Interview de Eiffel

En cette belle journée de juillet, les quatre musiciens d’Eiffel nous ont accordé une interview à l’occasion de leur passage aux Scènes d’été de Beauvais.

Pourquoi avoir choisi le nom « Eiffel » pour le groupe ?
Romain : En fait, on cherchait un nom facile parce que trois des membres d’Eiffel avait appartenu à un autre groupe qui avait un nom très compliqué (Oobick and the Pucks). Donc on en avait ras-le-bol des complications. « Eiffel », ça parait évident. Et puis, ça tombait bien parce qu’il y a un morceau d’un groupe qu’on aime bien, les Pixies, qui s’appelle « Alec Eiffel », une sorte d’ode à l’aérodynamisme. C’est tout simple, il n’y a pas plus de sens que ça.

Justement, ça amène ma deuxième question. On cite souvent dans la presse rock les Pixies et les Beatles comme faisant partie de vos influences. Qu’en pensez-vous ?
R : Quand on cite des influences, on est toujours obligé d’être concis alors que c’est évident qu’on voudrait en citer plein. C’est toujours un peu réducteur. Les influences, c’est la musique qu’on aime, ce n’est pas la musique qu’on veut refaire. On ne veut pas du tout refaire les Pixies. Il y a d’autres trucs. Il y a tout ce qui s’est passé dans les 60’s, la naissance du rock, les Pixies parce qu’était une sorte de renaissance de choses plus rock, mais faites de manière complètement nouvelle. Tous les moments de l’histoire de la musique rock. Il y a aussi des trucs en France, Noir Désir, la chanson française, Gainsbourg…
Damien : Brel.
R : Vian, Brassens. Il y a pas mal de trucs, mais quand on dit les Beatles, c’est parce qu’on ne va pas s’amuser à citer les Kinks, les Monkees, etc.

De quels groupes actuels vous sentez-vous le plus proche ? Ou au contraire est-ce que vous vous sentez complètement à part ?
R : En France, c’est particulier parce qu’il n’y a pas beaucoup de place pour le rock et en fait, on est en plein milieu, peut-être sur la fin, mais en tout cas en plein milieu de la mouvance rock. Il y a pas mal de gens qui sont passés à l’acoustique et qui ont mélangé des choses soit trip-hop, soit chanson populaire un peu festive, comme Louise Attaque, Dionysos, qu’on aime beaucoup. Nous sommes plus dans la forme traditionnelle, le quatuor avec les guitares électriques. On ne se sent pas isolés puisqu’en même temps, des groupes comme Virago, Tanger, qui ne sont pas loin de cette idée-là. On le fait à notre manière, mais on se sent quand même un petit peu à part. Ce n’est pas « à part » avec ce que ça peut avoir comme côté snob. Ce n’est pas dans ce sens-là. De toute façon, en France, il y a eu rarement des mouvements. Il y a le gros truc de la chanson à la Yann Tiersen, Dominique A, Jean-Louis Murat, tous les gens qui sont sur Labels en gros. Après, il y a Miossec, Louise Attaque.
Nicolas : Têtes Raides, Tordu. Toute cette mouvance-là qu’on aime bien.
R : Même si on ne fait pas du tout ce truc-là, dans la manière, on se sent plus de ce côté-là, que du côté de Saez, ce n’est pas du tout notre truc. Même si on pourrait avoir un peu le même son. Pourquoi ? C’est tout con le rock, c’est une guitare électrique branchée. Après, tout dépend ce qu’on en fait. Je pense pas qu’on en fasse la même chose que Saez. C’est pour être un peu droit.

Quelles sont les influences autres que musicales, c’est-à-dire littéraire, cinématographique, etc. qui influencent votre musique et vos textes ?
Estelle : Il y a beaucoup de Boris Vian. D’ailleurs on a repris un de ses textes dans l’album. Que ce soit pour ses textes ou dans la façon de dire les choses et de les faire, tout ce qu’il faisait, même au niveau musical, on est complètement d’accord avec tout ce qu’il faisait.
R : Sur la manière de vivre et la manière de faire, je ne pense pas que, pour écrire une chanson, on soit obligé de puiser dans d’autres chansons ou dans la culture. L’écriture alimentée par la culture, c’est aussi le fait de vivre, d’avoir des idées. Personnellement, comme j’écris les chansons, je ne prétends pas être directement influencé par un auteur. Déjà, je n’ai pas une grande culture littéraire. Je ne prétends pas être influencé directement… même par le cinéma, que j’aime beaucoup, même si Nico est beaucoup plus cinéphile que moi. Après, plus dans la manière de mettre en forme ou de s’adresser aux gens dans le son, dans la forme… Dans l’album, il y a des passages un peu lunaire, on aime bien Tim Burton, David Lynch. Il y a aussi « Le goût des autres » d’Agnes Jaoui…
N : Ce film-là par exemple est mortel !
R : Et puis, là, l’actualité d’Eiffel, c’est assez pratique, c’est beaucoup de concerts, des balances… Il y a aussi ce côté-là, un côté très pratique, au jour le jour. Du coup, on part vers un truc qui est beaucoup plus direct, qui va être un peu moins lunaire.
E : Et il y a aussi un côté politique, même si on ne l’entend pas dans les textes. Par contre, ça fait partie de notre quotidien et des discussions que l’on a souvent. On se rapproche des gens qui ont des discours politiques…
R : Mais c’est très difficile…

Pourquoi avoir repris précisément ce texte de Boris Vian « Je ne voudrais pas crever » ?
R : Ce n’est pas un choix parmi d’autres textes, c’est plutôt parce que j’aimais beaucoup ce texte, on le connaissait par Pierre Brasseur en fait, lu par Pierre Brasseur sur un disque. On trouvait ça mortel et ça s’est fait naturellement. Je faisais une chanson qui n’était pas du tout destiné à avoir ce texte-là et puis c’est Estelle qui m’a dit « tu devrais mettre ce texte-là ». Ca s’est plus fait comme ça… A posteriori, c’était celui-ci qu’il fallait faire. C’est sûr que le texte, on le connaissait bien. On est des grands fans de Boris Vian, de plus en plus.

Dans le livret d’Abricotine, vous dîtes avoir enregistré « dans une cave, un grenier et un appartement ». Pourquoi ne pas avoir choisi d’enregistrer en studio et quelle influence cela a eu sur le son de l’album et les compositions ?
R : Sur les compositions, ça n’a pas eu d’influence. Même avant, après ou même pendant, les compositions viennent vraiment de l’intérieur. Déjà, lorsqu’on a commencé l’album, on était pas signé donc on ne pouvait pas enregistrer en studio, je résume. Deuxièmement, parce que l’industrie du disque maintenant est très dure, et elle prévoit de proposer des disques qui ont un gros son, un son original ou une direction bien précise, et ça, tu ne peux pas le faire si tu n’as pas le temps. Donc, en gros, les gens qui ont beaucoup d’argent pour enregistrer un disque sont favorisés et les gens qui n’ont pas beaucoup le temps ne sont pas favorisés. Donc, pour pallier à ça, le truc, c’est de ne pas dépenser d’argent en studio, d’avoir un petit peu de matériel à la base. L’album a été fait sur un G3. J’ai fait un emprunt pour acheter un G3 et je rembourse toujours l’emprunt. Par contre, on s’est payé le luxe d’enregistrer pendant sept mois. Mais ça coûte quatre fois moins cher qu’un album de Saez. Ou d’un album de gros truc. Finalement, on compte bien développer ça. D’ailleurs, ce n’est pas du tout original, de plus en plus de gens font ça et obtiennent des résultats énormes. L’histoire d’aller enregistrer dans des endroits qui ne sont pas des studios, quand tu passes la barre des sous-fiffres du genre Saez (rires), c’est un exemple vraiment fort, c’est le Louis de Funes du rock (rires). Quand tu passes la barre des sous-fiffres donc, tu te rends compte que des gens comme Nigel Godrich pour Radiohead, qu’est-ce qu’ils vont faire ? Ils vont enregistrer dans une ferme, un appartement ou une cave.
D : Ca revient au même.
R : Ils ont davantage de moyens, de temps, etc. mais on va dans ce sens-là. Les gens veulent s’approprier un lieu maintenant. Ils ne veulent pas aller dans un lieu qu’on leur donne, qu’on leur impose ou qu’ils s’imposent eux-mêmes.

Une impression de fraîcheur ressort de l’album…
R : Non, c’est tout l’inverse, mais tant mieux si ça ressort.

Le fait d’avoir changé d’endroit n’a-t-il pas aidé à avoir cette impression de fraîcheur ?
R : Je ne crois pas. Il a été fait sous tension permanente, avec que des galères, et de son, et des galères parce qu’on était en train de signer en parallèle. En gros, lorsque les maisons de disques se sont intéressées à nous, à la place de dire oui tout de suite, on a fait attendre pendant un an et pendant cette année-là, on a enregistré l’album, ce qui fait qu’après, on leur a livré tout fini.

Pourquoi avoir choisi Labels ?
R : Parce qu’on avait EMI comme maison de disques, et que EMI travaille comme 90 % des maisons de disques. Elle prend un produit, elle l’essaye pendant 2 mois. Si ça ne marche pas, elle le jette. Nous, ça fait sept mois qu’on a sorti l’album. Ca « marchotte » sympathiquement, mais ce n’est pas non plus la grosse folie. Mais qu’est-ce qui se passe, ils sont tout le temps en train de travailler sur nous. On commence à décrocher des trucs, des diffusions sur Europe 2 par exemple. On va faire à la rentrée une tournée de 30 dates et on commence à enregistrer le deuxième album. Ils savent vraiment faire du développement. La preuve, ils l’ont fait sur Daft Punk. On s’efforce d’être un peu plus « épidermiste », de dire « le milieu des maisons de disques, ça pue ! ». La plupart des gens qui sévissent dans ces maisons de disques ont vraiment une vue à court terme, comme les politiciens actuellement. C’est une stratégie ponctuelle, il n’y a pas de vision à long terme.
D : Ils n’ont pas de culture musicale. Ce sont des jeunes qui sortent d’écoles de commerce et qui ne connaissent pas vraiment la musique.
R : Le pire, c’est vraiment le court terme. C’est stratégique… comment faire de la thune en deux ans, même si après ça a des effets sur le monde musical, comme l’effet de serre, c’est exactement pareil. Ca fait une sous-culture de masse.
N : Dans ces boîtes-là, on retrouve la politique d’entreprise comme dans une société de genre Danone et compagnie. C’est de l’entreprise qui fait des produits sur le court terme, et après, ça donne ce qu’on voit. Chez Danone, ça donne des plans sociaux et chez les maisons de disques, ça donne des trucs aussi hallucinants du genre : on balance du blé, on signe quatre groupes, on les balance comme ça avec de la pub et de la promo. Il y en a un qui marche, on se concentre sur lui. Et pour les trois autres, c’est fin de contrat, au revoir et c’est fini pour eux.
R : Donc, le postulat, c’est que les maisons de disques, ça craint. Après, à l’intérieur, il y a des cas particuliers de personnes, les gens avec qui on travaille… Pendant un an et demi, on les a fait mariner. La raison pour laquelle on n’est pas allé chez EMI, c’est que les gens de chez Labels voyaient à long terme pour Eiffel. Et je pense que nous sommes un groupe qui doit être travaillé à long terme.

Avec un peu recul, puisque votre album est sorti il y a 7 mois, que pensez-vous de votre premier album ? Est-ce que vous modifiriez des choses si vous le faisiez aujourd’hui ? Ou en êtes-vous toujours pleinement satisfait ?
R : Personnellement, il y a un morceau que je n’aime plus du tout, qu’on ne joue plus du tout, c’est « Quand est-ce? ». Je peux plus le saquer. Sinon, les défauts de l’album sont un peu ses qualités aussi. C’est un peu étriqué, il y a pas mal de tension. Et puis des fois, paf !, ça s’ouvre. En gros, ce sont des choses qui ondulent. Ce n’est pas formaté. Après, c’est subjectif, ça dépend de chacun.
N : J’aurais voulu mettre « Hype » deux fois dans l’album, mais bon… (rires).
E : Je regrette qu’il y ait des morceaux qui ont été enregistrés et qui ne sont ni sur l’album, ni sur le CD quatre titres.
R : On en a enregistré plus de douze…

Quels sont vos projets à court terme (second album, tournée…) ?
R : On arrête vingt jours parce que, depuis qu’on a enregistré pour le premier album, on ne s’est pas arrêté.
N : A court terme, c’est les vacances (rires).
R : Juste après, c’est la tournée de 30 dates d’octobre à décembre, une vidéo à priori. Après on commence à enregistrer le deuxième album sachant que pendant qu’on l’enregistre, il se peut qu’on coupe s’il y a quelque chose d’imprévu qui se passe, du genre « l’album marche fort ». Mais ça, on n’en sait rien.
E : A priori, en janvier, on part enregistrer, dans des greniers (rires).
R : On enchaîne sur le deuxième album.

Est-ce que le deuxième album sera dans la lignée du premier, ou l’orientation musicale sera complètement différente ?
R : Beaucoup plus violent, nettement moins pop.

Du rock pur et dur ?
R : Quand c’est du rock, c’est du rock pur et dur.
E : Plus chanson et plus rock, et moins pop.

Il y a deux courants en ce moment : ajouter des sons électros à outrance, ou passer complètement à l’acoustique. Il y en a aucune des deux qui vous tente ?
R : Non, c’est très étriqué d’avoir ces deux choix-là.

Est-ce que vous n’êtes pas tentés de mettre quelques samples dans le prochain album ?
R et E : Il y en a déjà dans le premier.
R : On se sample comme le font les Beastie Boys et de nombreux groupes. Il y a d’autres samples non déclarés qu’on ne citera jamais.
N : Il y a Dieu qui fait des samples, qui joue sur l’album (rires).

Dans 10 ans, comment voyez-vous Eiffel ?
R : Par rapport à ce que l’on fait, je vois plutôt le prochain truc. Pas plus loin.
E : On ne s’arrêtera jamais de faire des choses mais on ne sait pas exactement ce qu’on fera dans dix ans. C’est un peu difficile.
D : Peut-être qu’on montera une troupe de théâtre.
R : Ce sera peut-être différent. Mais on n’en sait rien, je sais pas du tout en fait. Ca peut vieillir, mais c’est un truc qu’on ne connaît pas. Si ! On est en train de vieillir mais on ne se regarde pas. On ne sait pas comment les choses peuvent évoluer, mais on se rend compte que les choses que tu prévois, dans ce milieu, et celles que tu fais, je ne parle pas de business, je parle artistiquement, tu n’arrives jamais à ce que tu veux : tu arrives à plus ou à moins ou à côté. Dix ans, ça fait beaucoup pour pouvoir imaginer ce qui se passera.

La pochette du premier album a été réalisé par Vaughan Oliver, designer chez 4AD. Comment cette collaboration s’est-elle faite ?
E : En fait, c’était prévu à la base pour un autre projet. On avait eu un projet de Vaughan Oliver qui nous avait plu et qu’on n’avait pas pu réaliser et donc on a essayé de reprendre ce projet. Ca n’a pas pu se faire parce qu’il avait été utilisé pour quelqu’un d’autre. Donc Labels nous a dit de demandé à Vaughan Oliver un nouveau projet. Ca s’est fait au dernier moment, il n’y a pas eu de collaboration, pas de discussion.

Ce projet a été imposé ?
R : Non, non, on s’est foutu nous-mêmes dans la merde en faisant les choses au dernier moment et il a fallu accepter quelque chose qu’on nous proposait qui n’est pas mal. Mais on aurait souhaité avoir quelque chose d’un peu plus plus…
E : un peu plus travaillé…
R : un peu plus tac-tac. Tandis que là, c’est un peu toc-toc (rires).
E : On était d’accord sur une direction, et pour lui, la direction, c’était en fait le poduit fini, alors que pour nous, ce n’était qu’une direction pour démarrer un travail.

Et pour le prochain album…
R : On va s’y prendre à l’avance. On commence l’album en janvier et j’aimerais vraiment qu’il y ait du travail de fait dès janvier.

Par qui ?
R : Je ne sais pas. On a plusieurs idées et, à partir de là, je trouve que ça peut être une bonne base de travail pour rechercher des gens ou des groupes de gens qui font des trucs. Et là, ce sera très orienté, ce sera très travaillé six mois avant. Ce sera aussi esthétique que « frappant » politiquement, mais pas politiquement dans le sens de droite ou de gauche. A mon avis, il y a des choses à faire là-dedans, quelque chose d’encore plus frappant, plus rentre-dedans.

A l’image de votre musique ?
R : A l’image de certains morceaux de « Abricotine ». Il y aussi des morceaux du genre « Si demain », qui sont beaucoup plus tranquilles. Mais dans le prochain, il y aura des chansons très douces. Mais ça va être tout le temps rugueux, arraché. Donc il faut une image qui aille avec. Ce n’est pas du tout un calcul, ça vient comme ça. On est dans cet état d’esprit-là en ce moment. Il se peut que ça empire d’ailleurs.

Que pensez-vous de l’échange gratuit de fichiers musicaux sur internet, des droits d’auteurs baffoués ? Est-ce que vous êtes complètement pour ou contre, ou bien avez-vous un avis plutôt mitigé ?
E : Je pense qu’on est pas complètement renseigné sur la question mais on a souvent l’impression que ça dessert surtout les petits groupes et que ça sert aux gros.
R : En gros, on est plutôt contre.
D : Ca va peut-être faire tellement flipper les maisons de disques que ça va peut-être remettre en question le système tel qu’il est. Ca va peut-être avoir du bon mais…
R : Je trouve ça super que les gens puissent télécharger leurs trucs. Le problème, c’est que c’est tout le temps adressé aux gens qui ont, et l’ordinateur, et le temps de surfer avec leur ordinateur. Les gens qui gravent vont graver des trucs inconnus parce qu’ils ne vont pas les acheter, tandis que le U2 ou le Queen, ils vont aller les acheter. Ce sont les petits qui sont lesés.
D : Avec le système actuel des maisons de disques, les petits groupes ne vendront pas de disques parce que la moitié sera gravée et puis ils seront remerciés.
R : Pour l’instant, ça sert surtout à la thune. Quand on regarde le nombre de gens qui ont des ordinateurs, c’est quand même restreint. Souvent, à la télé, dans les milieux artisitiques, les milieux un peu de gauche, branchés, tout le monde dit : « c’est le nouveau truc ». Mais en fait, ça concerne très peu de gens.
E : Ca sert toujours aux mêmes. Celui qui dirige tout, qui ramasse l’argent des maisons de disques, ramasse aussi l’argent aussi sur le dos des petits groupes par l’intermédiaire d’internet.
R : Ce sont les mêmes gens qui signent les groupes, qui vendent les disques et qui vendent les CD vierges. Donc ils n’ont pas de perte sur le fait que l’on achète moins de disques. A la Fnac, ils vendent des CD vierges.

Quelle est votre impression sur internet en général ?
R : Je ne connais pas.
N : Du pour et du contre. Pour, parce que c’est un moyen de communication assez hallucinant, par rapport à des pays, du genre l’Afghanistan, c’est un moyen d’être au courant de pas mal de trucs. Il y a pleins d’assos du genre Attac qui utilisent vachement internet, ça leur sert beaucoup. Après, internet, c’est aussi l’usine à fric.
E : Il y a 50% des jeunes qui vont sur internet pour regarder Loft Story, c’est assez hallucinant. C’est comme la télé, il y a du bon et du moins bon.
R : Je ne suis pas du tout contre, c’est simplement que pour l’instant ça n’a pas l’air de…
E : Ca s’adresse encore à une minorité de gens.

Chroniqueur
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