Eïdos


Un album de sorti en chez .

Six mois après l’excellent premier album de Lunt, le label toulousain Unique Records nous présente son deuxième artiste, en l’occurence Virga. Si les styles divergent entre ces albums, les points communs entre Lunt et Virga ne manquent pas. Tout d’abord parce que, derrière Virga, se cache un seul homme, à savoir Lionel Maraval, mais surtout […]

Six mois après l’excellent premier album de Lunt, le label toulousain Unique Records nous présente son deuxième artiste, en l’occurence Virga. Si les styles divergent entre ces albums, les points communs entre Lunt et Virga ne manquent pas. Tout d’abord parce que, derrière Virga, se cache un seul homme, à savoir Lionel Maraval, mais surtout parce que les deux artistes se révèlent être de véritables experts en matière de « sculpture sonore ». Ici ce sont des sons purement électroniques que nous propose Virga sur les huit plages de cet album aux atmosphères extrêmement variées. « Eïdos » est même davantage qu’un simple album d’électro, c’est un véritable voyage, un périple à travers les émotions et les angoisses de l’artiste. Le choix du premier titre, « Antarctique », n’est d’ailleurs pas innocent ; il marque en fait le point de départ de cette longue aventure sonore qui s’achève par « Arctique », une reprise renversée du premier morceau. Et entre l’antarctique et l’arctique, c’est une multitude d’atmosphères variées qui submergent l’auditeur. Les quatorze minutes de l’ambient hypnotique de « Steinbock » évoquent des membres de Labradford qui auraient laissé leurs guitares au placard ; « Enimia », ballade syncopée particulièrement envoûtante, mélange nappes industrielles et rythmes lancinant. Quant à « Marneffe » (jamais très éloigné de Squarepusher), il constitue un moment magnifiquement épique construits autours de longues montées d’adrénaline grâce à des beats de plus en plus puissants et rapides. Mais la force de cet album, c’est l’intégration d’influences variées dans un univers purement électro. Les samples jazzy enrichissent considérablement l’excellent « Stakhanov », la structure et l’énergie d' »Alter.go » évoquent parfois celles d’un morceau rock et on croirait presque entendre des guitares électriques sur le bouillonnant « Transpose ».
Ce premier opus est d’une richesse absolument incroyable tant le panel de sons utilisés est varié. Chaque morceau possède une atmosphère et une âme propre pour aboutir à un excellent album cohérent et homogène. A recommander aux inconditionnels d’electro mais aussi aux popistes sensibles à la chaleur de certaines productions trip-hop (Dummy, Mezzanine, Come From Heaven, ?).

Chroniqueur

La disco de Virga

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