<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>indiepoprock.fr - live reports</title><link>http://www.indiepoprock.fr</link><description>indiepoprock.fr // webzine, chroniques, interviews, live reports, labels, groupes indie, actualité rock, musique pop, artistes indépendants,</description><copyright>©2006 indiepoprock</copyright><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 28 May 2012 01:00:29 +0100</lastBuildDate><item><title>Lemonheads (The) - Paris [La Maroquinerie]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=573</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=573</guid><pubDate>Tue, 01 May 2012</pubDate><description>On devrait &amp;ecirc;tre immunis&amp;eacute;s, depuis le temps, contre ces reformations tiroir-caisse, ces tourn&amp;eacute;es souvenir qui pullulent, faisant les choux gras des festivals ravis de pouvoir attirer gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; ces t&amp;ecirc;tes d'affiches un large public de trentenaires au portefeuille plus fourni (et donc plus enclin &amp;agrave; c&amp;eacute;der aux sir&amp;egrave;nes du merchandising) qu'il y a 20 ans, mais montrant &amp;eacute;galement nos idoles d'antan sous un jour peu flatteur. Car en d&amp;eacute;finitive, ces reformations, ces tours de piste ne sont rien de plus que des tourn&amp;eacute;es &amp;quot;&amp;acirc;ge tendre et t&amp;ecirc;te de bois&amp;quot; pour nous, les vieux en devenir, ces groupes ne sont plus l&amp;agrave; pour faire &amp;oelig;uvre mais simplement pour relever les compteurs. Pixies, Richard Anthony, m&amp;ecirc;me combat !

On le sait, et puis&amp;hellip; Et puis &amp;agrave; chaque fois on se fait avoir ; il suffit de voir &amp;agrave; l'affiche les &lt;strong&gt;Lemonheads &lt;/strong&gt;annon&amp;ccedil;ant une tourn&amp;eacute;e autour de leur chef-d'&amp;oelig;uvre &amp;quot;It's A Shame About Ray&amp;quot; pour que des monceaux de souvenirs se manifestent en grandes bouff&amp;eacute;es douce-am&amp;egrave;res, pour que l'on se rappelle ce fichu bon vieux temps... Pour que l'on tente le coup, tout simplement.

De tiroir-caisse il n'y aura probablement pas ce soir ; si Pavement ou les Pixies jouent au Z&amp;eacute;nith, c'est &amp;agrave; la Maroquinerie, face &amp;agrave; un public dont la moyenne d'&amp;acirc;ge trahit sans &amp;eacute;quivoque, pour la carri&amp;egrave;re du groupe, un apog&amp;eacute;e depuis pr&amp;egrave;s de 20 ans d&amp;eacute;pass&amp;eacute;, qu'une formation compos&amp;eacute;e d'&lt;strong&gt;Evan Dando&lt;/strong&gt; et de deux musiciens (un bassiste, un batteur) vient jouer ses chansons. Dando arrive sur sc&amp;egrave;ne seul avec une guitare folk en bandouli&amp;egrave;re. On a beau savoir que l'homme s'est peu &amp;eacute;pargn&amp;eacute;, la vision est &amp;eacute;difiante : du flamboyant slacker punk &amp;agrave; belle gueule qu'&amp;eacute;tait Dando ne reste plus grand chose : une chevelure filasse et terne, un visage quelque peu emp&amp;acirc;t&amp;eacute;, des traits flous.

Evan Dando commence seul le concert, encha&amp;icirc;nant tr&amp;egrave;s rapidement une s&amp;eacute;rie de morceaux en acoustique, sans laisser le temps au public d'applaudir, sans v&amp;eacute;ritablement reprendre son souffle. Si le chanteur a vieilli physiquement, sa voix, elle, passe bien les ann&amp;eacute;es et conserve son timbre caract&amp;eacute;ristique. On a envie d'y croire, de se replonger dans l'univers des Lemonheads en ce d&amp;eacute;but de concert mais l'interpr&amp;eacute;tation, l'attitude de Dando ne nous le permettent pas : les morceaux s'encha&amp;icirc;nent trop rapidement, sans pause, sans respiration, sans &amp;acirc;me. Le malaise s'installe assez vite et on attend alors un second d&amp;eacute;part pour ce spectacle mal entam&amp;eacute;. Apr&amp;egrave;s une dizaine de minutes, guitariste et batteur entrent enfin en sc&amp;egrave;ne et la visite guid&amp;eacute;e d'&amp;quot;It's A Shame About Ray&amp;quot; commence. Les morceaux s'encha&amp;icirc;nent dans l'ordre exact de l'album, en commen&amp;ccedil;ant par l'entra&amp;icirc;nant &lt;em&gt;Rockin Stroll&lt;/em&gt;. L'&amp;eacute;nergie est l&amp;agrave; et l'on aimerait croire que Dando avait simplement besoin d'un peu de soutien mais l&amp;agrave; encore, la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; contredira nos v&amp;oelig;ux. Tout reste m&amp;eacute;canique, sans &amp;acirc;me. Oh, bien s&amp;ucirc;r, les morceaux sont ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;s (c'est le terme qui convient) de fa&amp;ccedil;on tr&amp;egrave;s propre, le groupe est en place, le bassiste et le batteur font le travail. Fermerait-on les yeux que l'on s'y croirait&amp;hellip; mais ces sons finalement agr&amp;eacute;ables contrastent fortement avec la r&amp;eacute;alit&amp;eacute; sur sc&amp;egrave;ne, avec le malaise visible de Dando, plant&amp;eacute; sur sc&amp;egrave;ne comme s'il &amp;eacute;tait attach&amp;eacute; &amp;agrave; un poteau, attendant que le peloton d'ex&amp;eacute;cution lui r&amp;egrave;gle son compte, les yeux riv&amp;eacute;s vers le plafond. P&amp;eacute;nible spectacle en v&amp;eacute;rit&amp;eacute; que cet homme qui prend aussi visiblement peu de plaisir &amp;agrave; jouer devant un public pourtant acquis &amp;agrave; sa cause, dont la pr&amp;eacute;sence sur sc&amp;egrave;ne n'est en v&amp;eacute;rit&amp;eacute; qu'une path&amp;eacute;tique b&amp;eacute;ance. 

Au terme d'un morceau, Dando se fend d'un ultime &amp;quot;thanks&amp;quot; et quitte brusquement la sc&amp;egrave;ne, sous les regards &amp;eacute;bahis de ses musiciens qui s'attendaient visiblement &amp;agrave; encha&amp;icirc;ner sur les morceaux suivants d'une playlist qu'on imagine plus fournie. Les lumi&amp;egrave;res se rallument, il n'y aura pas de rappel. A nous alors de d&amp;eacute;cider, entre la piti&amp;eacute; pour un homme visiblement en bien pi&amp;egrave;tre &amp;eacute;tat et le d&amp;eacute;go&amp;ucirc;t d'avoir pay&amp;eacute; pour un spectacle aussi piteux, quel sentiment doit l'emporter. En tout cas, une chose est s&amp;ucirc;re ce soir : la nostalgie, c'est vraiment de la merde. ...</description></item><item><title>Pony Pony Run Run - Nancy [ L'Autre Canal ]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=572</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=572</guid><pubDate>Thu, 05 Apr 2012</pubDate><description>&lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;Les Pony Pony Run Run sont de retour&amp;hellip;Apr&amp;egrave;s leur premier album catapult&amp;eacute; par les Victoires de la musique, les Nantais reviennent avec leur second album &amp;eacute;ponyme et une nouvelle tourn&amp;eacute;e. Deuxi&amp;egrave;me date de la tourn&amp;eacute;e fran&amp;ccedil;aise, Nancy accueille un groupe en grande forme, bien d&amp;eacute;cid&amp;eacute; &amp;agrave; surfer sur la vague m&amp;eacute;diatique de leurs premiers succ&amp;egrave;s. Si en 2009, &amp;laquo;You need Pony Pony Run Run&amp;nbsp;&amp;raquo; d&amp;eacute;voilait les talents &amp;eacute;lectro-disco du groupe, &amp;laquo;&amp;nbsp;Pony Pony Run&amp;nbsp;Run&amp;raquo; enfonce plus encore la touche du synth&amp;eacute;, &amp;nbsp;avec des vagues &amp;eacute;lectro nettement plus marqu&amp;eacute;es.&amp;nbsp;Sur sc&amp;egrave;ne, le set s&amp;rsquo;en ressent avec des interpr&amp;eacute;tations bourr&amp;eacute;es de claviers eigthies et de rythmiques binaires (certains sons &amp;eacute;voquent Depeche Mode et Indochine&amp;hellip;). La basse mart&amp;egrave;le ses rythmiques entrainantes, la batterie begaye, les guitares se font de plus en plus discr&amp;egrave;tes devant les claviers, la soupe Pony Pony Run Run prend la voie des dance floors. Light-shows de boites de nuit, son impeccable,&amp;nbsp;set maitris&amp;eacute;&amp;hellip; , les musiciens enchainent les tubes (&lt;em&gt;Come back to me, Sorry, Hey You)&lt;/em&gt; avec une p&amp;ecirc;che d&amp;eacute;bordante et communicative. &amp;nbsp;Lunettes de soleil&amp;nbsp;et chant langoureux, Gaetan joue la carte de la s&amp;eacute;duction devant un public majoritairement f&amp;eacute;minin, conquis aux m&amp;eacute;lodies synthpop et aux pas de danse h&amp;eacute;sitant.&lt;/div&gt;

&lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;Surfant entre le nouvel album et les aventures des premi&amp;egrave;res heures, PPRR cl&amp;ocirc;t les rappels par un remixe de &lt;em&gt;Walking on line&lt;/em&gt;, assez loin de l&amp;rsquo;original et s&amp;rsquo;achevant sur une disgression techno euphorisante. Pony Pony Run Run n&amp;rsquo;a pas fini de courir&amp;hellip;&lt;/div&gt; ...</description></item><item><title>Earth -  Paris [La Maroquinerie]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=568</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=568</guid><pubDate>Fri, 23 Mar 2012</pubDate><description>Le concert s'est ouvert sur une note &amp;eacute;tonnante, &amp;agrave; d&amp;eacute;faut d'&amp;ecirc;tre imm&amp;eacute;diatement convaincante : un morceau intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;Sainte Patronne de Rien Pantoute&lt;/em&gt; ! Sur sc&amp;egrave;ne, une jolie guitariste qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coise ; auteure interpr&amp;egrave;te de morceaux &amp;eacute;tir&amp;eacute;s rendus possibles, par superposition, par l'utilisation d'une p&amp;eacute;dale d'overdub. Genevi&amp;egrave;ve Castr&amp;eacute;e (&amp;Ocirc; Paon) est dessinatrice de bande dessin&amp;eacute;e &amp;agrave; ses heures, mais lui revient ici l'honneur d'ouvrir le concert pour Earth, qu'elle ne tardera pas &amp;agrave; remercier. Sa fiert&amp;eacute; se fait peu &amp;agrave; peu revancharde, sa bravoure va crescendo jusqu'&amp;agrave; ce que son interpr&amp;eacute;tation devienne magn&amp;eacute;tique, soutenue par une voix puissante, rempla&amp;ccedil;ant de plus en plus le chant murmur&amp;eacute; par des refrains presque hurl&amp;eacute;s. Avant le dernier morceau, elle l&amp;acirc;che &amp;agrave; un importun un 'Tu vas voir, je vais te donner la diarrh&amp;eacute;e' vaguement mena&amp;ccedil;ant, ce qui d&amp;eacute;clenche l&amp;rsquo;hilarit&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale. Les charmes de la langue autochtone, sans doute.&amp;nbsp;

La musique manque encore de ma&amp;icirc;trise mais les chansons, qui &amp;eacute;voquent des d&amp;eacute;chirures dans un langage aussi po&amp;eacute;tique qu'incongru, sont attachantes. Viendra Mount Eerie, pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; par la qu&amp;eacute;b&amp;eacute;coise comme le chauffeur du fourgon de tourn&amp;eacute;e. Le r&amp;ecirc;veur Phil Eleverium, originaire de l'&amp;eacute;tat de Washington, continue dans le th&amp;egrave;me progressif et romantique lanc&amp;eacute; par &amp;Ocirc; Paon. Il a bien pris quelques rondeurs ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, et son projet n'a jamais &amp;eacute;t&amp;eacute; aussi pop, tout en gardant ce qui fait son originalit&amp;eacute; : le son comme un manteau neigeux qui s'abat soudainement sur un champ. Des chansons contemplatives au possible, envelopp&amp;eacute;es de 12 cordes atmosph&amp;eacute;riques et puissantes, tellement charg&amp;eacute;es d'images de terre et de ciel qu'elles prennent une forme &amp;eacute;trange, d&amp;eacute;tach&amp;eacute;es des traditions rock. Un mec traverse la salle avec un tee-shirt &amp;quot;'ceci n'est pas du rock'roll &amp;raquo;, mais finalement, si on r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chit, plus grand-chose n'en est aujourd'hui. Et de toute fa&amp;ccedil;on, venir voir Earth pr&amp;eacute;dispose le public, d&amp;egrave;s Mount Eerie, &amp;agrave; ne pas broncher ou presque, &amp;agrave; fermer les yeux un peu idiotement, en imaginant que ce que ces musiciens ont concoct&amp;eacute; de si personnel puisse nous atteindre autrement que de fa&amp;ccedil;on superficielle. C'est cependant un spectacle int&amp;eacute;ressant &amp;agrave; observer, ce sacre intime d'artistes enti&amp;egrave;rement vou&amp;eacute;s &amp;agrave; d&amp;eacute;fendre les tr&amp;eacute;fonds de leur inspiration par le biais de ce qu'ils qualifient de 'projet' plut&amp;ocirc;t que de performance ou de groupe. Chacun d'entre eux, &amp;Ocirc; Paon, Mount Eerie ou Dylan Carlson, dans les halos roses ou mauves dus au beau travail d'&amp;eacute;clairage, ne font plus illusion (en faisant croire qu'il ne s'agirait pas d'eux mais de chose ext&amp;eacute;rieures) une fois face &amp;agrave; leur public, et c'est tant mieux. Castr&amp;eacute;e se reproche &amp;agrave; elle-m&amp;ecirc;me de s'&amp;ecirc;tre prise trop au s&amp;eacute;rieux au d&amp;eacute;tour d'une chanson : mais &lt;em&gt;c'est &lt;/em&gt;s&amp;eacute;rieux. Ainsi, malgr&amp;eacute; un morceau enjou&amp;eacute;, interpr&amp;eacute;t&amp;eacute; avec humour, Earth &amp;eacute;pousera autrement, une heure et demie durant, le s&amp;eacute;rieux de la situation.&amp;nbsp;

Carlson est un musicien estimable, pour ses prises de position pacifistes, sa recherche du bonheur essentiel acquis au prix d'incertitudes, et logiquement pour le blues &amp;eacute;l&amp;eacute;gant autant que sauvage qu'il dispense en longues plages grondantes au sein de Earth, accompagn&amp;eacute; de sa compagne Adrienne Davies &amp;agrave; la batterie, de Lori Goldston au violoncelle et de Karl Brau &amp;agrave; la basse. Carlson est aussi un homme fragile, un peu &amp;eacute;maci&amp;eacute; sous ses impressionnants favoris. Sa premi&amp;egrave;re requ&amp;ecirc;te au public, dans un voix &amp;agrave; l'accent tra&amp;icirc;nant, sera de demander &amp;agrave; se que personne n'utilise de flash. &amp;laquo; I don't feel like having a breakdown tonight &amp;raquo; justifie-t-il, car il est &amp;eacute;pileptique. L'&amp;eacute;clairage est l&amp;eacute;ger, pas d'images en accompagnement de la musique et c'est sans doute mieux. D&amp;egrave;s les coups de cymbale de Davies - qui gardera tout au long du concert son &amp;eacute;quilibre entre force et furtivit&amp;eacute; &amp;ndash; la musique devient le personnage central. Si Carlson se d&amp;eacute;tache, ce n'est pas en tant que leader d'un groupe de rock, mais plut&amp;ocirc;t parce qu'il dirige l'attention vers le pouvoir de l'inspiration musicale elle-m&amp;ecirc;me : chose &amp;eacute;vanescente tout autant que physique, ce soir, avec Earth. R&amp;eacute;p&amp;eacute;titive certes, lente diront les impatients, mais mouvante, gracieuse, et &amp;eacute;mouvante lorsqu'on sait tout ce que cette musique &amp;ndash; ces accords de guitare ascendants, tournoyants, soutenus longtemps, ces stridences - repr&amp;eacute;sente pour Carlson. Leur set culmine sur l'exhumation d'un morceau de &amp;quot;The Bees Made Honey on the Lion's Skull&amp;quot; (2008), mais les plus r&amp;eacute;cents &lt;em&gt;Father Midnight, The Rakehell&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;The Coranesce Dog&lt;/em&gt; sont tous plus lancinants les uns que les autres. La musique respire et d&amp;eacute;gage de belles images. On songe &amp;agrave; une assembl&amp;eacute;e autour d'un un tertre celte, et le quatuor tranquille communiquant, &amp;agrave; travers leurs instruments, dans un langage naturel, avec un environnement id&amp;eacute;alis&amp;eacute;. ...</description></item><item><title>Moriarty - Paris [Théâtre de la Cité Internationale]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=571</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=571</guid><pubDate>Wed, 21 Mar 2012</pubDate><description>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal"&gt;&lt;strong&gt;D&amp;rsquo;habitude foul&amp;eacute; par bon nombre d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudiants plus ou moins d&amp;eacute;s&amp;oelig;uvr&amp;eacute;s, le sol de la Cit&amp;eacute; Internationale Universitaire de Paris &amp;eacute;tait toute cette semaine la terre promise pour les admirateurs de Moriarty. Du 10 au 15 mars, divers pavillons ont pu r&amp;eacute;sonner au son des compositions folko-folklo du groupe et inviter au voyage, proche de celui de Kerouac, &amp;agrave; travers les vastes espaces am&amp;eacute;ricains et les contes d&amp;eacute;paysants de vagabonds crois&amp;eacute;s au d&amp;eacute;tour des chemins.
&lt;/strong&gt; 
A Yoshie Nakano et Masaki Mori d&amp;rsquo;investir la sc&amp;egrave;ne. K&amp;eacute;sako&amp;nbsp;? &lt;strong&gt;Ego-Wrappin&amp;rsquo;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;! Le groupe japonais, sous la houlette des deux susnomm&amp;eacute;s, a jou&amp;eacute; les passe-partout pour Moriarty, leur permettant de partager l&amp;rsquo;affiche sur leur tourn&amp;eacute;e japonaise. Echange de bons proc&amp;eacute;d&amp;eacute;s, c&amp;rsquo;est donc &amp;agrave; leur tour d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre embrigad&amp;eacute;s pour faire les premi&amp;egrave;res parties des dates parisiennes des franco-am&amp;eacute;ricains. Quelque part les Jun et Mitsuko (&amp;laquo;&amp;nbsp;Mystery Train&amp;nbsp;&amp;raquo;, Jim Jarmush) des temps boh&amp;egrave;mes, ils sont rejoints par une saxophoniste/babouchka et un batteur, arriv&amp;eacute;e remarqu&amp;eacute;e car tout de suite s&amp;rsquo;encha&amp;icirc;nent des morceaux pop, jazzy entra&amp;icirc;nants. Le clou du spectacle &amp;eacute;tant la reprise de &lt;em&gt;Marcia Baila&lt;/em&gt; des Rita Mitsouko, soit de quoi mettre tout le monde d&amp;rsquo;accord. Au final, le show aura dur&amp;eacute; une vingtaine de minutes et heureusement car nous ne sommes pas certains que notre r&amp;eacute;sistance face &amp;agrave; la voix de Yoshie tienne plus longtemps.
&lt;strong&gt;
Moriarty&lt;/strong&gt; arrive et le silence se fait. Pittoresque. C&amp;rsquo;est le premier terme qui nous passe par la t&amp;ecirc;te, et le bon&amp;nbsp;! Leur musique bricol&amp;eacute;e aux sonorit&amp;eacute;s authentiques a le pouvoir d&amp;rsquo;&amp;eacute;voquer de grandes choses. Les images d&amp;eacute;filent, nous ne sommes plus que des hobos qui voyagent de trains en trains et qui voient se succ&amp;eacute;der sous leurs yeux toutes sortes d&amp;rsquo;horizons et de sc&amp;egrave;nes d&amp;rsquo;un ailleurs venu de loin. C&amp;rsquo;est la foire&amp;nbsp;: il y a &lt;em&gt;Isabella&lt;/em&gt; qui plaque tout derri&amp;egrave;re elle, il y a &lt;em&gt;Julie Gold&lt;/em&gt;, ses sucres d&amp;rsquo;orge et Charlie Silver, puis il y a &lt;em&gt;Lily&lt;/em&gt; qui s&amp;rsquo;en va-t-en guerre, il y a aussi le &lt;em&gt;Crimson Singer&lt;/em&gt; et bien d&amp;rsquo;autres encore. L&amp;rsquo;histoire s&amp;rsquo;&amp;eacute;crit dans nos oreilles, dommage que la voix de Rosemary Standley ne soit davantage mise en valeur, sublim&amp;eacute;e. Aussi, la mise en sc&amp;egrave;ne est &amp;eacute;trange. A les voir ainsi, au bord de la sc&amp;egrave;ne, les musiciens regroup&amp;eacute;s et Rosemary assise au milieu sur un seau m&amp;eacute;tallique, nous aurions presque envie de leur donner une petite pi&amp;egrave;ce ou un ticket restaurant. Peut-&amp;ecirc;tre est-ce ce qui fait tout le charme du spectacle&amp;nbsp;? Un rapport direct &amp;agrave; la musique, au plus pr&amp;egrave;s de son essence, de son oralit&amp;eacute;. Parce que c&amp;rsquo;est bien ce qui s&amp;rsquo;en d&amp;eacute;gage&amp;nbsp;: un feu de camp, une guitare, un harmonica et des histoires de bandits. Seulement, l&amp;rsquo;univers a beau &amp;ecirc;tre enchanteur, le spectacle devient tr&amp;egrave;s vite p&amp;eacute;nible pour qui s&amp;rsquo;y sent herm&amp;eacute;tique.

Photo &amp;copy; Sarah Bastin &lt;a href="http://www.sarahbastin.net/"&gt;http://www.sarahbastin.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; ...</description></item><item><title>Stuck In The Sound - Nancy [L'Autre Canal]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=569</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=569</guid><pubDate>Tue, 20 Mar 2012</pubDate><description>Cinq ans d'existence, ca se fête ! Surtout quand les autres salles de concerts de la ville ferment leurs portes les unes après les autres (Vertigo, Ostra) ou tiennent difficilement (Le Hublot) dans une industrie du disque et du spectacle en tourmente. L'Autre Canal, figure de proue du renouveau  des rives de Meurthe, construite en 2007 entre les anciens abattoirs et les entrepôts, avec son architecture emblématique , se veut un lieu de diffusion de la culture musicale, proposant concerts, résidences d'artistes, conférences, master class  et un espace multimédia très fourni.

Pour souffler ses cinq bougies, l'Autre Canal a fait le choix  d'une programmation très électro avec l'équipe de Marble Players (Para One + Surkin + Bobmo) et Scratch Bandits Crew qui proposent des sets certes maitrisés mais pas très communicatifs (les longues plages solitaires  d'Ezra, human beat box). Un choix étrange pour fêter cinq ans de vie et de concerts que ces sets trop monolithiques. L'arrivée de Stuck in the sound sur scène à minuit siffle donc la fin des lamentations électro et donne un souffle live à la soirée avec leurs brûlots pop joués pieds au plancher. Le single &lt;em&gt;Brother&lt;/em&gt;, avec sa rythmique entêtante et son refrain, enflamme le public et accélère encore un peu le tempo. La musique des parisiens, que l'on compare souvent à celle des Pixies, très produite sur le dernier album (l'indispensable  « Pursuit »), prend des couleurs plus rock en live. Le chant de José fait le grand écart entre Jeff Buckley et Michael Jackson, les guitares se font plus corrosives, soutenues par une section rythmique musclée (l'impressionnante montée sur Let's go ). La pop des albums se transforme ici en brûlot punk, mené par un chanteur survolté. Après un joyeux anniversaire improvisé, le groupe se lance dans ses hommages anniversaires avec le décennal &lt;em&gt;Toy Boy&lt;/em&gt; qui révéla  Stuck in the sound en 2002, efficace comme à la première heure.  &lt;em&gt;Delicious Dog&lt;/em&gt; complète cette séquence revival, prouvant qu'en dix ans les Stuck in the sound n'ont rien perdu de leur  fougue et pourraient nous en mettre plein les oreilles pendant quelques années encore. Le set est plié en une heure pour laisser déjà la place aux platines.

Les quelques gâteaux à l'entrée de la salle rappellent que c'est une soirée anniversaire mais l'absence d'autres groupes live et notamment de formations du cru laissent un goût amer que les DJ de radios locales tenteront de faire oublier le restant de la nuit avec leurs disques...
 ...</description></item><item><title>M83 - Paris [Cigale]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=570</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=570</guid><pubDate>Mon, 19 Mar 2012</pubDate><description>&lt;strong&gt;Deuxi&amp;egrave;me date parisienne de la tourn&amp;eacute;e &amp;quot;Hurry Up, We're Dreaming&amp;quot; et deuxi&amp;egrave;me date &amp;agrave; guichets ferm&amp;eacute;s pour M83 et son leader Anthony Gonzalez. S'il fallait une preuve suppl&amp;eacute;mentaire que la greffe M83 est en train (enfin) de prendre dans l'Hexagone, elle est toute trouv&amp;eacute;e.&lt;/strong&gt; 

Comme souvent dans ce qui est sans doute la plus belle enceinte parisienne, on a droit a une programmation soign&amp;eacute;e sur la sc&amp;egrave;ne de la Cigale puisque c'est &amp;agrave; Mauro Remiddi et son projet solo &lt;strong&gt;Porcelain Raft&lt;/strong&gt; que revient l'honneur d'ouvrir le bal. L'italien exil&amp;eacute; &amp;agrave; Londres est en effet l'auteur d'un des excellents albums de ce d&amp;eacute;but d'ann&amp;eacute;e, &amp;quot;&lt;a href="http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3784"&gt;Strange Weekend&lt;/a&gt;&amp;quot;, petit bijou d'&amp;eacute;lectro-pop noy&amp;eacute;e sous un d&amp;eacute;luge de reverb. Le d&amp;eacute;but du set est un peu d&amp;eacute;cevant, le bonhomme peut-&amp;ecirc;tre intimid&amp;eacute; par l'enceinte parisienne. Seul sur sc&amp;egrave;ne, il alterne entre la guitare et le synth&amp;eacute;, tout en lan&amp;ccedil;ant des boucles qui viennent se superposer en couches. Apr&amp;egrave;s 3 titres, l'Italien prend enfin la mesure de l'&amp;eacute;v&amp;egrave;nement et le set peut d&amp;eacute;coller sur &lt;em&gt;Put Me To Sleep&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Unless You Speak From Your Heart&lt;/em&gt;, les 2 tubes de son premier album. Entre chillwave et &amp;eacute;lectro diaphane, la musique de Porcelain Raft aura parfaitement rempli son r&amp;ocirc;le, &amp;agrave; savoir faire patienter le public de la Cigale, conquis, pendant le trajet vers la galaxie lointaine r&amp;eacute;pondant au nom de M83.

Pour nous accueillir, Anthony Gonzalez a d&amp;eacute;p&amp;ecirc;ch&amp;eacute; l'affreuse cr&amp;eacute;ature poilu et cornu que l'on retrouve dans les visuels de son dernier album, une cr&amp;eacute;ature certainement &amp;eacute;chapp&amp;eacute;e du monde des r&amp;ecirc;ves (th&amp;eacute;matique de l'album). Au moment o&amp;ugrave; elle quitte la sc&amp;egrave;ne, le groupe fait le trajet inverse. La formation est la m&amp;ecirc;me depuis le d&amp;eacute;but de la tourn&amp;eacute;e&amp;nbsp;:  un batteur tendance b&amp;ucirc;cheron, un bassiste juv&amp;eacute;nile, Morgan Kibby derri&amp;egrave;re son synth&amp;eacute; et Anthony Gonzalez &amp;agrave; la guitare et aux samples. Moins survolt&amp;eacute; que lors du concert &amp;agrave; la Ga&amp;icirc;t&amp;eacute; Lyrique en novembre dernier, le fran&amp;ccedil;ais pr&amp;eacute;cise quand m&amp;ecirc;me que le groupe est &amp;laquo;&amp;nbsp;un peu nerveux&amp;nbsp;&amp;raquo;. La reconnaissance parisienne et plus largement fran&amp;ccedil;aise est, on le sent, l'une des principales pr&amp;eacute;occupations de l'Antibois d'origine, lui qui a d&amp;eacute;j&amp;agrave; obtenu celle de nos voisins d'Outre-Atlantique. Paradoxal.

Apr&amp;egrave;s une &lt;em&gt;Intro&lt;/em&gt; sur laquelle Morgan Kibby remplace &amp;agrave; merveille Zola Jesus, qui officie sur l'album, on a droit &amp;agrave; quelques titres plus anciens, histoire de ne pas oublier les fans de longue date (il en reste quelques uns). Si les titres des deux premiers albums de &lt;strong&gt;M83 &lt;/strong&gt;ont quasiment disparu des setlists (seul &lt;em&gt;Sitting&lt;/em&gt; a encore voix au chapitre) , ceux de &amp;quot;&lt;a href="http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=1115"&gt;Before The Dawn Heal Us&lt;/a&gt;&amp;quot; (troisi&amp;egrave;me album du groupe, le premier de Gonzalez en solo) et surtout du pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent &amp;quot;&lt;a href="http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=2538"&gt;Saturdays = Youth&lt;/a&gt;&amp;quot; ne sont pas oubli&amp;eacute;s. Mais, et c'est bien logique, ce sont les titres de &amp;quot;&lt;a href="http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3742"&gt;Hurry Up, We're Dreaming&lt;/a&gt;&amp;quot; qui se taillent la part du lion dans la setlist, une bonne partie du public ayant d&amp;eacute;couvert M83 sur ce double-album. Le titre le plus attendu est bien &amp;eacute;videmment &lt;em&gt;Midnight City&lt;/em&gt; avec la venue d'un saxophoniste sur sc&amp;egrave;ne qui fait rugir la Cigale de plaisir pendant de longues secondes, au point de mettre Anthony Gonzalez &amp;agrave; genoux. Le pari est gagn&amp;eacute; pour le Fran&amp;ccedil;ais, il a enfin r&amp;eacute;ussit &amp;agrave; &amp;ecirc;tre proph&amp;egrave;te dans son pays, on le sent soulag&amp;eacute; et surtout heureux. Un bonheur qu'il partage avec un public &amp;agrave; l'unisson le temps d'un rappel, transformant la salle de concert en piste de danse sur l'ent&amp;ecirc;tant &lt;em&gt;Couleurs, &lt;/em&gt;avant de quitter la sc&amp;egrave;ne fa&amp;ccedil;on troupe de th&amp;eacute;&amp;acirc;tre.

&lt;div align="right"&gt;&lt;em&gt;Cr&amp;eacute;dit photos : &lt;a href="http://www.photosconcerts.com/m83-paris-cigale-2012-03-15-5827"&gt;Robert Gil&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; ...</description></item><item><title>Trombone Shorty - Nancy [L'Autre Canal]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=567</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=567</guid><pubDate>Wed, 29 Feb 2012</pubDate><description>Depuis son premier passage remarqu&amp;eacute; &amp;agrave; Nancy (NJP 2010 avec John Butler Trio), Trombone Shorty a appris &amp;agrave; gonfler le torse&amp;hellip; Pas uniquement pour souffler dans ses cuivres, mais aussi pour assumer son statut d&amp;rsquo;ic&amp;ocirc;ne jazz grandissante. Son dernier album &amp;quot;For True&amp;quot; qui accueille Lenny Kravitz et Jeff Beck connait un franc succ&amp;egrave;s et confirme les avis unanimes de son premier album (&amp;quot;Backtown&amp;quot; paru en 2010). Une semaine apr&amp;egrave;s sa participation &amp;agrave; la soir&amp;eacute;e&amp;nbsp; &amp;quot;Red, White &amp;amp; Blues&amp;quot; &amp;agrave; &lt;st1:personname w:st="on" productid="la Maison Blanche"&gt;la Maison Blanche&lt;/st1:personname&gt; (avec notamment Mick Jagger, B.B. King, Jeff Beck Buddy Guy), Trombone Shorty et sa bande (Orleans Avenue) ont&amp;nbsp;fait un bref passage en France, dont une escale &amp;agrave; Nancy.

Les excentriques &lt;strong style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;Flying Orkestar&lt;/strong&gt;, combo burlesque messin, chauffe la salle de leurs hymnes ska funk d&amp;rsquo;influences hispaniques. &amp;nbsp;Second degr&amp;eacute; de mise et reprise loufoque de Shakira, l&amp;rsquo;orchestre kitch m&amp;eacute;lange les genres musicaux autant que les styles vestimentaires pour un concert &amp;eacute;pic&amp;eacute;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;
&lt;strong style="mso-bidi-font-weight: normal"&gt;Trombone Shorty&lt;/strong&gt; propose un set plus maitris&amp;eacute;, alternant trompette, trombone et chant. Porte drapeau de la nouvelle sc&amp;egrave;ne jazz n&amp;eacute;o-orl&amp;eacute;anaise, Troy Andrews (son vrai nom) mixte avec justesse funk, rock, jazz, rhythm'n blues, musique de fanfare et hip hop. Une recette qui gagne en puissance sur sc&amp;egrave;ne, laissant la place &amp;agrave; chaque musicien (les amis de lyc&amp;eacute;e de Troy Andrews), pour des breaks et jams enflamm&amp;eacute;s. Les longues s&amp;eacute;quences instrumentales laissent peu de place au chant suave R&amp;rsquo;n&amp;rsquo;B que Trombone Shorty maitrise aussi bien que ses gammes de jazz. M&amp;ecirc;me si les cuivres lorgnent toujours du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; du funk et la guitare du c&amp;ocirc;t&amp;eacute; du rock, Trombone Shorty&amp;nbsp;garde toujours un pied dans le classic jazz et rend hommage &amp;agrave; ses pairs comme sur son entrainante reprise &lt;em style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;I got a woman&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;

Apr&amp;egrave;s deux heures de concert, les musiciens s&amp;rsquo;&amp;eacute;changent les instruments le temps d&amp;rsquo;un titre avant de se lancer dans un b&amp;oelig;uf acoustique des grands standards des ann&amp;eacute;es 50, insistant une derni&amp;egrave;re fois sur leurs origines et leur amour de &lt;st1:personname w:st="on" productid="la Nouvelle Orl&amp;#65513;ans. Le"&gt;&lt;st1:personname w:st="on" productid="la Nouvelle Orl&amp;#65513;ans."&gt;la Nouvelle Orl&amp;eacute;ans.&lt;/st1:personname&gt; Le&lt;/st1:personname&gt; jeune musicien prouve sur sc&amp;egrave;ne qu&amp;rsquo;il m&amp;eacute;rite bien le titre qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;est auto-attribu&amp;eacute; d&amp;rsquo;ambassadeur du &amp;quot;supafunkrock&amp;quot;.

&lt;em&gt;Photos: Peggy Manceau&lt;/em&gt; ...</description></item><item><title>Frànçois &amp; the Atlas Mountains - Paris [Café de la Danse]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=565</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=565</guid><pubDate>Tue, 21 Feb 2012</pubDate><description>&lt;strong&gt;Une heure avant le d&amp;eacute;but du concert, on &amp;eacute;tait pas encore certains de faire partie des heureux possesseurs d'un billet pour le concert sold-out de Fr&amp;agrave;n&amp;ccedil;ois &amp;amp; the Atlas Mountains au Caf&amp;eacute; de la Danse. Le pr&amp;eacute;cieux s&amp;eacute;same r&amp;eacute;cup&amp;eacute;r&amp;eacute; in extremis, on a pris place dans les gradins d&amp;eacute;j&amp;agrave; copieusement garnis pour une soir&amp;eacute;e qui restera, quoi que 2012 nous r&amp;eacute;serve encore, comme l'une des plus belles de l'ann&amp;eacute;e.&lt;/strong&gt; 

En guise de hors-d'oeuvre, Fran&amp;ccedil;ois Marry avait demand&amp;eacute; &amp;agrave; ses amis bristoliens de This is The Kit de venir r&amp;eacute;chauffer l'atmosph&amp;egrave;re de leur folk pastoral.  Pendant un peu plus d'une &amp;frac12; heure, Kate Staples et ses acolytes multi-instrumentistes interchangeables vont nous embarquer dans leur univers bois&amp;eacute; fait d'arp&amp;egrave;ges de guitare acoustique ou d'un banjo solitaire (&lt;em&gt;Easy Pickings&lt;/em&gt;) et de cuivres (&lt;em&gt;Waterproof&lt;/em&gt;), qui prend toute sa valeur dans l'exercice du live. Cerise sur le g&amp;acirc;teau, la reprise du morceau de Fr&amp;agrave;n&amp;ccedil;ois &amp;amp; the Atlas Mountains,&lt;em&gt; Les Plus Beaux&lt;/em&gt;,  et la pr&amp;eacute;sence des Charentais sur sc&amp;egrave;ne (percussions et choeurs) sur la sautillante &lt;em&gt;Spinney&lt;/em&gt; qui vient cl&amp;ocirc;turer une remarquable prestation d'un groupe qui m&amp;eacute;rite mieux que le relatif anonymat qui l'entoure.

L'anonymat, c'est d&amp;eacute;finitivement de l'histoire ancienne pour Fr&amp;agrave;n&amp;ccedil;ois &amp;amp; the Atlas Mountains, premier groupe fran&amp;ccedil;ais sign&amp;eacute; chez Domino records, qui surfe all&amp;egrave;grement sur le succ&amp;egrave;s de leur album &amp;quot;E Volo Love&amp;quot;. Peut-&amp;ecirc;tre un peu crisp&amp;eacute;s par leur nouveau statut, on sent le groupe pas compl&amp;egrave;tement lib&amp;eacute;r&amp;eacute; sur le d&amp;eacute;but du set, y compris sur &lt;em&gt;Les Plus Beaux&lt;/em&gt; dont on a droit &amp;agrave; la version &amp;laquo;&amp;nbsp;originale&amp;nbsp;&amp;raquo; apr&amp;egrave;s l'hommage rendu par This is The Kit. Il faut attendre Edge of Town et ses rythmes chaloup&amp;eacute;s pour voir Fran&amp;ccedil;ois Marry se lancer dans ses c&amp;eacute;l&amp;egrave;bres pas de danse tribale, certainement nourris de voyage aux confins de l'Afrique. On passe d'un morceau tribal &amp;agrave; un autre plus pop anglaise (&lt;em&gt;City Kiss&lt;/em&gt;) pour encha&amp;icirc;ner avec la sublime &lt;em&gt;Royan&lt;/em&gt;, qui doit beaucoup &amp;agrave; Dominique A et &amp;agrave; la chanson fran&amp;ccedil;aise. C'est &amp;ccedil;a la magie Fr&amp;agrave;n&amp;ccedil;ois &amp;amp; the Atlas Mountains, pouvoir nous emmener de la terre au ciel en passant par l'&amp;eacute;l&amp;eacute;ment aquatique (&lt;em&gt;Je suis de l'eau&amp;nbsp;&lt;/em&gt;; &lt;em&gt;Piscine&lt;/em&gt;) en une fraction de seconde ou presque. Le public, conquis, a droit &amp;agrave; deux rappels dont le dernier se terminant par le superbe &lt;em&gt;Bail Eternel&lt;/em&gt; et un titre avec Fran&amp;ccedil;ois Marry seul &amp;agrave; la guitare.

Une heure apr&amp;egrave;s le concert, on est pas compl&amp;egrave;tement revenu sur la terre ferme et l'on se dit que l'on a beaucoup de chance d'avoir un groupe comme Fr&amp;agrave;n&amp;ccedil;ois &amp;amp; the Atlas Mountains en ce moment en France, un groupe qui ose des choses, qui ne se contente pas de reproduire les m&amp;ecirc;mes sch&amp;eacute;mas pop anglo-saxons souvent &amp;eacute;cul&amp;eacute;s. Les deux concerts (&lt;a href="liveweb.arte.tv/fr/video/This_is_the_Kit_Cafe_de_la_Danse/"&gt;This is The Kit&lt;/a&gt; et &lt;a href="liveweb.arte.tv/fr/video/Francois_The_Atlas_Mountain_Cafe_de_la_Danse/"&gt;Fr&amp;agrave;n&amp;ccedil;ois &amp;amp; the Atlas Mountains&lt;/a&gt;) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; film&amp;eacute;s par Arte Live Web et sont visibles pendant encore quelques semaines. ...</description></item><item><title>Arctic Monkeys - Metz [ Arènes]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=564</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=564</guid><pubDate>Fri, 10 Feb 2012</pubDate><description>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 10pt"&gt;Depuis l&amp;rsquo;aventure Last Shadow Puppets, &lt;strong&gt;Miles Kane&lt;/strong&gt; et Alex Turner semblent ins&amp;eacute;parables. Le leader des &lt;strong&gt;Arctic Monkeys&lt;/strong&gt; a d&amp;rsquo;ailleurs apport&amp;eacute; sa collaboration &amp;agrave; l&amp;rsquo;ex-Rascal pour son premier projet solo (&amp;quot;&lt;a href="http://www.indiepoprock.fr/review.php?id=3605"&gt;Colour of the trap&lt;/a&gt;&amp;quot;). Cette tourn&amp;eacute;e conjointe n&amp;rsquo;est donc qu&amp;rsquo;une suite logique de cette amiti&amp;eacute;, le t&amp;eacute;moignage d&amp;rsquo;une belle complicit&amp;eacute; musicale, un cadeau fabuleux pour les fans&amp;hellip;Metz est la derni&amp;egrave;re date d&amp;rsquo;une courte tourn&amp;eacute;e fran&amp;ccedil;aise dont trois dates parisiennes &amp;agrave; guichets ferm&amp;eacute;s.

R&amp;eacute;duire Miles Kane au statut de chauffeur de salle serait r&amp;eacute;ducteur (m&amp;ecirc;me s&amp;rsquo;il fait -10&amp;deg;C dehors). Le britannique transforme l&amp;rsquo;ar&amp;egrave;ne messine en un ersatz d&amp;rsquo;UFO de 1966&amp;hellip; &amp;nbsp;Ses m&amp;eacute;lodies r&amp;eacute;tro pop, avec cette reverb &amp;agrave; faire p&amp;acirc;lir les Shadows, r&amp;eacute;sonnent dans l&amp;rsquo;ar&amp;egrave;ne, comme un &amp;eacute;cho aux grands hymnes sixties. Son caverneux,&amp;nbsp;guitares et claviers vintage, poses &amp;agrave; la Kinks, Miles Kane joue l&amp;rsquo;&amp;eacute;tiquette garage revival. Apr&amp;egrave;s le tr&amp;egrave;s attendu &lt;em&gt;Rearrange&lt;/em&gt; &amp;nbsp;et son solo ent&amp;ecirc;tant, Miles Kane offre une reprise grisante du&lt;em&gt; Responsable&lt;/em&gt; de Dutronc, comme pour souligner sa connaissance de la culture fran&amp;ccedil;aise (du moins celle des ann&amp;eacute;es 60). La pression monte encore sur l&amp;rsquo;hypnotique &lt;em&gt;Kingcrawler&lt;/em&gt;, gav&amp;eacute; &amp;agrave; la disto et aux amphets. Lanc&amp;eacute; comme un TGV, Miles Kane enchaine ses tubes avec une &amp;eacute;nergie et un jeu de sc&amp;egrave;ne &amp;eacute;poustouflants.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et comme si la version m&amp;eacute;t&amp;eacute;oritique d&amp;rsquo;&lt;em&gt;Inhaler&lt;/em&gt; n&amp;rsquo;avait pas suffi &amp;agrave; t&amp;eacute;taniser le public, Miles Kane donne un dernier coup de semonce avec un &lt;em&gt;Come Closer &lt;/em&gt;&amp;nbsp;d&amp;eacute;brid&amp;eacute;, repris en c&amp;oelig;ur par le public.

L&amp;rsquo;ar&amp;egrave;ne est chauff&amp;eacute;e &amp;agrave; blanc pour l&amp;rsquo;arriv&amp;eacute;e des Arctic Monkeys qui, eux aussi, ont opt&amp;eacute; pour le registre nostalgie rock (mais plut&amp;ocirc;t fifties). Blousons en cuir, chemises en jeans, coupes gomin&amp;eacute;es, l&amp;rsquo;attitude est aussi soign&amp;eacute;e que le son est fort. &lt;em&gt;Don&amp;rsquo;t sit down cause I&amp;rsquo;ve moved your chair&lt;/em&gt; ouvre le set avec ses grosses guitares et son refrain puissant qui place tr&amp;egrave;s haut le curseur.&amp;nbsp;Comme toujours, les Arctic jouent fort et vite, de plus en plus fort d&amp;rsquo;ailleurs, prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s par un mur d&amp;rsquo;enceinte devant la sc&amp;egrave;ne et un mur de projos au fond. Alex Turner m&amp;egrave;ne sa barque avec d&amp;eacute;termination et ses riffs cisel&amp;eacute;s. Miles Kane rejoint le groupe le temps de l&amp;rsquo;&amp;eacute;pique &lt;em&gt;Little Illusion Machine (Wirral Riddler), &lt;/em&gt;p&amp;eacute;pite post-punk hallucinante, confirmant tout le bien qu&amp;rsquo;on pense du duo Kane/Turner. La magie op&amp;egrave;re sans artifice, les voix se compl&amp;egrave;tent &amp;agrave; merveille, le charisme de Miles efface les musiciens. Car si la bande de Sheffield maitrise ses riffs saignants et ses rythmiques bucheronesques &amp;agrave; la perfection, sa prestation (hormis la pr&amp;eacute;sence d&amp;rsquo;Alex Turner) reste un peu trop fig&amp;eacute;e et distante du public. &lt;em&gt;Fluorescent adolescent, Old yellow bricks,&amp;nbsp;Evil Twin, Pretty visitors &lt;/em&gt;(avec Ben Parsons au clavier), &lt;em&gt;Teddy picker, I bet look good on the dancefloor &lt;/em&gt;&amp;hellip; les Arctic Monkeys ont sorti l&amp;rsquo;artillerie lourde, revisitant toute leur discographie, pied au plancher sans laisser de repos au public.

Pour le dernier rappel, Miles Kane, arm&amp;eacute; de sa Gibson, revient sur sc&amp;egrave;ne pour le planant &lt;em&gt;505&lt;/em&gt;, &amp;nbsp;bourr&amp;eacute; de reverb, d&amp;rsquo;&amp;eacute;motion&amp;hellip; et d&amp;rsquo;interrogations. Pourquoi Kane et Turner ne jouent pas plus ensemble&amp;nbsp;car la vraie magie de ce concert se cache dans &lt;em&gt;505 &lt;/em&gt;et&amp;nbsp;&lt;em&gt;Little Illusion Machine (Wirral Riddler).&lt;/em&gt; Si Miles Kane a r&amp;eacute;alis&amp;eacute; un disque pour&amp;nbsp;prouver son potentiel en solo, il a d&amp;eacute;montr&amp;eacute; ce soir qu&amp;rsquo;en concert, c&amp;rsquo;est bien lui le maitre.&lt;/div&gt; ...</description></item><item><title>Festival Festival des Inrocks :: Cigale :: 06 novembre 2011 - Paris [Cigale]</title><link>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=563</link><guid>http://www.indiepoprock.fr/live.php?id=563</guid><pubDate>Sun, 08 Jan 2012</pubDate><description>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify; LINE-HEIGHT: normal"&gt;&lt;strong&gt;En ce dimanche 06/11/11, la grande aventure Inrocks/Black XS touche &amp;agrave; sa fin&amp;nbsp;; la derni&amp;egrave;re ligne droite est amorc&amp;eacute;e avant de se donner rendez-vous l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e prochaine. Du coup, ne boudons pas notre plaisir, c&amp;rsquo;est la f&amp;ecirc;te chez grand-m&amp;egrave;re, pas moins de cinq groupes se succ&amp;egrave;dent ce soir sur la chaleureuse sc&amp;egrave;ne de la Cigale, qui chantera tout l&amp;rsquo;automne&amp;hellip;
&lt;/strong&gt;
Lorsque les quatre extra-terrestres de &lt;strong&gt;Django Django&lt;/strong&gt; montent sur sc&amp;egrave;ne, avec leur d&amp;eacute;gaine venue d&amp;rsquo;un autre monde, nous savons d&amp;rsquo;ores et d&amp;eacute;j&amp;agrave; qu&amp;rsquo;ils auront beau remuer dans tous les sens, ce sera cuit. La star de la soir&amp;eacute;e, c&amp;rsquo;est le candidat suivant&amp;hellip; Peu importe, ils sont l&amp;agrave;, ils y vont. Le show s&amp;rsquo;ouvre sur &lt;em&gt;Love&amp;rsquo;s Dart&lt;/em&gt; et le public fait de la r&amp;eacute;sistance. Les morceaux d&amp;eacute;filent (&lt;em&gt;Storm&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Fire Water&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Skies Over Cairo&lt;/em&gt;) et une conclusion s&amp;rsquo;impose&amp;nbsp;: ils ont tout piqu&amp;eacute;. Et &amp;agrave; tout le monde, les goujats&amp;nbsp;: la posture sixties des Garage bands, les drogues psych&amp;eacute;d&amp;eacute;liques des seventies, les attitudes rigolardes et d&amp;eacute;cal&amp;eacute;es des eighties. L&amp;rsquo;ensemble est curieux, la musique truff&amp;eacute;e de bizarreries bruitistes, les rythmes se font presque tribaux et le chant s&amp;rsquo;en tient &amp;agrave; une ligne conductrice &amp;laquo;&amp;nbsp;hypnotique&amp;nbsp;&amp;raquo;. Un sans faute, m&amp;ecirc;me si l&amp;rsquo;immobilisme frigide d&amp;rsquo;un public biberonn&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;lectro aurait gagn&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre davantage bouscul&amp;eacute;.

En direct de l&amp;rsquo;&amp;eacute;curie Ed Banger, faites du bruit pour &lt;strong&gt;SebastiAn&lt;/strong&gt;. Puis votez pour lui pendant qu&amp;rsquo;on y est.&amp;nbsp;Pr&amp;eacute;sidentielle oblige, le show se fait putassier, racoleur. Une tribune sur laquelle se perche un dj d&amp;rsquo;un cynisme et d&amp;rsquo;une suffisance rares, si hors de propos, des drapeaux repr&amp;eacute;sentants le symbole S fa&amp;ccedil;on dictateur incrust&amp;eacute; au beau milieu de la France et, surtout, pas cinq minutes de r&amp;eacute;pit sans voir sa gueule ou son blaze. Un matraquage de pair avec un mix lourdingue&amp;nbsp;surpuissant d&amp;rsquo;inint&amp;eacute;r&amp;ecirc;t, taill&amp;eacute; pour des dancefloors douteux. Et la foule de fid&amp;egrave;les moutons de nager dans le d&amp;eacute;lire le plus total (comme un album un peu plus digne du nom), acclamant l&amp;rsquo;homme le plus boursoufl&amp;eacute; et imbus de lui-m&amp;ecirc;me de toute la sc&amp;egrave;ne &amp;eacute;lectro. Le culte s&amp;rsquo;instaure de m&amp;ecirc;me que l&amp;rsquo;incompr&amp;eacute;hension. Dieu est l&amp;agrave;, les amis, ne cherchez plus&amp;hellip; Ou sa caricature vivante. Si seulement l&amp;rsquo;ironie &amp;eacute;tait palpable, peut-&amp;ecirc;tre aurions nous trouv&amp;eacute; &amp;ccedil;a nul. L&amp;agrave;, c&amp;rsquo;est franchement lamentable. Peu importe, l&amp;rsquo;op&amp;eacute;ration promotionnelle est r&amp;eacute;ussie mais nous ne voterons pour SebastiAn ni en 2012 ni en 2013. Et qui bl&amp;acirc;mer du public ou de l&amp;rsquo;animal&amp;nbsp;?&lt;/div&gt; ...</description></item></channel></rss>
