Kaolin :: Paris [La Cigale] :: 7 mars 2007

A 20h, quand nous arrivons, Cocoon est déjà sur scène. Ce duo aveyronnais vainqueur du concours CQFD 2006 égrène ses chansons douces et mignonnettes, sans prétention devant un public ravi. Lorsque vient le moment de la chanson Club Méd et ses "Hello", le public se met à taper dans les mains comme un seul homme.

Changement de décor avec Kaolin, la tête d’affiche de la soirée. C’est sur un air de Beach Party (l’instrumental qui ouvre le dernier album en date,  »Mélanger les Couleurs ») que le quatuor entre en scène, le sourire aux lèvres, visiblement heureux d’être là devant une Cigale pleine à craquer, mais sans doute également tendu. Au lieu de balancer la sauce tout de suite, ils démarrent avec Sur le Coeur, dans une version acoustique très touchante. Les titres s’enchaînent bien, on reconnaîtra en majorité des morceaux extraits du dernier album.

Le public est réceptif et le groupe se sent de plus en plus à l’aise. Si l’on sent au départ la voix de Guillaume un peu fragile sous le coup de l’émotion, et que le jeu de scène est un peu timide, Kaolin commence à prendre ses marques vers le milieu du set. Que Tout Se Fasse est très bien interprété et Lilla Huset (encore un instrumental) marque un tournant. Il arrive à hypnotiser la foule sans la ramollir et bientôt elle est prête à accueillir un petit discours de circonstance de Guillaume. Puis, coup sur coup on entend Partons Vite, le tube qui a beaucoup tourné cet hiver sur les radios et J’irai Mélanger les Couleurs, petite chanson d’actualité, aussi tendue que le contexte politique actuel nous font-ils remarquer.

Evidemment Kaolin nous gratifiera d’un rappel. Tout d’abord J’insiste, charmant avec le mariage des trois voix, doublé de cliquetis. Puis Vide et Silence, nettement plus énergique et fortement influencé par Mogwai. Ce dernier titre trainera un peu en longueur, se terminant dans un riff électrisant amenant le groupe à adopter des poses clairement rock n’roll, avant de finir à genoux sur scène devant un public lui aussi à genoux, du moins symboliquement. Quant à nous, nous ne prosternerons point, préférant regagner le froid de la nuit assez rapidement, admettant que nous avons assisté à un bon concert.

Crédit photos : Maddy Julien

Kim
Chroniqueur
  • Publication 201 vues7 mars 2007
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