Interview de First Hate

Interview de First Hate

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Joakim : Nous avons les mêmes amis.

Anton : Nous nous connaissions et avons commencé à faire de la musique comme ça. C’était il y a 3 ou 4 ans. Nous avons commencé à faire de la musique juste pour le fun, peut-être aussi parce qu’on s’ennuyait. Nous voulions que quelque chose se passe.

 

Comment est la scène musicale à Copenhague ? Vous y trouvez votre place ?

Joakim : Notre son est ce qu’il est.

Anton : Notre musique n’a jamais fait partie d’une quelconque scène musicale. Ce sont juste des idées qui sortent de notre tête.

Tout le monde se connaît à Copenhague. C’est une toute petite ville. Et bien sûr, tu peux trouver des gens qui ont le même intérêt pour les mêmes choses. Il a y une scène géniale de gens qui aiment faire le même genre de choses et qui s’aiment bien.

 

 

Vous avez sorti des titres qui sont très inspirés de la new wave, des années 80. C’est une époque qui vous inspire ?

Joakim : Bien sûr je pense que nous aimons la musique de cette époque. Mais nous aimons aussi la musique des années 90.

 

Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? Est-ce que ça vous influence ?

Anton : Le soir, j’écoute « Music for Airports » de Brian Eno. Et le matin j’écoute de la musique classique.

Joakim : J’écoute un album de Freddie Gibbs & Madlib qui s’appelle « Piñata« . Mais je ne pense pas que ça nous influence.

Anton : Je pense que la musique vient de notre propre ego. Si on a besoin d’exprimer quelque chose, on le traduit en chanson. Ça prend une sonorité des années 80. Mais ce n’est pas un choix conscient.

 

Trojan Horse est votre dernier morceau. Est-ce qu’il signe l’arrivée d’un nouvel EP ? D’un album ?

Joakim : Nous sommes en train d’écrire de nouveaux morceaux. Trojan Horse en fait partie.

Anton : Nous avons enregistré un projet qui sortira au printemps prochain. La forme qu’il prendra n’est pas encore définie.

 

 

Vous avez lâché une mixtape dernièrement. L’un des morceaux est Voyage Voyage de Desireless. Vous aimez la musique française ?

Anton : Oui. Serge Gainsbourg et Charlotte Gainsbourg. Ou encore France Gall.

Joakim : Alizée. On nous a aussi présenté un groupe de rap très cool qui s’appelle PNL.

Anton : Il y a aussi le groupe Rendez-vous qui a joué Copenhague. Il y a plein de groupes intéressants en France.

 

C’est la raison pour laquelle vous êtes venus jouer à Paris ?

Anton : Nous aimons les gens qui nous ont aidé à préparer notre show. Ils ont travaillé avec nous sur une tournée précédente. C’était naturel de revenir ici.

Nous avons déjà joué à Paris l’été dernier. Nous faisions une tournée avec le groupe Communions.

 

Le clip de Warsawa est co-dirigé par vous-même et Esben Weile Kjær qui était membre du groupe Gold Lip. Soho Rezanejade qui joue avec vous ce soir était également membre de ce groupe. Tout le monde se connaît finalement.

Joakim : Beaucoup de gens sont amis à Copenhague.

Anton : Quand tu sors, tu rencontres toujours quelqu’un que tu connais.

 

 

Y aura-t-il d’autres clips à venir ?

Joakim & Anton : Oui !

Joakim : Nous allons travailler dessus, une fois rentrés chez nous.

 

Le visuel vous intéresse ?

Anton : Nous produisons tout le merchandising, nous le réalisons et l’éditons. Tout vient de nous : la musique, le visuel. Si nous impliquons quelqu’un, ça doit être quelqu’un en qui nous avons confiance et avec qui nous savons travailler.  Nous voulons que ça reste personnel.

 

Même pour la musique vous ne voulez pas collaborer ?

Anton : Sur le dernier EP, nous avons travaillé avec un mec génial qui s’appelle Miccel (Mohr). Il travaille aussi avec Soho. Nous avions confiance en lui dès le début grâce à ça. Nous avons commencé progressivement à nous connaître.

Mais c’est un processus compliqué de travailler avec des gens. Même entre nous deux, parfois c’est difficile. C’est un processus d’apprentissage. Ça ne peut pas se faire avec n’importe qui. Ce n’est pas qu’une question de talent, mais aussi de personnalité.

 

 

Paris est la dernière ville de votre tournée. Comment l’avez-vous vécu ?

Joakim : Ça a été une bonne expérience. Une fois sur scène, les gens ne savent pas forcément à quoi s’attendre.

Anton : Quand on tourne en Europe, généralement les gens ne savent pas qui nous sommes. Ils sont juste de sortie, parfois ont peut-être juste entendu quelques morceaux. Quand nous commençons notre concert, les gens sont à la fois curieux et calmes. Il y a eu des fois où les gens se sont vraiment mis à danser. Parfois les gens connaissent les morceaux : c’est très surprenant et génial.

 

C’est quoi la suite pour First Hate ?

Joakim : Nous allons jouer à notre retour à Copenhague. Puis nous partons à Los Angeles pour jouer dans un hôtel de luxe, le Figueroa, pour Halloween.

Anton : C’est juste pour un concert. Nous avons des amis là-bas. Peut-être que nous ferons quelques concerts une fois là-bas.

 

 

L’EP éponyme « First Hate » est sorti le 11 septembre 2014 sur le label Bad Actors.

Interview réalisée le 9 octobre 2015.
Remerciements : Joakim, Anton, Tom.

Chroniqueur
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