How To Live On Nothing


Un album de sorti en chez .

On pourrait presque trouver quelques similitudes entre la carrière de Troy Von Balthazar et celle de Lou Barlow. Même percée dans les 90’s avec un groupe de rock à grosses guitares (Chokebore pour l’un et Sebadoh pour l’autre), puis un premier album solo, joué avec l’option acoustique sous l’influence d’Elliott Smith, et enfin un second […]

On pourrait presque trouver quelques similitudes entre la carrière de Troy Von Balthazar et celle de Lou Barlow. Même percée dans les 90’s avec un groupe de rock à grosses guitares (Chokebore pour l’un et Sebadoh pour l’autre), puis un premier album solo, joué avec l’option acoustique sous l’influence d’Elliott Smith, et enfin un second disque plus éclectique et électrique.

Mais au lieu de regarder en arrière comme Lou Barlow et de jouer une sorte de Best Of, Troy Von Balthazar a choisi de regarder de côté, notamment chez Mark Linkous. La ressemblance avec Sparklehorse est saisissante sur Communicate, Dots And Hearts et Very Famous ; jusque dans le petit frisson provoqué par cette musique absolument bouleversante. Les guitares électriques se font donc plus présentes et avec, Troy Von Balthazar réussit là un joli pari, plutôt touchant, tout en restant loin de la puissance sombre et abrasive de Chokebore.

L’album s’appelle "How To Live On Nothing", et on apprend aussi que Troy Von Balthazar a réalisé ce disque en naviguant d’une ville à l’autre, était-ce avant ou après avoir écrit son livre "3 Girls" ? Difficile à dire, en tout cas, il a aussi choisi de voyager léger : guitare folk, ukulélé, petit synthétiseur, boîte à rythmes rudimentaire, on retrouve avec bonheur tous les éléments de ces petites compositions acoustiques dont l’ancien leader de Chokebore a le secret. Avec To A Girl With One Wing Gone, My Diamond Brain, Wings ou encore Infinity Face, Troy Von Balthazar construit là un bel écrin pop, minimaliste et très personnel qui se révèle absolument fragile et à fleur de peau.

En marge de la reformation nostalgique de Chokebore, Troy Von Balthazar réalise là un très bon disque, entre folk lo-fi et rock dépressif, parfaitement émouvant. Voilà, la suite s’écrit le jeudi 4 Novembre au Point Ephémère, où Troy Von Balthazar viendra jouer en live du côté de chez nous …

Chroniqueur