Tenderness And Lust


Un album de sorti en chez .

Tino revient, à peine trois mois après son premier essai « Honour and Disgrace », avec un nouvel album autoproduit intitulé « Tenderness and Lust ». Les différences semblent d’ailleurs minimes entre ces deux opus : même visuel en noir et blanc, une mélancolie toujours présente. Pourtant, il ne faut pas se fier à cette première impression. Bien servi […]

Tino revient, à peine trois mois après son premier essai « Honour and Disgrace », avec un nouvel album autoproduit intitulé « Tenderness and Lust ». Les différences semblent d’ailleurs minimes entre ces deux opus : même visuel en noir et blanc, une mélancolie toujours présente. Pourtant, il ne faut pas se fier à cette première impression. Bien servi par une production et des arrangements nettement meilleurs que sur « Honour and Disgrace », Tino semble avoir pris confiance en ses évidents talents de compositeur. Cela se traduit notamment sur des titres minimalistes épurés très réussis (« Fuck the city », « Links », « Outside is dangerous », « Lucy », « Skylab »). Tino n’a cependant pas abandonné les samples et les rythmes électros. Et lorsqu’il s’en sert, c’est pour donner une dimension trip-hop à ses chansons, notamment sur l’extraordinaire « The Afghan Exile », dont le texte intelligent et concerné évoque les talibans et l’opposant Ahmed Shah Massoud. Tino se laisse même aller à des expérimentations électros sur « Trauma (to Gillian Wearing) », preuve, s’il en était encore besoin, de la maturité de ce deuxième album. En résumé, on pourrait dire que, en plus d’être très talentueux, Tino est aussi prolifique que Beck (à ses débuts) et aussi mélancolique qu’Arab Strap. On a déjà vu des références et des influences plus embarrassantes.

Chroniqueur

La disco de Tino