Back To Land


Un album de sorti en chez .

5

C’est toujours la même chose avec Wooden Shjips : une musique cosmique aux inflexions garage à vriller les neurones les plus résistants d’un souffle chaud et électrique. Revenu de son embardée avec Sanae Yamada, sa moitié au sein de Moon...

C’est toujours la même chose avec Wooden Shjips : une musique cosmique aux inflexions garages à faire vriller les neurones les plus résistants d’un souffle chaud et électrique. Revenu de son embardée avec Sanae Yamada, sa moitié au sein de Moon Duo, Ripley Johnson a tôt fait de réunir Wooden Shjips et d’accoucher de « Back To Land ». Il y aurait du nouveau à l’ouest, et le titre du disque suggère comme un retour aux sources. S’en étaient-ils seulement éloignés ?

À première écoute, que nenni. Ils ont toujours la tête dans un nuage de distorsions et de motifs répétitifs et le cœur du côté de Led Zeppelin, manifestement : la pochette du disque semble être une version (à peine) modifiée du troisième album studio de l’auguste quatuor britannique.

Revenons à la musique. L’orgue constitue la charpente de « Back To Land ». Ruins sonne même un poil Doors au début. Impression qui s’efface vite derrière l’usage de la pédale fuzz qui se rappelle à notre bon souvenir. En fait, l’orgue apporte une note lascive qui, bien assortie aux modulations sinueuses et électriques de Ripley Johnson, peut faire des merveilles. Le rythme constant, imperturbable, s’avère un témoin efficace de ce mariage… même s’il flirte parfois du côté de la monotonie.

Car le schéma ennuie à la longue, peine à trouver un nouveau souffle. Décliné sous toutes les formes possibles, il domine complètement le disque, à tel point que le degré de créativité déployé par nos quatre comparses s’approche de zéro alors qu’il s’agit de leur quatrième opus. Le dynamisme manque avec un chant à la limite de la narcolepsie (« These Shadows »), et pourtant, tous les ingrédients sont là pour que la sauce prenne.

L’éclat de « Back To Land » est trop faible pour être réfracté et décomposé à travers le prisme de leurs hallucinations mais nul doute que si Wooden Shjips reprend du poil de la bête – barbue, évidemment – le spectre n’en sera que plus éblouissant.

Chroniqueur

Tracklist

  1. Back to Land
  2. Ruins
  3. Ghouls
  4. These Shadows
  5. In the Roses
  6. Other Stars
  7. Servants
  8. Everybody Knows

La disco de Wooden Shjips