Interview de Sons And Daughters

Formés à Glasgow en 2001, les Sons And Daughters ont sorti cette année leur premier album, « The Repulsion Box », véritable manège musical, où l’on navigue entre le blues et le rock’n’roll. A l’occasion de leur concert à La Boule Noire (Paris), rencontre avec David Gow (batterie) et Adele Bethel (chant, guitare, synthé), tandis que Ailidh Lennon (basse) se tient en retrait.

Hier, vous avez joué en Suisse, et vous serez de retour demain chez vous, en Angleterre. Comment se passe cette tournée ?
David :
Tout va pour le mieux. On a joué en Allemagne et on s’envolera bientôt pour l’Australie. Les concerts remportent un bon accueil, il y a une bonne ambiance. Et même si Glasgow nous manque, nous sommes très heureux d’être sur la route.

Parlons de votre album, « The Repulsion Box ». Fut-il facile à mettre en boîte, ou en avez-vous accouché dans la souffrance ?
David :
Non, ce fut assez facile à enregistrer.
Adele : On savait tous où l’on voulait aller et ce que l’on désirait produire. Tout est allé très vite pour nous. On avait les morceaux, on les a enregistrés, et nous voilà sur la route pour les faire connaître.
David : Le groupe est une démocratie. Il n’y a pas eu d’engueulades. Chacun a apporté sa touche.

Pensez-vous que les artistes devraient s’impliquer dans la vie politique comme ce fut le cas avec le Vote For Change Tour ?
Adele :
On ne s’implique pas trop dans la politique, en particulier parce que l’on n’y connaît rien. Mais il est évident que les artistes ont le droit de s’exprimer sur des sujets extramusicaux. Et si un jour nous nous sentons concernés par une cause qui nous semble juste, alors nous n’hésiterons pas à la défendre, comme l’ont fait Bruce Springsteen et les autres contre Georges Bush Jr.

De quel(s) groupe(s) vous sentez vous proches, musicalement parlant, sur la scène actuelle ?
David :
The Fiery Furnaces.
Adele : Il n’y en a pas beaucoup, tout simplement parce que le but de ce groupe était de produire une musique différente de ce qui se fait d’habitude. Et je pense que nous y sommes arrivés avec notre album.

Tout le monde en ce moment parle du nouveau projet de Pete Doherty. Avez-vous écouté « Down In Albion », des Babyshambles ?
David :
C’est un très bon album. Très poppy.
Adele : J’aime beaucoup les Babyshambles, et je suis toujours fan des Libertines. Mais personnellement, concernant Pete Doherty, je ne vois pas où est le génie lyrique dont tout le monde parle.

Quel est votre premier souvenir musical ?
David :
Queen.
Adele : Blondie.

C’est quoi pour vous, être rock’n’roll ?
Ailidh :
Cette douche. (Elle montre du doigt la douche située au dessus de la loge, sale et démunie de porte).
David : Ouais, cette douche sans porte et donnant sur la loge est sans doute la chose la plus rock’n’roll faite durant cette tournée !

Pour terminer, quelle question aimeriez-vous que je vous pose ?
David :
Heu… Comment je me vois dans cinq ans ?

Et comment vous voyez vous dans cinq ans ?
David :
Célèbres (Rires).

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