The Walkmen- A Hundred Miles Off

A Hundred Miles Off


Un album de sorti en chez .

On se souvient encore avec émotion de la carrière rapidement écourtée des Jonathan Fire Eater : un album sorti à la fin des années 90, à une époque où le rock était plus que moribond et la musique électronique en boucle sur toutes les platines. Seulement voilà, dans ce bas monde l’avenir n’appartient pas forcément à […]

On se souvient encore avec émotion de la carrière rapidement écourtée des Jonathan Fire Eater : un album sorti à la fin des années 90, à une époque où le rock était plus que moribond et la musique électronique en boucle sur toutes les platines. Seulement voilà, dans ce bas monde l’avenir n’appartient pas forcément à ceux qui  se lèvent tôt, et bien que "Wolf Song for Lambs" ait annoncé les Strokes avec 4 ans d’avance, les Jonathan Fire Eater ont dû se résoudre à se séparer. Depuis Walter Martin, Matt Barick, et Paul Maroon (Guitare, Clavier et batterie) ont rencontrés Hamilton Leithauser et Peter Bauer (chant et basse) pour former les Walkmen, dont le dernier album, "A Hundred Miles Off", vient de sortir.

Après une ouverture mêlant folk-rock seventies et mariachi (Louisana), l’album enchaîne les titres rappelant à la fois le Velvet Underground, comme ce Good For You’s Good For me bloqué sur quelques accords à la manière d’un Waiting For The Man. Mais à écouter comment la voix du chanteur Hamilton Leithauser reproduit ad nauseam celle de Bob Dylan, on se dit qu’il a dû se passer en boucle le "Blonde on Blonde" du grand Zim’ quand il était petit. Seulement voilà les références sont alléchantes, mais les titres ne sont pas assez enlevés  pour convaincre complètement.

Emma, Get Me A Lemon, malgré sa puissante batterie au démarrage, peine à décoller par la suite, Danny’s at the Wedding donne dans le son bien rock et vintage mais ne gagne pas en intensité. Mais surtout ce son, que l’on qualifiera de "garage" est déjà mille fois utilisé par tant de groupes actuels, que l’on finit par se dire qu’il serait temps qu’une partie des songwriters du moment songent à trouver leur inspiration au-delà de l’année 1969. Difficile dans ce cas, de se laisser séduire par le dernier opus des Walkmen, et ce malgré le jeu de guitare au cordeau de Paul Maroon, et la batterie à la Maureen Tucker de Matt Barrick.

L’album a beau se conclure sur une gentille ballade, Another One Goes by, on n’adhère pas à ce "A Hundred Miles Off" : manque de personnalité, poids des référence trop fort, la voix de Bob Dylan "samplée" à outrance, son vintage plus très original. De quoi nous faire regretter l’arrogance New Yorkaise du "Wolf Songs For Lambs" de Jonathan Fire Eater.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Louisiana
  2. Danny's at the Wedding
  3. Good for You's Good for Me
  4. Emma, Get Me a Lemon
  5. All Hands and the Cook
  6. Lost in Boston
  7. Don't Get Me Down - Come on over Here
  8. Tenley Town
  9. This Job Is Killing Me
  10. Brandy Alexander
  11. Always After You - 'Til You Started After Me
  12. Another One Goes By

La disco de The Walkmen