Wavves - V

V


Un album de sorti en chez .

5

Quatre mois de répit. C’est le laps de temps que l’enfant terrible (bientôt trentenaire) de San Diego, Nathan Williams, a laissé s’écouler avant de revenir faire trembler les enceintes et râler les voisins. À peine quitté au début de l’été et...

Quatre mois de répit. C’est le laps de temps que l’enfant terrible (bientôt trentenaire) de San Diego, Nathan Williams, a laissé s’écouler avant de revenir faire trembler les enceintes et râler les voisins. À peine quitté au début de l’été et le voilà qui, délesté de son acolyte de Cloud Nothings, Dylan Baldi, déboule à nouveau avec cet album, cinquième de la fournée studio de Wavves.

Et la secousse sismique de “V” pourrait être la réplique du tremblement de terre qu’avait enregistré “King Of The Beach” en 2010. Une sorte de dommage collatéral qui fera encore état d’une trop grande libération d’énergie, à prendre comme il vient, c’est-à-dire vite et fort. Wavves, une nouvelle fois, nous abreuve d’un pop-punk élémentaire réalisé d’un même geste spontané et libérateur. C’est le premier degré de la musique, sans recherche ni développement, mais il fait du bien !

Moins revendiqué imbécile heureux que sur “King Of The Beach”, c’est plus la figure d’adolescent attardé qui caractérise ici Nathan Williams. Résultat d’une vie dissipée, arrosée d’alcools et de décibels et vécue sur roulettes, des Vans pétées aux pieds, il est beaucoup question de sa tête et du mal qui l’accompagne ; il a la gueule de bois et le répète à l’envi : Heavy Metal Detox, My Head Hurts. Une thématique qui ajoute au côté immature de Wavves, tempérament qui prévaudra toujours sur le reste parce qu’il est justement l’épicentre de son inspiration.

Adolescent est le bon terme pour décrire l’effet Wavves, un poil de nostalgie et de désinvolture pour avoir envie de revivre ses seize ans. À l’instar de Cry Baby, le titre final, impulsif et désordonné, qui résume à lui seul toutes les influences nineties de Wavves – presque innées lorsqu’on a affaire à quelqu’un né dans les années 1980. “V” est un album vif, fun mais sans surprise, conforme au genre pop-punk initié depuis 2010. Un franc moment de déconnade, dirons-nous.

Chroniqueur
  • Publication 509 vues21 octobre 2015
  • Tags WavvesGhost Ramp
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Tracklist

  1. Heavy Metal Detox
  2. Way Too Much
  3. Pony
  4. All the Same
  5. My Head Hurts
  6. Redlead
  7. Heart Attack
  8. Flamezesz
  9. Wait
  10. Tarantula
  11. Cry Baby

La disco de Wavves

V5
50%

V

Afraid of Heights
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King Of The Beach7
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Wavvves
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Wavves
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