Get up!

 

A chaque nouvel album de Ben Harper, je me dis que si je le croisais dans un bar ou dans un aéroport, il me proposerait peut-être de prendre un verre, de jamer et pourquoi pas …  composer un album ensemble. Le bonhomme a toujours écrit sa carrière et sa discographie au gré de ses rencontres et ses envies… Son aventure avec Recentless 7, initié d’une rencontre dans un taxi illustre bien le phénomène. En attendant mon tour, je continue à réviser mes gammes blues…

Pour ce douzième album, c’est Charlie Musselwhite qui s’y colle. L’harmoniste aurait rencontré Ben Harper lors d’une session d’enregistrement organisée par John Lee Hooker (à qui l’album est dédicacé). Alors forcément, c’est bien de blues qu’il s’agit… Le guitariste est épaulé par ses fines lames de  Relentless 7, Jason Mozersky à la guitare, Jordan Richardson à la batterie et Jesse Ingalls qui abuse de ses grosses lignes de basse pataudes (I’m in I’m out and I’m Gone, Get up)…  Les compos s’articulent autour de la guitare et de l’harmonica, un harmonica plutôt discret et bien à propos… que les flippés de Milteau se rassurent. Entre minauderies (You found another lover) et rock élancé (Blood side out), Harper et Musselwhite ont trouvé le bon équilibre.

Parfait brassage de blues old school (Don’t look twic), gospel( We can’t say end this way) et de rythm’n’blues (le percutant I Don’t Believe A Word You Say), ce nouvel opus permet à Ben Harper d’aborder le rock qu’il chérit tant par le prisme du blues. Comme souvent, il n’y pas grand-chose à redire… j’ai bien fait de passer mon tour.

Chroniqueur
Get up!
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