Tribute to Alain Delon et Jean-Pierre Melville


Un album de sorti en chez .

« Il n’y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï si ce n’est celle du tigre dans la jungle, peut-être… ». Ces paroles sorties de la bouche de Jean-Pierre Melville et qui apparaissent au dos du livret de ce CD en hommage à deux monstres sacrés du cinéma français ne résument finalement pas l’esprit […]

« Il n’y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï si ce n’est celle du tigre dans la jungle, peut-être… ». Ces paroles sorties de la bouche de Jean-Pierre Melville et qui apparaissent au dos du livret de ce CD en hommage à deux monstres sacrés du cinéma français ne résument finalement pas l’esprit de ce tribute. Car de solitude il n’en est pas question ici tant Jean-Emmanuel Deluxe et Alexander Faem, les deux instigateurs de ce projet, ont su s’entourer d’invités à la forte portée médiatique pour réaliser ce disque, parmi lesquels Bertrand Burgalat, Helena Noguerra, April March ou Ariel Wizman. Mais ce n’est finalement pas cette liste de noms connus qui constitue le principal attrait du disque, même si les douces voix de Helena Noguerra et d’April March sont très agréable à l’oreille. En effet, si le chant d’Ariel Wizman (mais peut-on vraiment dire qu’Ariel Wizman chante ?) et du dandy Jean-Emmanuel Deluxe pourra en agacer certains, ce sont les arrangements foisonnants dûs au talent d’Alexander Faem et l’instrumentation très riche qui marquent au détour de chacun des morceaux de cet album. Les guitares n’ont jamais le même son d’un morceau à l’autre, les programmations, qui alternent avec de vraies batteries, sont fines et extrêmement travaillées, la basse est omniprésente, on croise ici une flûte (« Paris Lisbonne », « Mein Name Ist Melville »), là une trompette (« Ertzazophonie », « Mattei’s Dream ») pour un album qui s’oriente largement vers des colorations pop psychédéliques, parfois aux frontières de la variété française comme en témoignent les reprises de Christophe (« Les Paradis Perdus ») et de Marcel Zanini (l’amusant « Rallebol »).
La partie composée de remixes se révèle être plus anectodique, même si Saint-Etienne s’en sort haut la main, ce qui n’étonnera personne, avec une relecture qui donne une nouvelle dimanesion à « Loneliness is a warm gum ».
Cet album fera donc une très bonne acquisition pour les passionnés des films de Jean-Pierre Melville qui auront sans aucun doute la curiosité de connaître la mise en musique de l’univers d’un des très grand réalisateur français.

Chroniqueur
  • Publication 438 vues9 septembre 2002
  • Tags V/AEuro-Visions
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