The Waiting Room


Un album de sorti en chez .

7

Un album qui donne autant à regarder qu'à écouter, un concept réussi pour une sensation à la hauteur.

Tindersticks revient avec un 10ème album aussi conceptuel que réussi.
« The Waiting Room »
n’est pas juste un ensemble de textes joliment mis en musique. C’est aussi un film éponyme, produit par la Blogothèque, où chaque titre est mis en image à travers un court métrage d’un réalisateur différent.
Tindersticks et le cinéma c’est une histoire qui dure depuis un moment, le groupe ayant pour habitude d’illustrer ses concerts de vidéos et déjà signé plusieurs bandes originales ces dernières années.
« The Waiting Room » est au choix un album qui se regarde ou un récit collaboratif qui s’écoute.

Pour ce qui est de l’écoute pure, ce nouvel opus est un bijou pour les oreilles. Les morceaux s’enchaînent avec une fluidité rare, comme s’ils ne faisaient qu’uns, mais tout en étant uniques. L’auditeur passe en douceur d’un titre funky (le délicieux « Were we once lovers » et sa ligne de basse si plaisante) à un titre jazz  (« Help Yourself » et ses cuivres). L’auditeur glisse ensuite doucement vers des titres plus mélancoliques (« How we entered »). Même la césure est douce grâce au vaporeux instrumental « Fear of Emptiness » qui rappelle le Mercury Rev de « Deserter’s songs » et annonce la seconde partie de l’album.
Comme si l’ensemble n’était jusqu’alors qu’une mise en bouche, une belle introduction avant le titre éponyme « The Waiting Room », où la voix caverneuse de Stuart A Staples n’a besoin de rien d’autre comme écrin que d’une douce plainte d’orgue en résonance.
La waiting room dont il est question ne serait donc finalement que l’antichambre de la délicatesse?

Des duos viennent enrichir l’ensemble et l’on découvre comme autant de trésors des voix féminines ça et là:  la voix de la regrettée Lhasa de Sela sur la tendre ballade « Hey Lucinda » et celle de Jenny Beth des Savages  sur l’inquiétant « We are Dreamers ! ». 
Tindersticks évolue dans un ensemble fluide et terriblement doux, où la voix de Stuart A. Staples se promène d’un titre à l’autre, en portant l’ultime touche qui fait d’un disque un beau disque.

Le groupe est en concert en France à partir de février avec une résidence de 3 jours aux Bouffes du Nord.

 

Chargée de relations extérieures