Dive


Un album de sorti en chez .

7

L’école est finie ! Autorisons-nous une petite folie : quittons les sentiers bien gardés de l’indie pop rock et allons errer du côté "ambient" de la force. Eh oui, la rédaction cultive ici son don d’ubiquité en chinant la crème de...

L’école est finie ! Autorisons-nous une petite folie : quittons les sentiers bien gardés de l’indie pop rock et allons errer du côté « ambient » de la force. Eh oui, la rédaction cultive ici son don d’ubiquité en chinant la crème de la crème en simultané, aux rayons rock et électro. Pourquoi ? Primo : parce qu’une fois n’est pas coutume. Secundo : pourquoi se priver quand la qualité est au rendez-vous ? Tertio : ce pourrait bien être la bande-son de vos vacances…

Tycho, c’est Scott Hansen, un graphiste américain dont les œuvres sont tournées vers une esthétique seventies toute en courbes avec, souvent, la présence d’un vaste mouvement éblouissant. Celui-là même qui se retrouve mis en son, quasi traduit, dans « Dive », son album aux morceaux ondulants et lumineux. A Walk débute le disque en beauté. Les cymbales charleston sont à l’image des phosphènes qui reflètent la lumière à la surface de l’eau et distillent des myriades d’éclats scintillants qui confèrent à la musique de Tycho une sorte de halo incandescent.

Scott Hansen a une approche très pointilliste et appose ça et là une multitude de petits détails qui, les uns mis à la suite des autres, dépeignent la grande fresque de sa musique. Et l’harmonie qui en résulte confirme son talent d’orchestrateur. Les mélopées synthétisées glissent, légères et fluides, mais possèdent un relief indéniable. Nous avons ici affaire à une véritable musique d’atmosphère, l’album s’écoute dans sa globalité, presque condition sine qua non de sa cohérence.

« Dive » porte bien son nom, provocant l’entrée immédiate dans une bulle, grand plongeon au cœur de l’immensité. La fluidité avec laquelle s’enchaînent les titres, combinée à une production chiadée, appuie l’idée d’une musique pure, extraite de toute souillure. C’est l’histoire de la blanche colombe contre la bave de ce gredin de crapaud. Il en ressort un album policé, un poil trop peut-être, mais c’est le prix à payer pour un mixage parfait, jusque sur ses titres les plus dissonants comme Hours.

Les synthétiseurs surfent sur l’absence de beats et l’osmose se crée. L’auditeur entre dans une phase autarcique et flotte, hermétique au monde extérieur. Nous sommes placés au rang d’observateur, les sens en éveil. L’imaginaire de la nature est toujours évoqué, implicitement ; « Dive » est nettement misanthrope.

Chroniqueur

Tracklist

  1. A Walk
  2. Hours
  3. Daydream
  4. Dive
  5. Coastal Brake
  6. Ascension
  7. Melanine
  8. Adrift
  9. Epigram
  10. Elegy

La disco de Tycho

Awake7
70%

Awake

Dive7
70%

Dive