande :  » Pourquoi sont-ils ainsi ? Violents, rapides, énervés… « . Les deux ont une mauvaise expérience du music business. Mais cela n’explique pas grand chose. Le mystère reste entier.
Seul moment de calme au milieu de cette tempête, c’est « Monkey 23 » qui a pour dure mission de clôturer cet album. Une ballade morbide, chantée, comme pour le reste de l’album, par une voix venue de nulle part. Venue d’un deux pièces habités par les cafards et enfumé par la clope sans doute. Et ça, c’est Hotel qui l’explique le mieux : « Notre son est celui de la paranoïa. Nous passons des journées et des nuits entières à jouer de la guitare, sans relâche. Nos morceaux s’en ressentent ».
Et c’est là la meilleure explication possible à ce problème, qui s’appelle The Kills.

Chroniqueur
  • Publication 510 vues5 mars 2003
  • Tags The KillsDomino
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Tracklist

  1. Superstition
  2. Cat Claw
  3. Pull A U
  4. Kissy Kissy
  5. Fried My Little Brains
  6. Hand
  7. Hitched
  8. Black Rooster
  9. Wait
  10. Fuck The People
  11. Monkey 23
  12. Gypsy Death & You
  13. Gum
  14. Jewel Thief
  15. Sugar Baby
  16. The Search For Cherry Red
  17. Dropout Boogie

La disco de The Kills