Consolers Of The Lonely


Un album de sorti en chez .

Jack White est un type épanoui, qui a atteint beaucoup de ses objectifs à travers la musique, et qui semble aujourd’hui avoir le plaisir comme principal guide. A ce titre, le dernier album des White Stripes était clairement une réussite, mais on sait que ce genre d’attitude est une arme à double tranchant, grand étant […]

Jack White est un type épanoui, qui a atteint beaucoup de ses objectifs à travers la musique, et qui semble aujourd’hui avoir le plaisir comme principal guide. A ce titre, le dernier album des White Stripes était clairement une réussite, mais on sait que ce genre d’attitude est une arme à double tranchant, grand étant le risque de se laisser aller à la facilité. Au moins faut-il lui reconnaître le mérite de continuer à travailler dans l’urgence, ce second album des Raconteurs paraissant moins d’un an après le dernier White Stripes.

C’en est d’ailleurs au point que lorsque "Consolers Of The Lonely" et son titre éponyme démarrent, on croit entendre des titres cachés d’"Icky Thump". Rythme et riffs endiablés, Led Zeppelin comme influence de plus en plus revendiquée, à la limite de la singerie même sur Salute Your Solution. La seule différence notable réside dans l’instrumentation plus classique des Raconteurs qui enlève un peu de la sauvagerie propre aux White Stripes. Sur toute la première partie de l’album, le groupe enchaîne donc des exercices plus ou moins réussis de blues-rock-psyché vitaminé, souvent concis, qu’on écoute sans déplaisir même si l’envie de faire un peu le tri nous titille. En revanche, lorsque le tempo se ralentit un peu, qu’une écriture plus personnelle est mise en avant, le disque devient vraiment accrocheur. On retiendra ainsi You Don’t Understand Me, belle ballade langoureuse, ou Top Yourself, où les guitares sont plus chaloupées, le chant plus mis en avant. C’est alors un vrai plaisir de retrouver Jack White au meilleur de sa forme. 

Ailleurs, d’autres bons moments (Many Shades Of Black où Brendan Benson mène la danse) alternent avec des passages plus anecdotiques. Jusqu’à Carolina Drama, où les Raconteurs retrouvent l’essence même du blues avec un morceau plus long, qui s’étire et évolue au gré du récit scandé par Jack White. L’originalité vient ici en outre des choeurs féminins qui apparaissent par intermittence, surprennent dans cet univers qui jusqu’ici sentait un peu la testostérone et amènent une touche de lyrisme. Au final, le principal écueil de cet album est peut-être de ne pas être plus ramassé, mais c’est sans doute un choix assumé que de livrer un disque brut, un peu foutraque, sans trop de calculs. A chacun de choisir si ce parti-pris est pertinent ou pas.

Rédacteur en chef
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Consoler of the Lonely
  2. Salute Your Solution
  3. You Don't Understand Me
  4. Old Enough
  5. The Switch and the Spur
  6. Hold Up
  7. Top Yourself
  8. Many Shades of Black
  9. Five on the Five
  10. Attention
  11. Pull This Blanket Off
  12. Rich Kid Blues
  13. These Stones Will Shout
  14. Carolina Drama

La disco de The Raconteurs