On rapids


Un album de sorti en chez .

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Comment vous donner l’envie de lire ce qui se trouve plus bas et surtout l’envie d’écouter “On rapids” ? Les sons de cet album ne ressemblent à rien.

Pas de comparaison à vous donner.

Ca tombe bien, à trop chercher les ressemblances, cela en devient parfois réducteur, voire pas très respectueux.

Cet album belge distille une pop spleen élaborée et raffinée, voilà, c’est ça : une pop spleen délicate qui s’écoute dans le calme et l’isolement d’un casque.

Alors fermons les yeux, ouvrons nos esgourdes et laissons nous porter si vous le voulez bien.

La musique vient du traditionnel trio rock « guitare-basse-batterie » auquel s’ajoutent entre autres une clarinette, une trompette, un vibraphone et un clavier, le tout associé à des voix féminines et masculines.

C’est un voyage qui nous est proposé par cet album, un parcours initiatique sombre dans des sonorités inusitées. L’incipit The Missing Part pose le décor avec des cuivres et la voix grave et profonde de Boris Gronemberger qui font grimper la tension. La mélancolie s’installe avec A Safer Place, puis une révolte contenue monte avec le somptueux When You See Red et sa scansion si particulière (on m’a fait remarquer que ce titre ressemblait furieusement aux premières mesures d’Elephant de Tame Impala. Les australiens auraient-ils puisé dans le répertoire de notre collectif belge ?). Enfin, le plus enjoué Gently et trois titres en français composent l’épilogue de cette escapade vraiment originale.

On pourrait sans doute reprocher à cet album un manque d’accessibilité, une certaine préciosité voire un côté ampoulé. Mais, en grattant bien, on n’y trouve que douceur et volupté. Ce n’est pas un mal, bien au contraire, que les sons sortent des sentiers battus, qu’on ose se laisser porter par la seule créativité. “On rapids” s’apprécie pour son audace.

Il faut louer les artistes qui poussent l’expérimentation musicale jusqu’à atteindre l’ineffable.

On ne peut conclure cette chronique sans quelques mots sur les circonstances de notre première rencontre avec la musique de ce groupe. C’était en live en novembre dernier, lors de la première partie des Girls In Hawaii à Stéréolux.  Boris, qui est aussi maintenant le batteur des GIH, s’était mué en véritable homme orchestre, un genre de Rémy Bricka en mieux. Il était à la fois batteur, chanteur et guitariste, entouré d’Aurélie Muller à la clarinette et de Ludovic Bouteligier à la trompette. Et, ça aussi, c’était osé !

On doit la photographie du groupe au talent d’Aurore Dal Mas.

Merci Boris pour l’envoi de cette photo et tes quelques mots.

Chroniqueur

Tracklist

  1. The Missing Part
  2. Everything Is Bathed in Light
  3. When You See Red
  4. A Safer Place
  5. Seven Trees
  6. Dans la pénombre
  7. Giant Steps in the Plains
  8. Gently
  9. Reprise
  10. L'orage et le vent
  11. L'exode

La disco de V.O.

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