Course of the Satellite - The Vryll Society

Course Of The Satellite


Un album de sorti en chez .

8

Dernière découverte du rock psychédélique anglais de Deltasonic Records lorsque le label était encore opéré par Alan Wills (celui qui a notamment fait connaître The Coral au début des années 2000), The Vryll Society a mis plus de 4 ans pour sortir leur premier album. "Course of the Satellite" est un album abouti et perfectionné jusqu'au bout.

Même s’ils ont été peu actifs en studio depuis leur dernier EP en 2015, The Vryll Society s’est construit une notoriété solide grâce à des prestations en première partie de Blossoms, The Kooks ou The Coral et à des concerts dans les plus grands festivals comme Glastonbury ou Reading. Les premier singles sortis dans le courant de l’année dernière de “Course of Satellite (Shadow of a Wave, Light at the Edge, Andrei Rublev) avaient tous été applaudis par la critique. Forcément, leur premier opus était très attendu.

L’album comprend 11 pistes, chacune d’entre elles ciselées dans les moindres détails. Les quatre ans de gestation de l’album ont permis la création d’un opus remarquablement abouti et produit. Comme le laissait supposer la pochette de l’album et le titre, l’ambiance musicale emporte l’auditeur dans un univers hors de notre atmosphère terrestre.

Le titre d’ouverture et éponyme de l’album possède une ambiance surannée à base de synthé des années 70, d’harmonies vocales hypnotiques et de notes légères de guitares. L’ambiance change brusquement après presque 4 minutes, où le solo de guitare invoque soudainement les groupes de l’époque comme Led Zeppelin. Et c’est aussi pour cette raison que l’album apparaît si dense : chaque instrument a une place équilibrée dans la composition (la guitare dans Andrei Rublev, la batterie à la fin de Course of the Satellite) et est mis en avant à un moment ou à un autre sans que le tout ne perde de sa cohérence. Le jeu de funambule entre variété et cohérence est conservé jusqu’au bout.

Andrei Rublev est un des plus beaux morceaux de guitare de l’année. Accompagné par une batterie rythmée et joueuse et une basse lancinante, le titre est un appel à la rêverie – très – lointaine. La composition est remarquable, l’ambiance très haut perchée.

Le groupe mixe les influences, rock psychédélique comme dans la première partie et pop spontanée et accessible teintée d’une guitare rock comme dans le duo Glows and Spheres et Tears We Cry. L’interlude court et sans impact When The Air is Hot qui suit n’est clairement pas indispensable. Il marque un passage intermédiaire dans l’album un peu moins inspiré.

La deuxième moitié est finalement empreinte de la même vista dans la composition mélodieuse instrumentale qu’au début. Le singles The Light At the Edge et Shadow of a Wave sont entêtants. Le premier possède un refrain très catchy – comme les paroles “I think you’re gonna like it here” le soulignent –  et la guitare et la batterie funky du deuxième donnent une irrésistible envie de danser.

L’ambiance de fin est étrange. Inner Life est une chanson funky joueuse et très dynamique. Elle est pourtant entourée de deux titres beaucoup plus contemplatifs, qui font redescendre l’intensité et l’atmosphère de l’album. Dommage, ces trois titres sont de bonne facture mélodique, ils semblent juste placés au mauvais endroit du disque.

Finalement, la longue attente aura été justifiée par la complexité et la densité de “Course of the Satellite”. De multiples influences et ambiances musicales se côtoient au cours de ce voyage musical de 11 pistes, avec (presque) toujours une composition remarquable. La gestion du rythme des chansons est encore un peu chaotique, il faut accepter de passer de la danse à la rêverie soudainement pour complètement se laisser porter par l’écoute.

Chroniqueuse
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Course Of The Satellite
  2. A Perfect Rhythm
  3. Andrei Rublev
  4. Glows and Spheres
  5. Tears We Cry
  6. When The Air Is Hot
  7. Light At The Edge Of The World
  8. Shadow Of A Wave
  9. Soft Glue
  10. Inner Life
  11. Give In To Me

La disco de The Vryll Society