The Vacant Lots - Departure

Departure


Un album de sorti en chez .

7

Décidément, le rock psychédélique est de bon ton en ce moment. Il s’invite partout, à tel point qu'il faut désormais avoir les oreilles bien accrochées pour ne pas frôler l’overdose ; c’est-à-dire que l’effet de redondance devient pénible. C’est là que...

Décidément, le rock psychédélique est de bon ton en ce moment. Il s’invite partout, à tel point qu’il faut désormais avoir les oreilles bien accrochées pour ne pas frôler l’overdose ; c’est-à-dire que l’effet de redondance devient pénible. C’est là que The Vacant Lots, duo américain composé de Brian MacFadyen et de Jared Artaud, décide de faire original et de sortir “Departure”, s’engouffrant dans le genre à leur tour.

Avec une grosse avance cependant, leur “psych-credibility” qui force le respect. Signés sur Sonic Cathedral, ils ont collaboré avec un autre habitant du label, et pas des moindres : Dean Wareham (Galaxie 500, Luna) qui pose ses guitares sur le titre Tomorrow. L’association débouche sur une tournée en commun, avant que le duo fasse un petit bout de route avec la troupe d’Anton Newcombe cet été. Et cela continue puisque “Departure” – dont la production a été chapeautée par Sonic Boom – n’est même pas paru que The Vacant Lots bosseraient déjà sur un single avec… Alan Vega. Oui, voilà, ils sont comme ça.

Forts d’aussi belles références, ils débarquent donc avec ce premier effort. Mad Mary Jones, premier extrait dévoilé du disque et titre supra-conducteur d’électricité, avait tapé fort et placé haut la barre : le reste suivra ou ne suivra pas… et finalement il s’aligne sur la qualité de ce premier single sans pour autant tourner en rond. Bingo.

Le ton de l’album reste effectivement le même, versant à torrents dans une veine garage-psychédélique qui ne se renie pas, mais Jared Artaud et Brian MacFadyen ont néanmoins réussi à imposer des tempos différents de sorte qu’une vraie ambiance se dégage sur chaque morceau. Never Satisfied et Before The Evenings Thru ralentissent le rythme et la superposition des boucles incandescentes se fait d’autant plus prenante, magnétique quand 6AM (très proche de Soft Moon) et Make The Connection invoquent la patte du grand Sonic Boom et de son mythique groupe Spacemen 3.

Cette multiplicité fait de “Departure” un album plutôt dense mais bien foutu et digeste. L’emploi des synthétiseurs, sur lesquels se rajoutent parfois juste des séquences vocales réverbérées, rappellent les productions de Kraftwerk et Suicide. Les drones aussi rehaussent le pouvoir électrisant des titres. Ils apportent un élément de poids, d’épaisseur qui ajoute à la puissance des motifs joués. The Vacant Lots défrichent admirablement cette jungle de sons et livrent un opus instinctif et dépaysant, à défaut d’être exotique.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Mad Mary Jones
  2. Never Satisfied
  3. Tomorrow
  4. Paint This City
  5. Before the Evening's Thru
  6. 6 AM
  7. Make the Connection
  8. Do Not Leave Me Now
  9. 6 AM (Alan Vega Remix)
  10. Never Satisfied (Anton Newcombe Remix)

La disco de The Vacant Lots

Departure7
70%