Interview de The Japanese House

D’où viens-tu ?
Je suis née dans la périphérie de Londres. J’y habite maintenant.

 

Comment es-tu arrivé à écrire des morceaux ?
J’écoutais Avril Lavigne et Busted quand j’avais 9 ans. Puis je suis passé à l’âge Green Day. J’ai commencé à enregistrer de la musique vers 11 ans. C’était vraiment très mauvais. Les paroles étaient épouvantables même si la mélodie était pas mal, comme ce que ferait n’importe quel ado de 11 ans.
Puis j’ai amélioré ma méthode d’enregistrement et les paroles. J’ai même écrit une chanson à propos d’une chaise une fois.

 

 

Tu as changé plusieurs fois de noms entre CUBS et The Japanese House. Pourquoi ?
J’avais 15 ans quand j’utilisais le pseudo CUBS. Je ne savais même pas qu’on connaissait ce pseudo. (Rires) J’avais juste mis de la musique en ligne pour mes amis et certains en parlaient sur des blogs. Je me demandais pourquoi. J’étais à l’école et je faisais ça à côté.
Puis je suis devenue Léon car obsédée par le film du même nom. J’ai donc écrit des morceaux autour de ça.
Et j’ai encore changé pour The Japanese House. J’ai essayé d’être un garçon pendant une semaine quand j’avais 6 ans. Une fille a eu le béguin pour moi. À la fin de la semaine, je lui ai dit que j’étais une fille et elle a pleuré. La maison dans laquelle ça s’est passé s’appelait The Japanese House.

 

C’est une triste histoire pour un pseudo.
Triste histoire en effet.

 

Tu as déjà sorti 2 EPs : “Pools To Bathe In” et “Clean”. Tu peux nous en parler ?
Je les ai écrits à des périodes différentes. J’ai écrit Still quand j’avais environ 16 ans, c’est mon morceau le plus vieux. J’ai écrit plusieurs morceaux en 2 ans et j’en ai choisi certains pour en faire un EP. Je suis allé à Bruxelles pour enregistrer le premier EP. J’ai enregistré le second EP à Shepherd’s Bush à Londres.
J’enregistre la plupart de mes morceaux sur mon ordinateur puis je les réenregistre en studio. Parfois j’y ajoute de la guitare, par exemple, pendant le mixage.

 

 

Tu superposes beaucoup les voix sur tes morceaux. Tu ne veux pas qu’on reconnaisse ta voix ?
J’aime superposer beaucoup de voix ensemble. Mais je pense qu’il y des morceaux où on peut clairement entendre ma voix comme dans Clean ou dans Cool Blue.

 

Parfois ta voix est tellement grave qu’on dirait la voix d’un mec.
Je peux chanter de manière très grave. Je ne sais pas chanter aigu. Je ne sais pas si j’ai la voix d’un homme, mais c’est comme ça.

 

Où puises-tu tes influences ?
La musique que j’écoute m’influence d’une certaine façon.
Dans les anciens morceaux, je parlais des gens ou de sentiments tristes. C’est principalement ce dont parlent toutes les chansons : être triste, ou aimer quelqu’un, ou détester quelqu’un, ou se suicider. Ce sont les thèmes récurrents. Si tu essaies d’écrire sur un autre thème, ça paraît un peu forcé.
Je pense que lorsqu’on est sensible, on est créatif : ça devient simple d’écrire des paroles sur soi-même.

 

Certains de tes morceaux sont produits par The 1975, pour lesquels tu joues en première partie ce soir. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
On s’est rencontrés par un ami commun il y a 3 ans. En fait, c’est surtout George (Daniel), le batteur, et moi qui travaillons ensemble. Nous avons des goûts musicaux similaires.

 

Le morceau Still a été nommé « Hottest Track » par Zane Lowe. Tu as pris ça comment ?
C’était complètement dingue. Il a juste décidé ça comme ça. Il voulait certainement juste passer quelque chose de nouveau. C’était il y a un an déjà et c’est tellement bizarre.

 

Tu joues à Paris ce soir (le 31 mars 2016). Comment te sens-tu ?
Je suis excitée. Je ne suis pas venue à Paris depuis 2 ans. C’était pour voir Fleetwood Mac.

 

Tu es en train d’écrire un album ?
Je suis en train d’écrire un EP qui arrive bientôt à son terme. Pas d’album encore pour le moment.

 

Que peut-on attendre de The Japanese House en 2016 ?
Beaucoup de festivals et de tournées. Je suis toujours en train d’écrire quand je suis sur la route. Beaucoup de ce que font les musiciens généralement en fait.

 

L’EP “Clean” est sorti le 6 novembre 2015 sur le label Dirty Hit.

Interview réalisée le 31 mars 2016.
Remerciements : Amber, Solenne. 

Chroniqueur