Wild Nothing - Gemini

Gemini


Un album de sorti en chez .

Difficile d’échapper cette année au retour de la pop vaporeuse. Celle que l’on surnommait autrefois dream-pop se voit désormais affublée de noms plus bizarres les uns que les autres (glo-fi ou chillwave). La recette est pourtant à peu de choses près la même, à savoir une musique mélancolique composée à partir de volutes de guitares […]

Difficile d’échapper cette année au retour de la pop vaporeuse. Celle que l’on surnommait autrefois dream-pop se voit désormais affublée de noms plus bizarres les uns que les autres (glo-fi ou chillwave). La recette est pourtant à peu de choses près la même, à savoir une musique mélancolique composée à partir de volutes de guitares brumeuses et de nappes de synthés voluptueuses, le tout recouvert d’une montagne de réverbération à la manière de crème chantilly sur une coupe de fraises. Parmi la ribambelle de groupes à s’être engouffrés dans la brèche entouverte l’an dernier par The Pains of Being Pure at Heart, on distingue ceux qui jouent résolument la carte électro-psyché (Toro y Moi,  Neon Indian…) et ceux qui comme Wild Nothing privilégient plutôt le mélange shoegaze-pop évanescente cher à The Field Mice et toute la clique de l’époque Sarah records.

Le tableau ainsi dressé, attardons nous plus particulièrement sur le groupe de Jack Tatum, ce jeune américain originaire de Virginie qui a composé seul le premier album de Wild Nothing. "Gemini" se situe donc dans une veine plus pop que la majorité des albums surfant sur le revival dont on a parlé plus haut. Les guitares sont ici bien présentes bien que noyées sous des tonnes d’effets, les nappes de synthés sont plus discrètes (Live in Dreams) et la plupart du temps relèguées en arrière-plan. Si Drifter nous renvoie aux plus belles heures du label 4AD avec son chant féminin façon « heavenly voices », c’est bien Jack Tatum que l’on retrouve au micro sur le reste de l’album. Comme on a pu le constater dernièrement en live, il y a encore des progrès à faire de ce côté-là mais la magie du studio et les multiples effets apposés sur sa voix se marient à merveille avec les mélodies vaporeuses telles que Bored Games ; My Angel Lonely ou les deux petits bijoux de pop évanescente Summer Holiday et Chinatown.

On se gardera bien de tirer des plans sur la comète Wild Nothing mais sachez d’ores et déjà que "Gemini" est l’une des très belles surprises de l’année, lui qui nous a accompagné tout au long de nos rêveries estivales.

Chroniqueur
  • Pas de concert en France ou Belgique pour le moment

Tracklist

  1. Live in Dreams
  2. Summer Holiday
  3. Drifter
  4. Pessimist
  5. O Lilac
  6. Bored Games
  7. Confirmation
  8. My Angel Lonely
  9. The Witching Hour
  10. Chinatown
  11. Our Composition Book
  12. Gemini

La disco de Wild Nothing

Indigo6
60%

Indigo