<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>indiepoprock.fr - chroniques de disques</title><link>http://www.indiepoprock.fr</link><description>indiepoprock.fr // webzine, chroniques, interviews, live reports, labels, groupes indie, actualité rock, musique pop, artistes indépendants,</description><copyright>©2006 indiepoprock</copyright><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 05 Feb 2012 01:00:12 +0100</lastBuildDate><item><title>Holter (Julia) - Tragedy</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3789</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3789</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2012</pubDate><description>La musique élégiaque de la jeune américaine Julianna Barwick, constituée entièrement de chœurs, a marqué les esprits en 2011. Julia Holter n'est pas très loin, par moments, d'utiliser la même palette organique. Mélangeant instruments acoustiques, et quantité de synthétiseurs, "Tragedy" est un album complexe, mais pénétrant. Il y a du Scott Walker circa "Tilt" (1995) sur cet extraordinaire &lt;em&gt;Interlude&lt;/em&gt;, et la poésie infiniment mélancolique de Max Richter (telle qu'on a pu l'entendre sur Infra en 2009), par touches ça et là ; certains y entendent le son de This Mortal Coil ou Laurie Anderson. The Falling Age fait venir à l'esprit les productions de David Lynch et Antonio Bandalamenti pour Julee Cruise sur "Floating into the Night" (1989) : Cruise capturée pour l'éternité dans la gaze narcotique orchestrée par le cinéaste.  Ce n'est pas seulement la musique, mais la voix claire, lointaine et lente de Holter qui reproduit ce flottement dans la nuit. Avec plus de liberté ; il n'y a pas ici de morceaux pop, mais une trame en mouvement incessant, riche d'harmonies et aérienne. À défaut d'être heureux, le disque est agréable, comme une profonde inspiration. 

Julia Holter ne donnera jamais complètement les ingrédients de l'expérimentation de "Tragedy". Elle  y joue tous les instruments elle-même, à l'exception de quelques interventions de saxophone. Beaucoup de sons ont été astucieusement transfigurés par la magie électronique, travaillés avec l'austérité et la méticulosité inspirée des compositeurs de musique contemporaine. Le processus de mixage devient l'équivalent d'un travail d'orchestration. Celui de &lt;em&gt;Tragedy Finale&lt;/em&gt;, qui comporte une multitude de voix entremêlées avec une grâce stupéfiante – dont la sienne, transformée pour ressembler à celle d'un homme - a demandé un mois d'ouvrage. 

Basé sur une "Hippolyte", la pièce millénaire d'Euripide, "Tragedy" déploie ses limites narratives dans une grande variété de goûts, de visions, produisant une œuvre à la cartographie foisonnante qui ne cesse de se déployer dans nos têtes. Ce n'est pas un disque de chansons, mais d'images cinématiques, de fondus enchaînés où l'on passe d'un ressenti à un autre. Il décrit la façon dont certaines situations affectent les esprits de différents personnages, dans un climat d'évanescence triomphante. « Je n'ai pas choisi d'utiliser la pièce pour une autre raison que parce j'ai aimé les situations dont que j'ai observées et les émotions qui ont gagné les personnages », commente Julia Holter interviewée sur le site Euterpe's Notebook. La musicienne se pose ainsi comme simple témoin. La forme désincarnée permet d'échapper à toute notion temporelle et spatiale, ce qui est une belle idée lorsqu'on s'inspire d'une pièce vieille de plus de 2000 ans. Les paroles sont souvent directement empruntées à la pièce. Les voix échangent entre elles, les esprits sont animés de conversations. Les émotions s'étirent, s'approfondissent pendant plusieurs minutes. L'amalgame des éléments crée une musique comme un voile éthéré. "Tragedy" se construit dans une succession d'artifices si naturellement amenés qu'ils chassent toute idée de concept ou de style.</description></item><item><title>Van Etten (Sharon) - Tramp</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3791</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3791</guid><pubDate>Thu, 02 Feb 2012</pubDate><description>A la sortie de son premier album, "Because i Was in Love" (2009), Sharon Van Etten a été, comme de tradition, comparée un peu paresseusement à d'autres chanteuses de sa génération. « Des artistes telles qu'Alela Diane, Marissa Nadler, Jana Hunter et Mariee Sioux, ont produit de la musique de qualité avec une belle constance, et ont placé un standard assez haut pour ce soit difficile de s'aligner lorsqu'on débute. Pourtant, sur son premier album, la chanteuse de Brooklyn Sharon Van Etten prouve qu'elle a l'expressivité et les qualités d'écriture pour soutenir le pas de ses compagnes. » Comme Marissa Nadler, c'est vrai, Sharon Van Etten adresse des sujets biographiques avec une part égale d'assurance et d'étrangeté. Sa voix est aussi extraordinaire que celle de Nadler ; léthargique, large de spectre, avec quelque chose d'ancien, de gothique. Comme tant de jeunes auteures de chansons, Van Etten a commencé par évoquer ses prises avec le sentiment amoureux – il y a trois ans encore, elle semblait si peu consciente du choix de ses mots. Aujourd'hui, il suffit d'écouter Serpents, interprétation qui guide Van Etten vers une nouvelle intensité,  pour comprendre que cette époque est révolue : « Tu aimes t'accrocher à tes rêves », assène-t-elle. 

Van Etten décrivait sur "Because i Was in Love" la plénitude comme une chose naïve : « mon orteil touche heurte légèrement le tien/ton pied frôle ma cheville en retour/je n'ai pas besoin de beaucoup plus que ça. ». Sous ses airs de songe doux-amer, "Tramp" est trempé de nouvelles réalités, profite d'une conscience accrue du point de vue de l'écriture et dessine un environnement en expansion émotionnelle constante. Van Etten a vécu pendant 14 mois sans réel domicile (d'où le nom, 'clochard' du disque), déménageant ses possessions au rythme des sessions d'enregistrement, et ne se retrouvant nulle part avec plus de régularité que dans le garage de Aaron Dessner, des New-Yorkais The National, qui a produit le disque. Son précédent "Epic" (2009) n'était pas encore paru qu'elle écrivait déjà celui-ci. Longuement maturé avec la crème de Brooklyn, de Julianna Barwick à Matt Barrock (batteur de The Walkmen) et Zach Condon (Beirut) ou Jenn Wasner (Wye Oak) l'album est entre folk urbain et classicisme envoûtant. Van Etten semble se débattre avec sa propre dévotion, sa révérence, ses doutes, et prendre le dessus. "It's bad to believe in any song you sing,” chante-t-elle sur &lt;em&gt;I'm Wrong&lt;/em&gt;, d'une façon trop expansive pour qu'il s'agisse d'une simple confession. Le morceau s'élève avec une pureté transcendantale. Les mélodies vocales superbes, languissantes (&lt;em&gt;Give Out, Leonard, All I Can&lt;/em&gt;) et les refrains saisissants « We got to loose sometimes » sur &lt;em&gt;We Are Fine&lt;/em&gt; - annoncent un triomphe intime, émancipent la chanteuse d'une domesticité dont les tenants et aboutissants se dessinent peu à peu, dans la confidence.</description></item><item><title>Jah Wobble et Julie Campbell - Psychic Life</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3790</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3790</guid><pubDate>Wed, 01 Feb 2012</pubDate><description>Les Britanniques Jah Wobble et Julie Campbell ont une vingtaine d'années d'écart d'âge. Jah Wobble (ou John Wardle), poursuivit une carrière solo de très bonne tenue, s'attirant les collaborations percutantes, de John Lydon (Johnny Rotten des Sex Pistols) à Sinnead O'Connor, de membres du groupe krautrock allemand Can à The Edge (U2). Vers la fin des années 80, il commence à écouter de la musique d'Afrique du Nord, d'Europe de l'Est ou d'Asie de Sud-Est, et fonde Invaders of the Heart, un projet expérimental. L'exploration incessante de confins sonores devient alors la raison d'être de l'artiste. Il fonde son propre label dans les années 1990 et travaille dans le même esprit que le plus jeune Damon Albarn (Blur). Il finit par s'attaquer au jazz en 2011, en enregistrant avec son Modern Jazz Ensemble un disque hommage à ses héros.

Campbell était à peine née lorsque le groupe postpunk Public Image LTD fit paraître le percussif et violent Metal Box (1979), disque sophistiqué et parfait exemple de la façon dont la musique punk se transformait grâce à l'exploration de nouvelles possibilités créatives. De cette musique, Campbell appréciait sans doute l'ambition de transformer une musique brute en expérience sollicitant tous les sens de l'auditeur. Le plus important de ces sens : le besoin qu'a cet auditeur de vivre la musique en la dansant. C'est ce qui fait qu'un jour dans le passé, et encore dans l'avenir, le postpunk et le disco formeront des chansons de la trempe de celles que contient "Psychic Life". Sur "Metal Box", les lignes de basse terribles étaient l'œuvre de Wobble.

Le début de sa carrière, en 2004, avec sa seule guitare et un enregistreur 4-pistes, vit la genèse d'un son cru et pourtant atmosphérique. Six ans plus tard, la jeune auteure, chanteuse et guitariste de Manchester connue sous le pseusdonyme Lonelady élargit le public de ses premiers singles avec l'album "Nerve Up" (2010) qui reflétait la sensibilité de groupes post-punk locaux tels que les Buzzcocks. Lonelady y faisait preuve de détachement, plongée dans une méditation musicale donnant voix à des inspirations telles que Public Image. L'angularité et la tension de sa musique rappelaient la production des labels Factory ou 4AD dans leurs âges d'or. Mais c'était une musique sans cesse sur la brèche, en questionnement. Intense, Julie Campbell traçait avec pouvoir hypnotique et autorité une ligne entre guitares et pop électronique dépouillée. Réunis par Steve Beckett, le parton de Warp, le label Londonien sur lequel "Nerve Up" est paru, les deux musiciens se sont trouvés une vision commune, et des humeurs à partager. Avant la naissance de Psychic Life, Wobble en était au stade où, après 15 ans d'avant-garde, il souhaitait renouer avec certains des éléments rock qu'il avait abandonnés. Pour cela il fallait passer par le guitariste de Public Image LTD (et pour un temps des Clash), Keith Levene, et sa pédale d'effets FX.

Son apparition sur deux morceaux du disque est là pour parfaire un album très soigné, pensé en osmose, et résultat d'une inspiration étonnante. Son efficacité concise, la qualité de ses mélodies, la profondeur de ses arrangements ainsi que l'utilisation d'éléments faits pour séduire le corps autant que l'esprit, tel le rythme hip-hop solide du morceau-titre, devraient asseoir la popularité des musiciens co-crédités, sans barrière générationnelle. Pour ceux qui connaissent Wobble depuis longtemps, ils apprécieront la façon dont il fait l'acrobate autour de structures contemporaines inspirées du krautrock, de la disco, du dub voire de la house music pour &lt;em&gt;Tightrope&lt;/em&gt;, le premier extrait de l'album.

Le temps d'arriver sur la plus abstraite &lt;em&gt;Phantasms Rise&lt;/em&gt;, et le style change, la trame est lancinante et pleine d'aspérités méticuleuses. Après Feel, une autre chanson à l'interprétation détachée et à l'ambiance glaciale, &lt;/em&gt;Slavetown&lt;/em&gt; (séquencée en deux parties) apporte une belle sensualité, non sans rappeler le funk asexué de Prince. Campbell y questionne la sensation d'enfermement que lui procure Manchester. La 'vie psychique' évoquée pourrait être cette bataille, tout à la fois mentale et physique, contre l'envie de s'échapper de son carcan de vie. En fracture avec son environnement, elle fait un album sur le sentiment, ou son manque. Pour Wobble, Psychic Life n'est qu'un nouveau produit de ses talents visionnaires et son besoin de renouvellement constant ; alors qu'il avait simplement trouvé dans la voix de Campbell l'élément qui lui permettrait d'atteindre une nouvelle plénitude musicale, celle-ci a une inspiration assez puissante pour faire de cet album une œuvre psychique à la hauteur de son titre.</description></item><item><title>Perfume Genius - Put Your Back N 2 It</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3786</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3786</guid><pubDate>Mon, 30 Jan 2012</pubDate><description>Pour son album pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent, Mike Hadreas sous le nom de plume de Perfume Genius, avait choisi d'enregistrer de fa&amp;ccedil;on chronologique, au fur et &amp;agrave; mesure o&amp;ugrave; ses compositions prenaient forme. Par rapport &amp;agrave; celui-ci, &amp;quot;Put Your Back N 2 It&amp;quot; s'av&amp;egrave;re beaucoup plus travaill&amp;eacute; et versatile en mati&amp;egrave;re d'inspiration. En effet, et m&amp;ecirc;me si la plupart des compositions sont construites autour du piano, Hadreas est parvenu &amp;agrave; utiliser toute la richesse que cet instrument pouvait conf&amp;eacute;rer. La dissonnance&amp;nbsp;est ainsi pr&amp;eacute;sente sur un morceau comme &lt;em&gt;Awol Marine&lt;/em&gt;, distillant ainsi une fine couche d'&amp;eacute;tranget&amp;eacute; et d'inqui&amp;eacute;tude, tout comme &lt;em&gt;Normal Song&lt;/em&gt; s'av&amp;eacute;re &amp;ecirc;tre une berceuse chaloup&amp;eacute;e sous les d&amp;eacute;licats arp&amp;egrave;ges du piano.&amp;nbsp;

Un titre comme&amp;nbsp; &lt;em&gt;No Tear&lt;/em&gt; introduit des percussions ahanantes &amp;eacute;toffant l'ensemble pour lui donner une aura de &amp;laquo;&amp;nbsp; slave song&amp;nbsp; &amp;raquo; (Hadreas se r&amp;eacute;clame de la &amp;laquo;&amp;nbsp; soul&amp;nbsp; &amp;raquo; &amp;agrave; la Otis Redding) et un morceau comme comme &lt;em&gt;Take Me Home&lt;/em&gt; sait, avec intelligence, allier climat road-song et atmosph&amp;egrave;re liturgique. Le tout reste, n&amp;eacute;anmoins, emprunt de cette d&amp;eacute;marche qui perdure chez le chanteur&amp;nbsp; ; un m&amp;eacute;lange d'honn&amp;ecirc;tet&amp;eacute;, de fragilit&amp;eacute; voire de gracilit&amp;eacute;, le tout&amp;nbsp; &amp;eacute;tay&amp;eacute; par une voix androgyne qui parvient parfois, pourtant, &amp;agrave; s'&amp;eacute;lever vers plus de gutturalit&amp;eacute; quand il est question d'imprimer de la masculinit&amp;eacute; (&lt;em&gt;No Tear&lt;/em&gt;).&amp;nbsp;

Tristesse et m&amp;eacute;lancolie sont donc de rigueur mais, plut&amp;ocirc;t que de lasser, les diverses composantes musicales sous lesquelles elles sont narr&amp;eacute;es musicalement permettent d'en explorer les multiples facettes (l'&amp;eacute;tonnante versatilit&amp;eacute; de &lt;em&gt;Hood&lt;/em&gt;). Si la th&amp;eacute;matique reste centr&amp;eacute;e sur le spleen elle se conjugue, pourtant aussi &amp;agrave; l'espoir. Celui-ci&amp;nbsp; se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le avec un &lt;em&gt;Sister Song&lt;/em&gt; o&amp;ugrave; foi semble perdurer en la famille et, de fa&amp;ccedil;on plus affirm&amp;eacute;e, avec&amp;nbsp; &lt;em&gt;Put Your Back N 2 It&lt;/em&gt; o&amp;ugrave; le vocaliste affirme avec &amp;eacute;nergie et vigueur qu'il est dans un processus de remise en selle. Si l'on ajoute qu'il a su s'entourer de John Goodmanson, producteur de Los Campesinos!, pour lui apporter cette profondeur assertive, on comprendra alors que cet album n'est pas &amp;agrave;&amp;nbsp;consid&amp;eacute;rer comme une &amp;eacute;ni&amp;egrave;me &amp;eacute;vocation de la vuln&amp;eacute;rabilit&amp;eacute; et de la pr&amp;eacute;carit&amp;eacute; des &amp;eacute;motions, mais plut&amp;ocirc;t comme un moyen de se saisir de ce qui est ancr&amp;eacute; dans la chair ou &amp;agrave; fleur de peau pour en faire&amp;nbsp;un hymne &amp;agrave; la reconstruction et &amp;agrave; la r&amp;eacute;silience qui peuvent animer les plus sensibles et les plus d&amp;eacute;licats.</description></item><item><title>Stuck In The Sound - Pursuit</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3774</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3774</guid><pubDate>Sun, 29 Jan 2012</pubDate><description>10 ans d&amp;rsquo;existence, des centaines de concerts, Stuck in the sound sort enfin son troisi&amp;egrave;me album. Oui, d&amp;eacute;j&amp;agrave; 10 ans depuis le tube &lt;em&gt;Toyboy &lt;/em&gt;qui a fait connaitre ces parisiens biberonn&amp;eacute;s aux Pixies et &amp;agrave; Pavement. Le sulfureux &lt;em&gt;Brother &lt;/em&gt;(avec son beat &amp;agrave; la Mickael Jackson, son chant haut perch&amp;eacute; et ses guitares bavardes) annonce la couleur d&amp;egrave;s l&amp;rsquo;intro de l&amp;rsquo;album: &amp;quot;Pursuit&amp;quot; a la p&amp;ecirc;che de ses pr&amp;eacute;d&amp;eacute;cesseurs et la maturit&amp;eacute; d&amp;eacute;cennale.

Stuck in the Sound conserve son style bien particulier : un chant (Jose Ries Fonto) touche &amp;agrave; tout sur des d&amp;eacute;flagrations de guitares, comme sur l&amp;rsquo;a&amp;eacute;rien &lt;em&gt;Brandrupcy &lt;/em&gt;(avec son final orgasmique) ou sur le percutant &lt;em&gt;Let&amp;rsquo;s Go&lt;/em&gt;. Pour l&amp;rsquo;enregistrement, les parisiens se sont fabriqu&amp;eacute;s leur propre studio &amp;agrave; Montreuil et confi&amp;eacute; les manettes &amp;agrave; Romain Della Valle, fid&amp;egrave;le ing&amp;eacute; son depuis &amp;quot;Nevermind the living dead&amp;quot;, qui a su mettre en lumi&amp;egrave;re la puissance des compos.

Les parisiens ont pris de l&amp;rsquo;assurance et de la maturit&amp;eacute; au point de pondre 13 tubes potentiels. Les parisiens s&amp;rsquo;aventurent prudemment sur le terrain des m&amp;eacute;lodies d&amp;eacute;chirantes (&lt;em&gt;Tender&lt;/em&gt;), pr&amp;eacute;textes &amp;agrave; de belles progressions pop (l&amp;rsquo;envoutant &lt;em&gt;Criminal &lt;/em&gt;et son chant haut perch&amp;eacute;). Certes, on pourrait leur reprocher de ne pas avoir pris trop de risques par rapport &amp;agrave; leurs premiers opus, mais malgr&amp;eacute; un style bien marqu&amp;eacute;, &amp;quot;Pursuit&amp;quot; est tr&amp;egrave;s h&amp;eacute;t&amp;eacute;rog&amp;egrave;ne et frais. Une fraicheur que le groupe explique simplement par l&amp;rsquo;envie de se faire plaisir, comme &lt;em&gt;Fred Mercure&lt;/em&gt;, avec son refrain dithyrambique et ses guitares bavardes qui rappellent l&amp;rsquo;excitation des premiers Libertines.

Avec ce convaincant &amp;quot;Pursuit&amp;quot;, Stuck in the sound passe le cap du troisi&amp;egrave;me album avec une profession de foi r&amp;eacute;ussie qui pourrait bien leur en remettre pour 10 ans.</description></item><item><title>Tellison - The Wages of Fear</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3788</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3788</guid><pubDate>Fri, 27 Jan 2012</pubDate><description>Existe-t-il encore un cr&amp;eacute;neau pour ce qu'on a nomm&amp;eacute; le rock lyrique et aussi l'emo rock ? Les Londoniens de Tellison semblent le croire puisque, quatre ans apr&amp;egrave;s leur premier album &amp;quot;Contact&amp;nbsp;! Contact&amp;nbsp;!&amp;quot;, les voil&amp;agrave; de retour avec un &amp;quot;The Wages of Fear&amp;quot; qui accentue leur d&amp;eacute;marche (refrains d&amp;eacute;clamatoires et phras&amp;eacute;s gorg&amp;eacute;s d'&amp;eacute;motivit&amp;eacute;) mais aussi la peaufine dans la mesure o&amp;ugrave; le groupe a choisi d'orchestrer ses compositions de mani&amp;egrave;re plus nuanc&amp;eacute;e.

Tout d&amp;eacute;marre donc avec un &lt;em&gt;Get On &lt;/em&gt;introduit par de doux accords de piano avant que le titre ne s'&amp;eacute;l&amp;egrave;ve &amp;agrave; grands renforts de cymbales fracassantes et d'un rendu vocal du chanteur Stephen Davidson  plein d'assurance voire de morgue. Emballement et &amp;eacute;nergie donc, comme sur &lt;em&gt;Say Silence (Heaven &amp;amp; Earth)&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Collarbone&lt;/em&gt; mais le groupe sait &amp;eacute;galement m&amp;eacute;nager des pauses m&amp;eacute;lodiques comme sur &lt;em&gt;Know Thy Foe&lt;/em&gt;.

Ce qui est, pourtant, notable dans cet album et  l'&amp;eacute;loigne de l'habituelle alternance &amp;laquo;&amp;nbsp;rockers&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;em&gt;(Letters From Pre-Med&lt;/em&gt;)&lt;em&gt;/&lt;/em&gt; ballades &lt;em&gt;(Edith&lt;/em&gt;)&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; est la facult&amp;eacute; de Tellison &amp;agrave; vouloir parsemer &amp;quot;The Wages of Fear&amp;quot; de pauses qui s'&amp;eacute;cartent de ce sch&amp;eacute;ma pr&amp;eacute;&amp;eacute;tabli. &lt;em&gt;Rapture &lt;/em&gt;et un &lt;em&gt;Tell It To The Tribes &lt;/em&gt;presque tribal&lt;em&gt; &lt;/em&gt;parcourent ainsi des territoires plus sombres et graves et &lt;em&gt;Freud Links The Teeth And The Heart&lt;/em&gt; (quel titre!) conjugue tendresse presque mielleuse subvertie par de l&amp;eacute;g&amp;egrave;res touches d'ironie. Celle-ci se transforme presque en humeur noire quand s'ach&amp;egrave;ve le disque avec un &lt;em&gt;My Wife's Grave Is In Paris &lt;/em&gt;o&amp;ugrave;, l&amp;agrave; encore, un d&amp;eacute;licat sarcasme contrebalance ce qui pourrait &amp;ecirc;tre vu comme une pierre de plus jet&amp;eacute;e dans le jardin du larmoyant.

&amp;quot;The Wages of Fear&amp;quot; n'est, certes pas, renversant&amp;nbsp;; y manque cette qualit&amp;eacute; &amp;agrave; composer des titres pop  v&amp;eacute;ritablement instantan&amp;eacute;s, mais il est soigneusement mis en place et ne m&amp;eacute;gote pas un enthousiasme fr&amp;eacute;quemment contagieux.</description></item><item><title>First Aid Kit - The Lion's Roar</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3787</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3787</guid><pubDate>Wed, 25 Jan 2012</pubDate><description>Bien que Su&amp;eacute;doises,&amp;nbsp;les deux s&amp;oelig;urs, Johana et Klara Sodernberg, s'emploient avec beaucoup de constance &amp;agrave; d&amp;eacute;livrer une musique faite de folk automnal et surtout d'Americana m&amp;eacute;lancolique qui trouve ses racines dans les ann&amp;eacute;es soixante,&amp;nbsp;&amp;agrave; la mani&amp;egrave;re de leur compatriote&amp;nbsp;Anna Terheim. Leur disque pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent, &amp;quot;The Big Black &amp;amp; Blue&amp;quot; souffrait d'une production parcimonieuse, de sch&amp;eacute;mas r&amp;eacute;p&amp;eacute;titifs un peu trop appuy&amp;eacute;s et, lyriquement, de ce d&amp;eacute;calage qu'il pouvait y avoir entre leur&amp;nbsp;jeune &amp;acirc;ge (elles avaient 20 et 17 ans &amp;agrave; l'&amp;eacute;poque) et une narration qui voulait explorer des &amp;eacute;motions plus matures.&amp;nbsp;

Changement radical sur &amp;quot;The Lion's Roar&amp;quot; puisque Mike Mogis (de Bright Eyes)&amp;nbsp;est aux manettes et son apport permet aux deux s&amp;oelig;urs d'embrasser enfin des univers plus diversifi&amp;eacute;s. Il est vrai, qu'entretemps, elles ont collabor&amp;eacute; avec les Fleet Foxes et Jack White, &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de parrainage on ne peut plus id&amp;eacute;aux. L'heure est donc &amp;agrave; une plus grande mise en avant de soi, et cela s'entend d&amp;egrave;s l'ouverture avec un&lt;em&gt; Lion's Roar&lt;/em&gt; affirm&amp;eacute; et presque rugissant (sic!) ou un &lt;em&gt;Blue&lt;/em&gt; dont la tonalit&amp;eacute; pop, toute nouvelle chez elles, montre que les chanteuses osent, enfin, &amp;eacute;gayer leur r&amp;eacute;pertoire d'humeurs plus enlev&amp;eacute;es. La m&amp;ecirc;me d&amp;eacute;marche, dans un registre diff&amp;eacute;rent, accompagnera ainsi &lt;em&gt;King of the World&lt;/em&gt; avec ses mariachis et ses cuivres qui ne sont pas sans &amp;eacute;voquer Calexico. M&amp;ecirc;me un &lt;em&gt;Emmylou&lt;/em&gt;, chanson douce-am&amp;egrave;re hommage &amp;agrave; Emmylou Harris, Johnny Cash et June Parker, est plus qu'une &amp;eacute;vocation de leurs racines musicales tant les harmonies vocales entrem&amp;ecirc;l&amp;eacute;es rivalisent de dext&amp;eacute;rit&amp;eacute;.&amp;nbsp;

On retrouvera d'ailleurs bien s&amp;ucirc;r ces changements de voix tout au long de l'album (la douce r&amp;ecirc;verie de &lt;em&gt;In The Hearts Of Men&lt;/em&gt; par exemple ou un &lt;em&gt;This Old Routine&lt;/em&gt; qui semble issu des longs hivers scandinaves) mais les acoustiques seront plus luxuriantes&amp;nbsp;; ainsi&lt;em&gt; I Found A Way&lt;/em&gt; impliquera une volont&amp;eacute; de s'extirper de sch&amp;eacute;mas trop typ&amp;eacute;s comme si les s&amp;oelig;urs Soderberg avaient trouv&amp;eacute; une nouvelle force depuis leur disque pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent. &lt;em&gt;Dance To Another Tune&lt;/em&gt; semble en &amp;ecirc;tre une profession de foi &amp;agrave; l'instar de &lt;em&gt;New Year's Eve&lt;/em&gt; qu'on peut assimiler &amp;agrave; une pr&amp;eacute;figuration de choses en devenir.&amp;nbsp;

Entre les troubadours f&amp;eacute;minins que Fist Aid Kit pourraient &amp;ecirc;tre et des croquis plus aventureux&amp;nbsp;; le duo esquisse une petite symphonie faite &amp;agrave; la fois de d&amp;eacute;licatesse ajour&amp;eacute;e et d'assertion de plus en plus affirm&amp;eacute;e.</description></item><item><title>Dakota Suite - The Side Of Her Inexhaustible Heart </title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3785</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3785</guid><pubDate>Tue, 24 Jan 2012</pubDate><description>Ca fait d&amp;eacute;j&amp;agrave; plus d&amp;rsquo;une dizaine d&amp;rsquo;ann&amp;eacute;es que Chris Hooson trimballe sa m&amp;eacute;lancolie au gr&amp;eacute; d&amp;rsquo;une discographie de toute beaut&amp;eacute; dont l&amp;rsquo;unique but semble focalis&amp;eacute; sur l&amp;rsquo;essence m&amp;ecirc;me de l&amp;rsquo;&amp;eacute;pure. &amp;laquo; The Side Of Her Inexhaustible Heart &amp;raquo; est le nouvel album de Dakota Suite, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; compos&amp;eacute; avec le pianiste Quentin Sirjacq, c&amp;rsquo;est un hommage pour la femme de Hooson, Johanna, et il contient la bande-son id&amp;eacute;ale pour de longs dimanches d&amp;rsquo;hiver. 

Les compositions de &amp;laquo; The Side Of Her Inexhaustible Heart &amp;raquo; sont d&amp;rsquo;une belle simplicit&amp;eacute;, ici une note de piano, quelques cordes, l&amp;agrave; une guitare acoustique et parfois la voix troublante de Chris Hooson, cette voix qui n&amp;rsquo;est pas loin de celle de Mark Kozelek par instant. C&amp;rsquo;est beau, c&amp;rsquo;est intense et c&amp;rsquo;est aussi un &amp;eacute;loge de la lenteur, mais si l&amp;rsquo;on se r&amp;eacute;serve les bons moments pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;couter, id&amp;eacute;alement le soir, &amp;laquo; The Side Of Her Inexhaustible Heart &amp;raquo; se r&amp;eacute;v&amp;egrave;le progressivement &amp;agrave; nos oreilles, et cela en naviguant au gr&amp;eacute; de ces morceaux qui forment un tout, une pi&amp;egrave;ce musicale pour un grand moment de m&amp;eacute;lancolie. 

Etrange paradoxe, ce disque semble avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; enregistr&amp;eacute; avec l&amp;rsquo;unique obsession de ne pas ajouter la note de trop, et pourtant Dakota Suite r&amp;eacute;alise l&amp;agrave; un double album. Chris Hooson et Quentin Sirjacq prennent leur temps, laissent les ambiances s&amp;rsquo;installer doucement. Et nous de rester scotch&amp;eacute;s sur les cordes de &lt;em&gt;Where The Tears Go&lt;/em&gt; ainsi que la guitare acoustique de &lt;em&gt;The Side Of Her Inexhaustible Heart (Part IV)&lt;/em&gt;. 

Aux derni&amp;egrave;res nouvelles, Chris Hooson enregistre de nouveau, son prochain disque est &amp;agrave; pr&amp;eacute;voir pour bient&amp;ocirc;t. Le bonhomme &amp;eacute;tant plut&amp;ocirc;t productif, en attendant un nouvel album on pr&amp;eacute;f&amp;egrave;re s&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter l&amp;agrave;, sur un silence admiratif &amp;hellip;</description></item><item><title>Porcelain Raft - Strange Weekend</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3784</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3784</guid><pubDate>Mon, 23 Jan 2012</pubDate><description>Voil&amp;agrave; plus d'un an que l'on suit &amp;agrave; la trace le d&amp;eacute;nomm&amp;eacute; Mauro Remiddi, plus exactement depuis qu'on l'a d&amp;eacute;couvert sur la sc&amp;egrave;ne du Bataclan en premi&amp;egrave;re partie de Blonde Redhead. Il restait alors beaucoup de travail pour tailler ce diamant brut en provenance de la botte italienne mais depuis longtemps sur les routes d'Europe et d'ailleurs, posant sa valise indiff&amp;eacute;remment en Cor&amp;eacute;e du Nord, &amp;agrave; Berlin, New-York ou Londres. Apr&amp;egrave;s plusieurs EP que l'on a forc&amp;eacute;ment &amp;eacute;cout&amp;eacute; avec int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, le moment est venu pour son projet solo de faire le grand saut. 

&amp;quot;Strange Weekend&amp;quot; est donc le premier album de Porcelain Raft, le projet solo de Remiddi. Il b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie du cadre prestigieux du label Secretly Canadian, une belle marque de confiance mais certainement aussi un peu de pression suppl&amp;eacute;mentaire sur ses &amp;eacute;paules. Le bonhomme s'en accommode plut&amp;ocirc;t tr&amp;egrave;s bien &amp;agrave; l'&amp;eacute;coute des 10 titres de l'album, dans la veine &amp;eacute;lectro-pop diaphane qu'on lui conna&amp;icirc;t. 

Voix r&amp;eacute;verb&amp;eacute;r&amp;eacute;e, guitare satur&amp;eacute;e et synth&amp;eacute; planant sont, comme souvent actuellement, mis en avant. Bien que qualifi&amp;eacute;e de pop de chambre ou chillwave, la musique de Porcelain Raft n'en oublie pas son c&amp;ocirc;t&amp;eacute; imm&amp;eacute;diat, dansant, &amp;agrave; l'image d'un &lt;em&gt;Put Me To Sleep&lt;/em&gt; ou du single &lt;em&gt;Unless You Speak From Your Heart&lt;/em&gt;. Le premier coup de c&amp;oelig;ur de l'ann&amp;eacute;e, que l'on pourra bient&amp;ocirc;t appr&amp;eacute;cier sur sc&amp;egrave;ne en premi&amp;egrave;re partie de M83.</description></item><item><title>Foster The People - Torches</title><link>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3781</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3781</guid><pubDate>Sat, 21 Jan 2012</pubDate><description>Crise financi&amp;egrave;re et &amp;eacute;conomique mondiale, r&amp;eacute;cession, effondrement de l'industrie musicale : quelle que soit la direction vers laquelle on regarde, les constats sont les m&amp;ecirc;mes, les analyses sont superposables. On n'est pas s&amp;ucirc;rs de tout comprendre mais le message g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral est tout &amp;agrave; fait clair : &amp;ccedil;a va mal, de mal en pis m&amp;ecirc;me, et ce n'est pas parti pour s'am&amp;eacute;liorer... Faut-il alors s'&amp;eacute;tonner qu'un des succ&amp;egrave;s &amp;quot;surprises&amp;quot; de l'ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re ait &amp;eacute;t&amp;eacute; cette petite chose joviale et innocente ? Des refrains dansants, enjou&amp;eacute;s, sans pr&amp;eacute;tention, sans prise de t&amp;ecirc;te : c'est donc de cette insignifiance dont on aura eu besoin en 2011. Pas glop.

Ne faisons toutefois pas de mauvais proc&amp;egrave;s &amp;agrave; Mark Foster et ses acolytes. Que cet album ait rencontr&amp;eacute; un tel succ&amp;egrave;s (plusieurs disques d'or, des nominations aux Grammys &amp;hellip;) a de quoi laisser perplexe mais apr&amp;egrave;s tout, il n'y a pas raison d'en tenir grief &amp;agrave; ses auteurs. On reconna&amp;icirc;tra m&amp;ecirc;me de bonne gr&amp;acirc;ce que &amp;quot;Torches&amp;quot;, &amp;agrave; d&amp;eacute;faut de br&amp;ucirc;lots, compte quelques titres fort sympathiques et &amp;agrave; m&amp;ecirc;me d'enflammer un dance-floor. Titre principal de l'album et succ&amp;egrave;s av&amp;eacute;r&amp;eacute; sur quelques radios am&amp;eacute;ricaines embl&amp;eacute;matiques, &lt;em&gt;Pumped Up Kicks&lt;/em&gt; fonctionne totalement, il s'agit m&amp;ecirc;me d'un hymne miniature, &amp;agrave; la fois irr&amp;eacute;sistible par sa ligne de basse rebondie, ludique et martiale et touchant par son c&amp;ocirc;t&amp;eacute; &amp;quot;bricol&amp;eacute;&amp;quot; - on sent que le trio ne pratique pas encore le gros son. Autres singles, &lt;em&gt;Houdini&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Helena Beat&lt;/em&gt; atteindront &amp;eacute;galement sans encombre leur cible.

Avec des recettes similaires mais sans la production sans &amp;eacute;gale de Dave Fridmann, &amp;quot;Torches&amp;quot; fait volontiers penser &amp;agrave; un frangin malingre et fauch&amp;eacute; de &amp;quot;Oracular Spectacular&amp;quot;. Cette modestie dans l'approche est d'ailleurs ce qui sauve l'album, car son absence apparente de pr&amp;eacute;tention permet au groupe de d&amp;eacute;jouer les critiques les plus virulentes. On n'aura pas vraiment le coeur &amp;agrave; pointer les faiblesses les plus &amp;eacute;videntes d'un trio si sympathique - notamment des limites criantes dans la composition. La franchise oblige pourtant &amp;agrave; signaler qu'au-del&amp;agrave; de trois ou quatre titres irr&amp;eacute;sistibles, l'inspiration est bien maigre et m&amp;ecirc;me sur un album tr&amp;egrave;s bref (dix chansons, moins de quarante minutes), les id&amp;eacute;es se font rares.

Mark Foster et ses acolytes ont int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t &amp;agrave; profiter au maximum de leur succ&amp;egrave;s : avec ce premier album sympathique mais sans g&amp;eacute;nie, tout indique que celui-ci devrait &amp;ecirc;tre &amp;eacute;ph&amp;eacute;m&amp;egrave;re - sauf &amp;agrave; ce qu'un coup de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre nous donne tort et que l'inspiration du groupe &amp;eacute;clate sur un &amp;eacute;ventuel deuxi&amp;egrave;me album. On ne retiendra pas notre souffle - mais cela ne nous emp&amp;ecirc;chera de passer encore de bons moments &amp;agrave; danser sur &lt;em&gt;Pumped Up Kicks&lt;/em&gt; !</description></item></channel></rss>
