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William Z Villain


Un album de sorti en chez .

7

Premier album d'un artiste pour le moins différent.

Sous l’égide du label Normandeepblues Records, un réel hurluberlu débarque sur nos platines avec sa dobro à huit cordes, et nul doute que cette rencontre restera marquante…

Tout commence par un semi instru (WZV intro) à la guitare sèche schizophrène. Tel un autiste survolté, le virtuose nous expose en l’espace de 90 secondes ce que sera son album, mélodique soit, mais furieusement personnel et en ébullition permanente. C’est alors que, sur un ton de lover patenté, William nous assène un son entre soul, reggae et musique sud-américaine, l’inénarrable Spike My Brain, qui mettra d’autant plus en exergue la folie burlesque du garçon. Ce second titre sonne comme une fusion à haute température, avec sa composition totalement désarçonnante faite de respirations rythmiques et d’éclats vocaux à briser n’importe quel cristal. On retrouvera cette impression avec EF-TA avec un grain un peu plus garage qui liera tout cela avec brio.

À côté de cela, des morceaux plus “virils” tels que Clave ou encore Tippy Tippy Top, presque métal dans l’approche avec une puissance assumée au service d’une folie burlesque toujours omniprésente, donneront un côté presque Pattonien.

Dans cette veine masculine, le très produit No Friend Of Mine fera moins l’objet de triturations rythmiques, mais marquera un pan de talent, plus pop, du garçon, chose que l’on avait déjà pu percevoir avec Anybody Gonna Move ?

Voilà donc pour ce premier album du décalé William Z Villain, extrêmement riche, toujours magnifiquement mélodieux même sur les passages aux rythmiques hachées. D’aucuns le présentent souvent comme une sorte de blues expérimental, à titre personnel nous sommes très loin de trouver du blues en cela. Bror Gunnar Jansson, autre rejeton de la même écurie, s’émancipait déjà du style dans “Moan Snake Moan“, mais en l’occurrence, il serait bien ambitieux d’accoler un style à cet opus clairement unique. La folie qui guide l’album crée sans doute de l’hétérogénéité sur son ensemble, en faisant pâtir la cohérence générale, mais on s’accommode parfaitement de cela à la grâce à la fraîcheur qu’il dégage.

 

 

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La disco de William Z. Villain