Rotten Apples / Judas O


Un album de sorti en chez .

Rotten Apples Le 5 décembre 2000, c’est un Billy Corgan en larme qui salue les centaines de fans qui s’étaient réunis au Club Metro de Chicago. Ce soir-là, Billy, Jimmy, James et Melissa jouaient pour la dernière fois ces morceaux qui firent la gloire des Smashing Pumpkins. “Bullet With Butterfly Wings”, “Zero”, “1979”, “Try, Try, […]

Rotten Apples
Le 5 décembre 2000, c’est un Billy Corgan en larme qui salue les centaines de fans qui s’étaient réunis au Club Metro de Chicago. Ce soir-là, Billy, Jimmy, James et Melissa jouaient pour la dernière fois ces morceaux qui firent la gloire des Smashing Pumpkins. “Bullet With Butterfly Wings”, “Zero”, “1979”, “Try, Try, Try”, “Today”… Vous ne les entendrez plus jamais.
C’est le 23 mai 2000 que Billy déclara à la KROQ que les citrouilles éclatées se sépareraient à la fin de la tournée Machina. Cette séparation ne sera jamais totalement expliquée par le groupe. Car Billy Corgan a beau affirmer qu’ils sont arrivés au bout de leurs limites, les fans ne semblent pas prêts à le croire, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les Pumpkins venaient d’effectuer un retour en arrière après la période électro de “Adore”. Ensuite, le retour de Jimmy Chamberlin, séparé du groupe pendant deux ans suite à sa fâcheuse tendance à mêler alcools et drogues. Depuis le début, Jimmy est un élément essentiel du groupe. Billy n’est pas loin de la vérité lorsqu’il affirme que Chamberlin est le meilleur batteur du monde. Enfin, le trio accueillait sa nouvelle recrue, Melissa Auf Der Maur, qui tenait auparavant la basse chez Courtney Love, et qui remplace ici D’Arcy Wretsky, dont le départ n’a jamais été totalement expliqué non plus. Le groupe semblait donc reparti vers de nouvelles aventures. A tort…
Regrouper l’ensemble de la carrière des Smashing Pumpkins en une vingtaine de chansons uniquement semblait être une mission ardue. Si certains font d’ores et déjà figure de classiques, comme “Bullet With Butterfly Wings”, “1979” ou “Disarm”, on est en droit de s’étonner de la présence de “Eye” (composé pour la bande original du “Lost Highway” de David Lynch) ou même de “Real Love”, face B plutôt sympa mais qui aurait été plus à sa place sur “Judas O”. Et surtout, on regrette que El Corgan et sa bande n’ai pas choisi “Jellibelly”, “Love”, “Here Is No Why” ou bien “The End Is The Beginning Is The End”, qui font pourtant parti des morceaux les plus heavy du groupe. Mais il faut plaire à un maximum de gens ! D’où la présence d’un titre totalement inédit, sobrement appelé “Untitled”. Une ballade acoustique qui semble regrouper en trois minutes tout ce que James, D’Arcy, Jimmy, Billy et Melissa ont accompli de mieux en dix années de carrière. Et comme le dit si bien Billy, “en fin de compte, je pense que nous avons une grande importance au sein de notre culture, et que l’on nous appréciera comme l’un des meilleurs groupes de rock ayant jamais existé “.

Judas O
En 1994, surfant sur la vague du succès de “Siamese Dream”, les Smashing Pumpkins publièrent une compilation d’inédits appelée “Pisces Iscariot”. Ils en remettent une couche avec “Judas O”, deuxième cd inclus dans ce Greatest Hits, et qui prolonge l’aventure des citrouilles.
Ce n’est pas simple de critiquer un mauvais cd de Billy Corgan et de sa troupe. D’abord parce que l’on n’en a pas envie, et ensuite parce qu’il semble inconcevable que le groupe accoucha d’un album sans intérêt. Mais à l’écoute de ce “Judas O”, on peut se demander l’intérêt de dévoiler ces titres, qui n’attirent pas l’oreille par leur caractère trop hardcore, comme c’est le cas sur “Because You Are”, ou trop électro. De plus, on ne retrouve pas les mélodies sauvages ou pop qui faisaient la joie de l’auditeur lorsqu’il insérait “Mellon Collie and The Infinite Sadness” ou bien “Machina / The Machine Of God” dans le lecteur cd.
Les seuls intérêts de cette compilation d’inédits et de faces B est de nous livrer un sublime morceau composé par le guitariste James Iha, Believe, et aussi de nous dévoiler la face cachée des Pumpkins, bien qu’elle aurait due la rester.
Et puis on s’en fout ! Merci Billy Corgan, merci les Smashing Pumpkins, et faîtes gaffe : on vous attend au tournant.

Chroniqueur