A Ship, Like A Ghost, Like A Cell


Un album de sorti en chez .

En 1997, le groupe Purr, trio de l’écurie Prohibited Record (Herman Düne, Don Nino, NFL3 Trio?) sortait « Whales Lead To The Deep Sea » qui aurait sans aucun doute terminé ?disque de l’année?, dans certains bilans de fin d’année, si un certain Radiohead n’avait sorti « OK Computer »? Un deuxième album, « Open Transport » qui a peut-être même […]

En 1997, le groupe Purr, trio de l’écurie Prohibited Record (Herman Düne, Don Nino, NFL3 Trio?) sortait « Whales Lead To The Deep Sea » qui aurait sans aucun doute terminé ?disque de l’année?, dans certains bilans de fin d’année, si un certain Radiohead n’avait sorti « OK Computer »? Un deuxième album, « Open Transport » qui a peut-être même mieux vieilli précédait de peu la séparation.

Depuis on a croisé le bassiste sur le premier album de Luke, le batteur au sein de The Berg Sans Nipple et Thomas Mery se lançant dans l’aventure solo, grâce à quelques EPs, tout en jouant les guests et producteur avec Telefax ou ses amis de Playdoh. Il aura donc fallu attendre plus de cinq ans avant que ce dernier ne propose enfin un premier album, « A Ship, Like A Ghost, Like A Cell ».

Elles sont donc loin ces années marquées par le post-rock ou la saine influence de Notwist? Thomas Mery a simplifié le jeu, s?est assagi. Avec sa guitare acoustique au son clair, il développe des chansons folks délicates et habitées, qui s?habillent au cours de l’album de parures électroniques parfois abruptes comme sur la fin de The This That (We Don’t Know).

l’ensemble est riche et traduit une exigence d’écriture permanente, (ce qui explique peut-être aussi que cet album ait mis autant de temps à sortir). Thomas Mery joue avec les atmosphères, les couleurs nous rappelant qu?il n’a rien perdu de son talent d’écriture, bien au contraire.

Mais il ne faudrait pas non plus oublier que ce jeune francilien est aussi une voix au caractère marqué, à la fois douce et écorchée, qui laisse son empreinte sensible et indélébile sur les auditeurs que nous sommes. Un album humble qui permet pourtant à la magie de s?établir pour notre plus grand plaisir. Frissons garantis !

Chroniqueur

La disco de Thomas Mery