Interview de Her

Interview de Her

Parfois en tournée on aime bien écouter du Katy Perry, mais bon on a pas honte.

Avant de créer votre duo HER vous jouiez déjà ensemble dans un groupe, pourquoi avoir créé un nouveau projet ?

Oui on était tous les deux dans un groupe qui s’appelait Popopops, ça s’est arrêté tout simplement parce que les membres du groupe sont partis. On arrivait à la fin de quelque chose, on a fait deux EP et un album, et puis c’était un moment où on s’est pas mal rapprochés tous les deux, où on a commencé à chanter, et donc c’est là qu’on a vraiment décidé qu’on serait un duo, qu’il y aurait deux voix, deux compositions, deux écritures, et qu’on allait essayer d’en faire une force. Popopops c’était un peu notre laboratoire.

 

Quelle était l’ambition en créant HER ?

On a pas vraiment d’objectif précis, si ce n’est de faire la musique qui nous plait le plus. Ça a pris du temps parce qu’on voulait vraiment travailler en amont. On a essayé de fixer la ligne artistique directrice, on a fait attention à notre logo, à notre pochette, on a coécrit les clips, on a aussi essayé de trouver des thèmes profonds. On a fait beaucoup de recherches sur la Soul aussi, on a visité beaucoup de musées et regardé beaucoup de documentaires par exemple. On a tout de suite su que ce serait une grosse influence pour nous, dans les voix, dans la chaleur, dans la proximité, dans les textes, ça vient de l’âme. Et puis on a aussi des influences beaucoup plus actuelles, on est très fans des artistes qui arrivent à faire de la très bonne musique avec le moins d’éléments possible.

 

Vous dites préférer la qualité à la quantité, quand vous composez vous cherchez à épurer au maximum, comment ça se passe ?

Pas dès le départ, au début on essaye d’avoir le maximum de choses, d’idées. On enregistre toutes les idées qui nous viennent, et quand on arrive au moment où on structure la chanson on essaye de trier, de voir ce qui était le mieux et donc il y a beaucoup de chansons qu’on a dû jeter parce que quand on enlevait certains éléments inutiles on se rendait compte qu’il n’y avait pas vraiment de chanson derrière, c’était vide, il n’y avait pas d’âme. On est producteurs de notre musique, on travaille aussi avec notre ingé son avec qui on échange énormément sur la production et le mixage. On travaille beaucoup sur ordinateur mais après on a aussi choisi de tout enregistrer en live en même temps dans la même pièce. Quand on enregistre un morceau on utilise vraiment les méthodes des années 60-70, malheureusement on peut pas enregistrer sur bande même si j’aimerais bien, mais on reste très très classiques dans notre façon de voir les choses à ce niveau là. Il y a aussi quelque chose d’important, que le grand public ne sait pas forcement, c’est que normalement quand une musique est enregistrée en live elle est ensuite recalée par ordinateur pour qu’elle soit parfaitement sur le tempo, mais nous on ne recale jamais rien, on garde vraiment les prises bruts, ça permet de rendre notre musique vivante.

 

Vous composez tous les deux, vous êtes indépendants à ce moment là ?

On peut écrire chacun de notre coté mais on travaille aussi beaucoup ensemble, ça nous permet d’être très productifs. Mais pour qu’une chanson devienne une chanson de HER il faut qu’elle soit acceptée par nous deux, et ça amène à beaucoup de discussions.

 

Sinon, votre musique « Five Minutes » est utilisée par Apple pour une de leur publicités, vous en pensez quoi ?

C’est hyper récent, c’est une exposition énorme elle est diffusée dans le monde entier sur tous les formats, c’est incroyable, c’est une chance énorme, on a une sacrée bonne étoile !

 

 

Qu’est-ce que vous vouliez dire dans « Quite Like », je peux avoir un peu plus d’explications ?

C’est une expression très anglaise, très polie, et on joue sur le rapport entre le langage soigné et le langage familier. Après il y a aussi le coté « Quite like / Quite Dislike », cette ambiguïté est intéressante.

 

Et pour le clip c’était quoi l’idée ?

On voulait là aussi garder cette ambiguïté, des gens l’adorent, d’autres le détestent. La fille qui joue dedans fait débat aussi dans les commentaires Youtube.

 

 

Pour finir on va faire une petite playlist. Un morceau que vous écoutez en secret parce que c’est légèrement honteux ?

Parfois en tournée on aime bien écouter du Katy Perry, mais bon on a pas honte.

 

Un morceau que vous écoutez depuis très longtemps mais que vous prenez toujours autant de plaisir à écouter ?

On aime bien réécouter régulièrement les albums de The Whitest Boy Alive, ils sont vraiment dans le minimalisme, et parfois quand on se pose des questions on les écoute et ça nous recadre.

 

 

Un truc nouveau à ne pas rater ?

Récemment on a été éblouis par Anderson Paak. il est vraiment génial ce mec !

 

Chroniqueur
  • Date de l'interview 900 vues 2016-07-07
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